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OCS Max : Programme TV de la chaîne OCS Max

En ce moment sur OCS Max :

21h00 Sur les chemins noirs

Rediffusion Film : drame 1h30 Tout public
Sur les chemins noirs

Ecrivain charismatique et au sommet de sa gloire, Pierre se rend à une soirée mondaine au cours de laquelle l'alcool coule à flot. Au bout de la nuit, l'homme fait preuve de manque de discernement et chute de plusieurs étages, un accident qui le plonge dans un profond coma. Enfin réveillé après une période d'incertitude, Pierre promet de s'engager dans une traversée de la France à pied, loin des sentiers battus, dès que son état l'y autorisera. Après une longue et difficile convalescence, il débute enfin son périple, déterminé à découvrir les paysages du pays en même temps qu'il effectuera un précieux travail d'introspection... - Critique : Victime d’un terrible accident, un écrivain réapprend la vie à son corps brisé en traversant la France à pied… Ce chemin de croix existentiel a attiré plus de un million de spectateurs en salles, grâce à deux atouts majeurs : Jean Dujardin incarnant un personnage inspiré par le populaire, et polémique, Sylvain Tesson, qui avait déjà fait un livre à succès du récit de sa longue marche. Parce qu’il y est question de la nature, de l’écriture et des liens qui font une existence, ce film inspire d’emblée la sympathie. Et crée une attente qu’il déçoit parfois, enfermant son personnage dans un récit très haché qui nous ramène sans cesse à sa chute dramatique, alors qu’il se confronte à l’ampleur des paysages, pas toujours assez admirés. Mais, à la télévision plus encore qu’au cinéma, Sur les chemins noirs reste un film qui sort des sentiers battus. Avec beaucoup de scènes jouées en solitaire et en silence, Jean Dujardin parvient pourtant à nous emmener avec lui, à nous faire partager une présence. Dans ses pas, cette leçon de courage, à travers une fuite qui élève, offre de beaux moments. | Film de Denis Imbert (France, 2023) | D’après Sylvain Tesson | 95 mn | Avec Jean Dujardin, Izïa Higelin, Jonathan Zaccaï.

56min

À suivre, dès 22h30 : Tour de France

Ce soir sur OCS Max :

21h00 Sur les chemins noirs

Rediffusion Film : drame 1h30 Tout public

Ecrivain charismatique et au sommet de sa gloire, Pierre se rend à une soirée mondaine au cours de laquelle l'alcool coule à flot. Au bout de la nuit, l'homme fait preuve de manque de discernement et chute de plusieurs étages, un accident qui le plonge dans un profond coma. Enfin réveillé après une période d'incertitude, Pierre promet de s'engager dans une traversée de la France à pied, loin des sentiers battus, dès que son état l'y autorisera. Après une longue et difficile convalescence, il débute enfