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23h44 Une année difficile

Rediffusion Film : comédie dramatique 1h57 Tout public
Une année difficile

Bruno et Albert, amis de longue date, se retrouvent mal en point financièrement. Vivotant de petites combines, ils sont toujours à la recherche de lieux où jouer les pique-assiette. C'est ainsi qu'ils découvrent le milieu associatif où il est souvent possible de boire une bière et manger un paquet de chips sans débourser un sou. C'est de cette façon que les deux amis font la connaissance de militants écologistes radicaux. Après avoir intégré le petit groupe d'activistes, Bruno et Albert voient le profit qu'ils pourront tirer des actions sur le terrain... - Critique : :t2: POUR Dans Samba (2014), leur film le plus grave et — ceci expliquant peut-être cela — leur moins aimé, la rencontre d’un immigré sénégalais menacé d’expulsion (Omar Sy) et d’une cadre sup parisienne frappée par un burn-out (Charlotte Gainsbourg) permettait à Olivier Nakache et Éric Toledano d’aborder, de manière inhabituellement frontale pour eux, des phénomènes de société éminemment contemporains : le drame des migrants et le surmenage au travail. La démarche est, peu ou prou, la même dans leur nouveau long métrage où, à travers un argument de comédie romantique, il n’est rien de moins question que du surendettement et de la lutte contre le dérèglement climatique. Les deux antihéros d’Une année difficile sont au bout du rouleau financier. Albert (Pio Marmaï), bagagiste à l’aéroport d’Orly, améliore à grand-peine ses fins de mois à coups de trafics minables. Bruno (Jonathan Cohen), lui, déprime dans son pavillon en passe d’être saisi par ses créanciers. Un jour, les nouveaux compagnons de galère croisent la route de jeunes écologistes radicaux. Davantage attirés par les bières et les chips gratuites que par la cause environnementale, les deux amis vont intégrer le mouvement sans conviction. Avant de comprendre que les actions spectaculaires contre les pollueurs et les banques peuvent leur rapporter beaucoup d’argent. Et, pour Albert, lui permettre de séduire Cactus (Noémie Merlant), une jeune bourgeoise qui se pique de décroissance… L’humour bienveillant des auteurs d’Intouchables lorgne ici un ton plus caustique : celui de la grande comédie italienne des années 1960-1970, avec ses dialogues grinçants et ses personnages à la moralité sous courant alternatif. Des ratés pas toujours aimables mais que Pio Marmaï et Jonathan Cohen parviennent à rendre attachants, le premier en mêlant énergie et tendresse, le second dans un registre de clown triste plein de panache. L’influence des classiques de Dino Risi ou Ettore Scola se retrouve aussi dans l’usage de la farce. L’évocation très documentée de la spirale du surendettement est réussie, grâce, notamment à Mathieu Amalric, vraiment drôle en militant associatif d’autant plus dévoué aux « junkies » des crédits à la consommation qu’il est, lui-même, accro au casino — un savoureux gag récurrent le voit essayer tous les postiches possibles pour tenter d’accéder incognito aux tables de jeu. La comédie sociale se fait même sentimentale dans un finale de fantaisie, une jolie scène de valse dans Paris désert à l’heure du confinement. – Samuel Douhaire :t0: CONTRE Quelles que soient les intentions des auteurs (sûrement très bonnes), le malaise s’installe. Est-ce bien le moment de ridiculiser les militants du climat, comme le fait, du début à la fin, volontairement ou non, cette comédie pataude ? D’abord, les écologistes du film sont crédules et naïfs au point d’accueillir à bras ouverts, des semaines durant, deux parasites que n’importe qui aurait su démasquer en quelques minutes. Ensuite, sous leurs airs modestes, ces militants viennent de la classe sociale la plus favorisée (une autre manière de les discréditer), à l’image de leur jeune cheffe, vivant seule dans un appartement aussi somptueux qu’immense, et dont le nom de famille comporte une particule. Et puis, se soucier de l’état de la planète, toujours d’après le film, rend frigide : cette même cheffe jouée par Noémie Merlant admet que son éco-anxiété l’éloigne de tout désir, sentiment ou plaisir… Ce n’est pas tout : au fond, les écologistes aspirent et conspirent à l’arrêt de toute activité — voir l’épilogue rappelant le confinement. Les militants veulent, selon les cinéastes, un monde empêché, pétrifié dans le silence et l’abstinence. Ce point de vue, enrobé de satire, rejoint clairement celui de certaines droite et extrême droite qui dénoncent aujourd’hui une « écologie punitive » pour mieux nier le réchauffement climatique — il faut vraiment le faire, en cette année de tous les records de température ! Même le plus potache des divertissements a un sens politique, serait-ce à l’insu de ses créateurs. Celui-ci véhicule un message pour le moins à côté de la plaque. – Louis Guichard

1h 3min

À suivre, dès 01h41 : Late Sport 360 (Rediffusion)

Ce soir sur Canal+ :

21h12 Anatomie d'une chute

Rediffusion Film policier 2h26 -10

Daniel, un enfant malvoyant de 11 ans, vit avec ses parents dans un chalet en montagne, loin de tout. Un jour, après une balade, Daniel retrouve son père décédé dans la neige, au pied du chalet. La principale suspecte est alors toute désignée : Sandra, l'épouse du défunt, qui va devoir se défendre lors d'un procès. Si les analyses n'ont pas permis d'établir avec certitude la cause du décès - suicide ou meurtre -, les soupçons des enquêteurs ont amené à l'arrestation de Sandra. Un an plus tard, lors du procès, tous les détails de la vie du couple sont disséqués et notamment l'infidélité de la mère, le tout en présence du jeune Daniel... - Critique : Dans un coin isolé de montagne, un homme a chuté, du haut de sa maison. Il est retrouvé mort, par son fils, 11 ans, malvoyant, revenu d’une promenade avec son chien. Que s’est-il passé ? L’hypothèse de l’accident étant assez vite écartée, il reste le suicide. Ou l’homicide. Une enquête est ouverte. L’épouse du défunt, Sandra (Sandra Hüller, formidable en femme de tête, séduisante dans son refus de l’être), romancière réputée, présente dans la maison au moment des faits, est suspectée. Arrive aussitôt un ami de confiance (Swann Arlaud), avocat de profession, qu’elle n’a pas vu depuis plusieurs années. Il lui demande de raconter en détail tout ce qu’elle a fait, ce qu’elle a entendu. S’il laisse comprendre que pas mal d’éléments l’accablent, il est clair qu’il ne doute pas de son innocence. Et nous ? On ne cessera d’apprendre et d’être bousculé, de s’interroger, avant de se forger sa propre conviction ou de se raccrocher au bénéfice du doute. Il y a bien là tous les éléments concourant au suspense d’une véritable intrigue policière, mais largement rehaussée d’une approche très intime des personnages. Dès le début, un sentiment de proximité s’instaure en effet avec Sandra, cette héroïne complexe, monstre d’ambiguïté, appréhendée (au double sens du mot) dans son foyer, lieu d’ancrage et d’effondrement de l’histoire. Le décor, la vie matérielle et domestique, l’expertise des faits, d’un côté ; de l’autre, le vertige de la fiction, la verticalité de l’abîme, le puits sans fond d’une vérité multiple. Voilà comment se déploie Anatomie d’une chute, Palme d’or 2023 et quatrième long métrage d’une réalisatrice (La Bataille de Solférino, Victoria, Sibyl) qu’on défend ardemment depuis ses débuts. Et qui franchit clairement un palier, avec ce film ambitieux sur la défaite d’un couple, analysée et disséquée avec d’autant plus d’intérêt que les protagonistes semblent très lucides sur eux-mêmes. Ce sont des fortes personnalités, ayant chacune la passion de l’écriture. Passion contrariée chez Samuel, le mari, professeur charismatique, qui avait décidé de faire classe à leur fils à la maison. Est-ce par manque de temps, d’énergie, de confiance en lui ? Il n’était pas parvenu au statut de reconnaissance littéraire de sa femme. Bataille d’ego, désir, frustration, mensonges, jalousie sont au cœur du film. Faire perdurer le couple n’est pas chose aisée, il faut que chacun y trouve sa place, son équilibre, son indépendance. C’est une construction fragile, où peut surgir de la violence, en mots voire en actes. Arthur Harari et Justine Triet, couple à la ville, le savent pertinemment. C’est ensemble qu’ils ont écrit ce scénario diabolique, manière qu’on imagine heureuse pour eux d’expurger le pire. La grande sagacité de leur histoire est d’aborder cette faillite du couple à travers tous les angles — psychologique, politique, sexuel et finalement judiciaire. Pari fou, pleinement gagné. Le procès de Sandra ne va pas sans théâtre — voir le numéro virevoltant de l’avocat général (Antoine Reinartz, histrion pernicieux à souhait). L’enceinte de ce tribunal est une scène qui offre un terrain idéal pour tout apprendre de l’inculpée, sachant que voir sa vie privée ainsi exposée en public n’est pas sans risque pour son fils meurtri, Daniel, un garçon vif, intense. Il est rarissime qu’un enfant soit dépeint ainsi, avec tant d’aplomb et de foi, balayant toute sagesse ou principe de précaution. Et c’est sans doute la hardiesse majeure du film : faire de Daniel, face à sa mère accusée du meurtre de son père, une sorte de voyant extralucide. Qui laisse médusée, par ses témoignages, la présidente du tribunal. Croire en la capacité d’écoute et de raisonnement de chacun. Voilà ce qui motive Justine Triet, si sensible dans sa mise en scène au son, à la parole, à la langue — aux langues : bien qu’allemande, Sandra parle le français et l’anglais, dont la traduction constitue ici un enjeu de plus. Voilà du cinéma qui veille en somme à toujours élever ses personnages vers le haut, quels que soient leur égoïsme, leur ingratitude ou leur cruauté. Tout le contraire d’une chute. Retrouvez en vidéo l’avis de notre critiques :

« Anatomie d'une chute » sur Canal+

23h38 Greta Gerwig, la vie en rose

Documentaire cinéma 54mn Tout public

Icône du cinéma indépendant américain, l'actrice et réalisatrice Greta Gerwig a pulvérisé tous les records en 2023 avec son film "Barbie". En 2024, elle présidait le jury du festival de Cannes, devenant la première Américaine à être choisie et l'une des plus jeunes, à tout juste 40 ans. Son parcours exceptionnel se raconte à travers trois villes qui l'ont façonnée. Sacramento qui fut le berceau de ses rêves créatifs ; New York qui a accompagné son éclosion artistique ; Los Angeles, enfin, où elle s'est imposée de manière fulgurante.

« Greta Gerwig, la vie en rose » sur Canal+

Programme Canal+ du Samedi 25 Mai 2024

Samedi 25 Mai 2024

De 06h08 à 06h31 Plot

Film : court métrage 23mn Tout public

Michel, dépressif chronique est en route pour son village natal. Sur le chemin, il fait une rencontre qui va changer le cours de son existence : un plot ! Ce compagnon de fortune peu banal va le pousser malgré lui à affronter ses traumas...

Sur Canal Plus dès 06h08 : Plot

De 06h31 à 06h48 Têtàtête(s)

Rediffusion Interview 17mn -10

Chaque semaine, une interview par Laurie Cholewa des talents ou cinéastes des films à l'affiche, un moment convivial et chaleureux qui raconte les coulisses des films les plus attendus en salles et des films diffusés sur Canal+.

Sur Canal Plus dès 06h31 : Têtàtête(s)

De 06h48 à 07h38 B.R.I

Série d'action 50mn -10

Saison:1 - Episode:1 - A la B.R.I de Versailles, unité spécialisée dans le grand banditisme, Saïd prend la tête d'une équipe de jeunes flics. Il dirigera Badri, Vanessa, Julien et Socrate et devra relever le défi de succéder à Patrick, ancien chef respecté. Sélim, bras droit d'Eric Perez, un indic de Patrick, cherche à prévenir Saïd que les El Hassani menacent d'embraser la capitale. Un nouvel élément venu de la brigade des stupéfiants intègre l'équipe. - Critique : À la B.R.I. de Versailles, unité d’élite chargée de combattre le grand banditisme, la rentrée s’annonce sous le signe du changement. Patrick Prigent (Bruno Todeschini), vieux de la vieille, adoube Saïd (Sofian Khammes), son successeur. Le jeune chef fait rapidement savoir à sa troupe que les petits arrangements très limites avec la pègre ne correspondent pas à sa vision du commandement. Une transition délicate alors qu’une guerre des gangs menace Paris. Jérémie Guez a commencé son voyage en terre de gangsters à 23 ans, avec son roman Balancé dans les cordes. Il l’a poursuivi avec deux longs métrages et, aujourd’hui, cette série. Un exercice pour lequel il a convoqué l’ensemble de ses compétences artistiques, parvenant, malgré quelques grosses ficelles scénaristiques, à dépoussiérer un genre omniprésent sur les chaînes françaises. Exigeant dans ses repérages, le choix de ses décors et ses cadres très inspirés, le réalisateur parvient à poser un regard personnel sur un univers urbain souvent caricaturé. La fraîcheur qu’il insuffle vient aussi de sa volonté de mettre en scène un ensemble de comédiens peu vus à la télévision. De nouveaux visages mais, surtout, des gueules brutes d’humanité qui prennent l’écran d’assaut. Et si Vincent Elbaz, mal à l’aise dans le costume du parrain, entame la vitalité des épisodes, Emmanuelle Devos, en femme commissaire qui souffle le froid et le chaud avec un délicieux humour pince-sans-rire, est parfaite.

Sur Canal Plus dès 06h48 : B.R.I

De 07h38 à 08h10 En aparté

Rediffusion Divertissement 32mn Tout public

Elle règne sur les plateaux et les planches, acclamée dans le monde entier, célébrée par les festivals, les César et les Molières… Bref, son immense carrière en a fait l'une des actrices préférées des Français. Le tout en laissant planer une part de mystère autour de sa personne, ce qui a pu parfois dessiner une image assez éloignée de sa vraie nature.

Sur Canal Plus dès 07h38 : En aparté

De 08h10 à 08h35 Terminal : La peur

Rediffusion Série humoristique 25mn Tout public

Saison:1 - Episode:9 - Nikki doit proposer aux clients un stage pour vaincre la peur en avion, comme toutes les compagnies aériennes le font. Elle en confie l'organisation à Charlie et accepte que Jack joue le rôle d'un ancien stagiaire. Il ne trouve pas meilleure idée que de débarquer avec chemise en daim et santiags aux pieds, ultime survivant d'un crash ayant mangé les autres passagers. Côté équipe PNC, on se serre les coudes : avec l'aide de Tristan, Nelly décide de participer au casting organisé par Flywingz pour devenir égérie de la compagnie, quand Armelle défend Nabil qui se fait martyriser par Cathy, l'agente de sécurité à la douane. - Critique : La sitcom est un genre mal-aimé en France, délaissé depuis le succès de H au début des années 2000. Vingt ans plus tard, deux des piliers de la comédie médicale de Canal+, Jamel et Ramzy, remettent ça en s’amusant du quotidien d’une compagnie aérienne low cost. Chez Flywingz, tout le monde est incompétent, du capitaine simplet à l’hôtesse syndicaliste qui demande des baisses des salaires. C’est dans cette galère que déboule Charlie, une nouvelle copilote... Sur le papier, on ne peut que se réjouir de voir la sitcom, genre aussi populaire qu’exigeant à concevoir, faire son retour sous nos latitudes. Terminal, tournée en public, c’est une avalanche de blagues… dont seulement une infime partie fait mouche. Bombardé de répliques volontairement foireuses, assommé par les gesticulations excessives des interprètes, on lâche parfois un éclat de rire. C’est trop peu pour un projet porté par une armée de scénaristes et comiques de qualité, habituellement drôles. Même le côté rétro de la mise en scène, qui aurait pu rendre la série attachante, se retourne contre elle. Terminal aurait pu être le futur de la sitcom made in France. Elle frôle la sortie de piste…

Sur Canal Plus dès 08h10 : Terminal

De 08h35 à 09h01 Terminal : La formation de sécurité

Rediffusion Série humoristique 26mn Tout public

Saison:1 - Episode:10 - Jack et Charlie sont convoqués par Nikki qui a la direction sur le dos : afin de vérifier si ce duo peut continuer à prendre les commandes d'un avion, ils doivent consulter un psychologue pour travailler sur leur relation. Nikki doit aussi gérer le reste de l'équipage et leur faire suivre une journée de contrôle sécurité, sous l'oeil attentif d'un formateur envoyé par le siège. Commence alors une démonstration rocambolesque de cette drôle d'équipe de bras cassés. Vont-ils passer le test avec succès ? - Critique : La sitcom est un genre mal-aimé en France, délaissé depuis le succès de H au début des années 2000. Vingt ans plus tard, deux des piliers de la comédie médicale de Canal+, Jamel et Ramzy, remettent ça en s’amusant du quotidien d’une compagnie aérienne low cost. Chez Flywingz, tout le monde est incompétent, du capitaine simplet à l’hôtesse syndicaliste qui demande des baisses des salaires. C’est dans cette galère que déboule Charlie, une nouvelle copilote... Sur le papier, on ne peut que se réjouir de voir la sitcom, genre aussi populaire qu’exigeant à concevoir, faire son retour sous nos latitudes. Terminal, tournée en public, c’est une avalanche de blagues… dont seulement une infime partie fait mouche. Bombardé de répliques volontairement foireuses, assommé par les gesticulations excessives des interprètes, on lâche parfois un éclat de rire. C’est trop peu pour un projet porté par une armée de scénaristes et comiques de qualité, habituellement drôles. Même le côté rétro de la mise en scène, qui aurait pu rendre la série attachante, se retourne contre elle. Terminal aurait pu être le futur de la sitcom made in France. Elle frôle la sortie de piste…

Sur Canal Plus dès 08h35 : Terminal

De 09h01 à 09h36 Magistral.e : Guy Savoy

Rediffusion Magazine culturel 35mn Tout public

"La cuisine est l'art de transformer instantanément en joie des produits chargés d'histoire". Guy Savoy a porté cette devise toute sa vie, des fourneaux de sa mère, en passant par son apprentissage chez les Troisgros, jusqu'à la tête du meilleur restaurant du monde, le Guy Savoy à la Monnaie de Paris.

Sur Canal Plus dès 09h01 : Magistral.e

De 09h36 à 12h10 Napoléon

Rediffusion Film : biographie 2h34 -10

Fin du XVIIIe siècle, dans un royaume de France en proie à de graves troubles. Issu d'une famille de la petite noblesse corse, le jeune Napoléon Bonaparte, lieutenant dans le régiment d'artillerie de la Fère, accomplit avec grand brio les différentes missions de répression qui lui sont confiées. Nommé capitaine en 1793, il se montre une nouvelle fois intraitable au cours du conflit qui oppose le pays au Saint-Empire romain germanique. L'ambitieux Napoléon poursuit ainsi son irrésistible ascension et obtient le grade de général deux ans plus tard, peu avant sa rencontre avec une séduisante et charismatique veuve, Joséphine de Beauharnais... - Critique : Après Moïse et Christophe Colomb, pourquoi pas Napoléon ? Ce n’est pas la modestie qui étouffe Ridley Scott. Toute proportion gardée, on jurerait qu’il s’est un peu reconnu dans la folie des grandeurs de l’Empereur, dans son manque certain d’humour et son art de mettre en scène la guerre. Les batailles, c’est à peu près la seule chose digne d’être sauvée. Celle, victorieuse, d’Austerlitz, avec ses soldats russes encerclés puis piégés au-dessus des étangs gelés. Mais aussi la grande débâcle de Waterloo, révélant des Britanniques parfaitement organisés, grâce à la formation en carrés de leur infanterie. Les amateurs du Prussien Carl von Clausewitz ou des parties de Risk apprécieront. Un génie de la stratégie militaire et un envahisseur sanguinaire, voilà à quoi s’arrête ce portrait du général au bicorne. C’est insuffisant. Et désinvolte quant à la vérité factuelle – les tirs au canon sur les pyramides d’Égypte font partie des premières inexactitudes relevées par les historiens. Rien sur la politique de Napoléon en France, sa gouvernance, ses tactiques, son despotisme complexe ? Un portrait qui frise la farce Le film dure pourtant deux heures et quarante minutes, mais ne fait qu’aligner des dates, en survolant de manière très superficielle ce qu’elles recouvrent, comme dans une bande-annonce. Le siège de Toulon, en 1793 (première victoire décisive), le coup d’État de 1799, le rôle de Premier consul, le sacre d’Empereur… Un seul autre personnage se détache, celui de l’épouse, Joséphine de Beauharnais (Vanessa Kirby), montrée comme une forte tête, capable de lui résister. Mais même cette impératrice, forcée à divorcer, n’existe pas vraiment, sinon comme un fantasme projeté par Napoléon, qui lui écrit des lettres enflammées – et dénuées de la moindre poésie. Ce qu’elle ressent, ce qu’elle pense ne sont jamais fouillés. On se demande d’ailleurs si la dame l’aime vraiment, ce nabot mal poli. Et comment le pourrait-elle, tant Ridley Scott fait de l’Aigle un laideron, un tyran quasiment autiste et un piètre amant. Le portrait, chargé, frise la farce involontaire. L’utilisation de la langue de Shakespeare dans la bouche du Corse pleurard très attaché à sa maman n’arrange rien. Pas plus que l’interprétation de Joaquin Phoenix – impossible de voir en lui Napoléon, on ne voit que l’acteur (ou le chanteur Serge Lama ?), figé dans son rôle. Bref, si l’on était cocardier, on pourrait soupçonner une opération téléguidée par les services secrets britanniques…

Sur Canal Plus dès 09h36 : Napoléon

De 12h10 à 12h16 Coach Hakim : Les cracks

Série humoristique 6mn Tout public

Saison:2 - Episode:6 - Porté par Hakim Jemili, ce format court aborde avec humour des sujets contemporains autour du football : la tactique, les terrains, les anciens joueurs, les journalistes ou encore le mental. Accompagné de son fidèle assistant Brahim, coach Hakim pousse un coup de gueule à chaque épisode et propose des solutions peu conventionnelles pour améliorer la situation du football français.

Sur Canal Plus dès 12h10 : Coach Hakim

De 12h16 à 12h21 La boîte à questions : Best of

Rediffusion Divertissement 5mn Tout public

Sacrifiant au rituel d'une émission au format maintenant bien connu, une célébrité répond aux questions qui lui sont posées en off. C'est une interview aussi décalée que décontractée qui en découle. Les invités se révèlent souvent sous un autre angle, avec spontanéité.

Sur Canal Plus dès 12h16 : La boîte à questions

De 12h21 à 12h26 Stars à Cannes

Rediffusion Divertissement 5mn Tout public

Toute l'actualité du Festival de Cannes qui, comme tous les ans, met en compétition le meilleur de la production cinématographique internationale.

Sur Canal Plus dès 12h21 : Stars à Cannes

De 12h26 à 13h18 Quelques jours de plus à Cannes 2024

Documentaire cinéma 52mn Tout public

Retour sur le Festival de Cannes 2024 et tous les derniers développements du plus grand festival de cinéma au monde.

Sur Canal Plus dès 12h26 : Quelques jours de plus à Cannes 2024

De 13h18 à 13h55 En aparté

Divertissement 37mn Tout public

Une personnalité est invitée par Nathalie Levy à évoquer son actualité et à parler de sa vie et de sa carrière. L'entretien se déroule dans un appartement où l'invité est seul et répond aux questions de son hôte dont on n'entend que la voix.

Sur Canal Plus dès 13h18 : En aparté

De 13h55 à 14h22 Terminal : Conduite accompagnée

Rediffusion Série humoristique 27mn Tout public

Saison:1 - Episode:5 - Jack doit repasser son agrément de pilote, sauf que ce jour-là, ça n'est pas Jean-Claude l'instructeur habituel mais une nouvelle "Virginie" dont Jack tombe instantanément amoureux. Perdant tous ses moyens, il crashe le simulateur de vol. Après cet échec, Jack ne peut plus piloter et Chris doit le remplacer dans le cockpit aux côtés de Charlie, bien résolue à tricher pour que Jack retrouve sa place de commandant. Dans la salle de repos, Armelle débarque en pantalon contre l'avis de Nikki qui lui rappelle que le règlement vestimentaire de Flywingz leur impose jupe et chignon. - Critique : La sitcom est un genre mal-aimé en France, délaissé depuis le succès de H au début des années 2000. Vingt ans plus tard, deux des piliers de la comédie médicale de Canal+, Jamel et Ramzy, remettent ça en s’amusant du quotidien d’une compagnie aérienne low cost. Chez Flywingz, tout le monde est incompétent, du capitaine simplet à l’hôtesse syndicaliste qui demande des baisses des salaires. C’est dans cette galère que déboule Charlie, une nouvelle copilote... Sur le papier, on ne peut que se réjouir de voir la sitcom, genre aussi populaire qu’exigeant à concevoir, faire son retour sous nos latitudes. Terminal, tournée en public, c’est une avalanche de blagues… dont seulement une infime partie fait mouche. Bombardé de répliques volontairement foireuses, assommé par les gesticulations excessives des interprètes, on lâche parfois un éclat de rire. C’est trop peu pour un projet porté par une armée de scénaristes et comiques de qualité, habituellement drôles. Même le côté rétro de la mise en scène, qui aurait pu rendre la série attachante, se retourne contre elle. Terminal aurait pu être le futur de la sitcom made in France. Elle frôle la sortie de piste…

Sur Canal Plus dès 13h55 : Terminal

De 14h22 à 14h49 Terminal : La première classe

Rediffusion Série humoristique 27mn Tout public

Saison:1 - Episode:6 - Tristan a une idée pour renflouer les caisses de Flywingz : créer une classe business à bord de leur avion. Avec l'aide de Nabil, il improvise une première classe low-cost avec vin blanc gazeux en guise de champagne, mélange tarama-olive à la place du caviar et "Les Tuches" en allemand pour tout divertissement. Armelle est outrée par cette initiative, car pour elle la beauté de Flywingz c'est justement qu'il y ait une classe unique. Reléguée de fait en seconde avec Nelly, c'est zéro service. Pendant ce temps, Jack entreprend des démarches d'adoption tandis que Charlie, qui a loupé son test psy, tente d'amadouer l'équipe qui doit noter son comportement. - Critique : La sitcom est un genre mal-aimé en France, délaissé depuis le succès de H au début des années 2000. Vingt ans plus tard, deux des piliers de la comédie médicale de Canal+, Jamel et Ramzy, remettent ça en s’amusant du quotidien d’une compagnie aérienne low cost. Chez Flywingz, tout le monde est incompétent, du capitaine simplet à l’hôtesse syndicaliste qui demande des baisses des salaires. C’est dans cette galère que déboule Charlie, une nouvelle copilote... Sur le papier, on ne peut que se réjouir de voir la sitcom, genre aussi populaire qu’exigeant à concevoir, faire son retour sous nos latitudes. Terminal, tournée en public, c’est une avalanche de blagues… dont seulement une infime partie fait mouche. Bombardé de répliques volontairement foireuses, assommé par les gesticulations excessives des interprètes, on lâche parfois un éclat de rire. C’est trop peu pour un projet porté par une armée de scénaristes et comiques de qualité, habituellement drôles. Même le côté rétro de la mise en scène, qui aurait pu rendre la série attachante, se retourne contre elle. Terminal aurait pu être le futur de la sitcom made in France. Elle frôle la sortie de piste…

Sur Canal Plus dès 14h22 : Terminal

De 14h49 à 15h14 Terminal : La peur

Rediffusion Série humoristique 25mn Tout public

Saison:1 - Episode:9 - Nikki doit proposer aux clients un stage pour vaincre la peur en avion, comme toutes les compagnies aériennes le font. Elle en confie l'organisation à Charlie et accepte que Jack joue le rôle d'un ancien stagiaire. Il ne trouve pas meilleure idée que de débarquer avec chemise en daim et santiags aux pieds, ultime survivant d'un crash ayant mangé les autres passagers. Côté équipe PNC, on se serre les coudes : avec l'aide de Tristan, Nelly décide de participer au casting organisé par Flywingz pour devenir égérie de la compagnie, quand Armelle défend Nabil qui se fait martyriser par Cathy, l'agente de sécurité à la douane. - Critique : La sitcom est un genre mal-aimé en France, délaissé depuis le succès de H au début des années 2000. Vingt ans plus tard, deux des piliers de la comédie médicale de Canal+, Jamel et Ramzy, remettent ça en s’amusant du quotidien d’une compagnie aérienne low cost. Chez Flywingz, tout le monde est incompétent, du capitaine simplet à l’hôtesse syndicaliste qui demande des baisses des salaires. C’est dans cette galère que déboule Charlie, une nouvelle copilote... Sur le papier, on ne peut que se réjouir de voir la sitcom, genre aussi populaire qu’exigeant à concevoir, faire son retour sous nos latitudes. Terminal, tournée en public, c’est une avalanche de blagues… dont seulement une infime partie fait mouche. Bombardé de répliques volontairement foireuses, assommé par les gesticulations excessives des interprètes, on lâche parfois un éclat de rire. C’est trop peu pour un projet porté par une armée de scénaristes et comiques de qualité, habituellement drôles. Même le côté rétro de la mise en scène, qui aurait pu rendre la série attachante, se retourne contre elle. Terminal aurait pu être le futur de la sitcom made in France. Elle frôle la sortie de piste…

Sur Canal Plus dès 14h49 : Terminal

De 15h14 à 15h40 Terminal : La formation de sécurité

Rediffusion Série humoristique 26mn Tout public

Saison:1 - Episode:10 - Jack et Charlie sont convoqués par Nikki qui a la direction sur le dos : afin de vérifier si ce duo peut continuer à prendre les commandes d'un avion, ils doivent consulter un psychologue pour travailler sur leur relation. Nikki doit aussi gérer le reste de l'équipage et leur faire suivre une journée de contrôle sécurité, sous l'oeil attentif d'un formateur envoyé par le siège. Commence alors une démonstration rocambolesque de cette drôle d'équipe de bras cassés. Vont-ils passer le test avec succès ? - Critique : La sitcom est un genre mal-aimé en France, délaissé depuis le succès de H au début des années 2000. Vingt ans plus tard, deux des piliers de la comédie médicale de Canal+, Jamel et Ramzy, remettent ça en s’amusant du quotidien d’une compagnie aérienne low cost. Chez Flywingz, tout le monde est incompétent, du capitaine simplet à l’hôtesse syndicaliste qui demande des baisses des salaires. C’est dans cette galère que déboule Charlie, une nouvelle copilote... Sur le papier, on ne peut que se réjouir de voir la sitcom, genre aussi populaire qu’exigeant à concevoir, faire son retour sous nos latitudes. Terminal, tournée en public, c’est une avalanche de blagues… dont seulement une infime partie fait mouche. Bombardé de répliques volontairement foireuses, assommé par les gesticulations excessives des interprètes, on lâche parfois un éclat de rire. C’est trop peu pour un projet porté par une armée de scénaristes et comiques de qualité, habituellement drôles. Même le côté rétro de la mise en scène, qui aurait pu rendre la série attachante, se retourne contre elle. Terminal aurait pu être le futur de la sitcom made in France. Elle frôle la sortie de piste…

Sur Canal Plus dès 15h14 : Terminal

De 15h40 à 17h18 Formule 1 : Grand Prix de Monaco

Direct Sport : formule 1 1h38 Tout public
Sur Canal Plus dès 15h40 : Formule 1 : Grand Prix de Monaco

De 17h18 à 18h36 Canal Sports Club

Direct Sport : multisports 1h18 Tout public
Sur Canal Plus dès 17h18 : Canal Sports Club

De 18h36 à 19h45 Même pas mal

Rediffusion Documentaire sport 1h9 Tout public

Pour tenter de comprendre la psychologie des pilotes et leur résilience après un accident, Louis Rossi est allé à la rencontre de grands témoins : les plus grands champions MotoGP d'aujourd'hui. Francesco Bagnaia, Johann Zarco, Marc Marquez, Enea Bastianini, Jack Miller, Pol Espargaro, Jorge Lorenzo, triple champion du monde, mais aussi Carlota Espargaro, la femme de Pol, le médecin du MotoGP, des équipementiers, un chef mécanicien et le patron de l'équipe française Tech3, Hervé Poncharal, témoignent.

Sur Canal Plus dès 18h36 : Même pas mal

De 19h45 à 20h17 En aparté

Rediffusion Divertissement 32mn Tout public

Seul dans un appartement, l'invité de Nathalie Levy, qui...

Sur Canal Plus dès 19h45 : En aparté

De 20h17 à 21h12 Anatomie d'une chute : L'ascension de Justine Triet

Rediffusion Documentaire cinéma 55mn Tout public

Le documentaire explore la "méthode Triet" en se plongeant dans les coulisses du film "Anatomie d'une chute", Palme d'Or à Cannes en 2023. A travers les témoignages de Justine Triet, d'Arthur Harari, des acteurs, de l'équipe de réalisation, il invite dans les arcanes de la fabrication du film, et du cinéma d'avant-garde de Justine Triet. Le documentaire interroge son regard singulier sur la femme et le couple, l'importance de la parole, sa façon unique d'aborder un film de procès, ainsi que son rapport à la justice.

Sur Canal Plus dès 20h17 : Anatomie d'une chute : L'ascension de Justine Triet

De 21h12 à 23h38 Anatomie d'une chute

Rediffusion Film policier 2h26 -10

Daniel, un enfant malvoyant de 11 ans, vit avec ses parents dans un chalet en montagne, loin de tout. Un jour, après une balade, Daniel retrouve son père décédé dans la neige, au pied du chalet. La principale suspecte est alors toute désignée : Sandra, l'épouse du défunt, qui va devoir se défendre lors d'un procès. Si les analyses n'ont pas permis d'établir avec certitude la cause du décès - suicide ou meurtre -, les soupçons des enquêteurs ont amené à l'arrestation de Sandra. Un an plus tard, lors du procès, tous les détails de la vie du couple sont disséqués et notamment l'infidélité de la mère, le tout en présence du jeune Daniel... - Critique : Dans un coin isolé de montagne, un homme a chuté, du haut de sa maison. Il est retrouvé mort, par son fils, 11 ans, malvoyant, revenu d’une promenade avec son chien. Que s’est-il passé ? L’hypothèse de l’accident étant assez vite écartée, il reste le suicide. Ou l’homicide. Une enquête est ouverte. L’épouse du défunt, Sandra (Sandra Hüller, formidable en femme de tête, séduisante dans son refus de l’être), romancière réputée, présente dans la maison au moment des faits, est suspectée. Arrive aussitôt un ami de confiance (Swann Arlaud), avocat de profession, qu’elle n’a pas vu depuis plusieurs années. Il lui demande de raconter en détail tout ce qu’elle a fait, ce qu’elle a entendu. S’il laisse comprendre que pas mal d’éléments l’accablent, il est clair qu’il ne doute pas de son innocence. Et nous ? On ne cessera d’apprendre et d’être bousculé, de s’interroger, avant de se forger sa propre conviction ou de se raccrocher au bénéfice du doute. Il y a bien là tous les éléments concourant au suspense d’une véritable intrigue policière, mais largement rehaussée d’une approche très intime des personnages. Dès le début, un sentiment de proximité s’instaure en effet avec Sandra, cette héroïne complexe, monstre d’ambiguïté, appréhendée (au double sens du mot) dans son foyer, lieu d’ancrage et d’effondrement de l’histoire. Le décor, la vie matérielle et domestique, l’expertise des faits, d’un côté ; de l’autre, le vertige de la fiction, la verticalité de l’abîme, le puits sans fond d’une vérité multiple. Voilà comment se déploie Anatomie d’une chute, Palme d’or 2023 et quatrième long métrage d’une réalisatrice (La Bataille de Solférino, Victoria, Sibyl) qu’on défend ardemment depuis ses débuts. Et qui franchit clairement un palier, avec ce film ambitieux sur la défaite d’un couple, analysée et disséquée avec d’autant plus d’intérêt que les protagonistes semblent très lucides sur eux-mêmes. Ce sont des fortes personnalités, ayant chacune la passion de l’écriture. Passion contrariée chez Samuel, le mari, professeur charismatique, qui avait décidé de faire classe à leur fils à la maison. Est-ce par manque de temps, d’énergie, de confiance en lui ? Il n’était pas parvenu au statut de reconnaissance littéraire de sa femme. Bataille d’ego, désir, frustration, mensonges, jalousie sont au cœur du film. Faire perdurer le couple n’est pas chose aisée, il faut que chacun y trouve sa place, son équilibre, son indépendance. C’est une construction fragile, où peut surgir de la violence, en mots voire en actes. Arthur Harari et Justine Triet, couple à la ville, le savent pertinemment. C’est ensemble qu’ils ont écrit ce scénario diabolique, manière qu’on imagine heureuse pour eux d’expurger le pire. La grande sagacité de leur histoire est d’aborder cette faillite du couple à travers tous les angles — psychologique, politique, sexuel et finalement judiciaire. Pari fou, pleinement gagné. Le procès de Sandra ne va pas sans théâtre — voir le numéro virevoltant de l’avocat général (Antoine Reinartz, histrion pernicieux à souhait). L’enceinte de ce tribunal est une scène qui offre un terrain idéal pour tout apprendre de l’inculpée, sachant que voir sa vie privée ainsi exposée en public n’est pas sans risque pour son fils meurtri, Daniel, un garçon vif, intense. Il est rarissime qu’un enfant soit dépeint ainsi, avec tant d’aplomb et de foi, balayant toute sagesse ou principe de précaution. Et c’est sans doute la hardiesse majeure du film : faire de Daniel, face à sa mère accusée du meurtre de son père, une sorte de voyant extralucide. Qui laisse médusée, par ses témoignages, la présidente du tribunal. Croire en la capacité d’écoute et de raisonnement de chacun. Voilà ce qui motive Justine Triet, si sensible dans sa mise en scène au son, à la parole, à la langue — aux langues : bien qu’allemande, Sandra parle le français et l’anglais, dont la traduction constitue ici un enjeu de plus. Voilà du cinéma qui veille en somme à toujours élever ses personnages vers le haut, quels que soient leur égoïsme, leur ingratitude ou leur cruauté. Tout le contraire d’une chute. Retrouvez en vidéo l’avis de notre critiques :

Sur Canal Plus dès 21h12 : Anatomie d'une chute

De 23h38 à 00h32 Greta Gerwig, la vie en rose

Documentaire cinéma 54mn Tout public

Icône du cinéma indépendant américain, l'actrice et réalisatrice Greta Gerwig a pulvérisé tous les records en 2023 avec son film "Barbie". En 2024, elle présidait le jury du festival de Cannes, devenant la première Américaine à être choisie et l'une des plus jeunes, à tout juste 40 ans. Son parcours exceptionnel se raconte à travers trois villes qui l'ont façonnée. Sacramento qui fut le berceau de ses rêves créatifs ; New York qui a accompagné son éclosion artistique ; Los Angeles, enfin, où elle s'est imposée de manière fulgurante.

Sur Canal Plus dès 23h38 : Greta Gerwig, la vie en rose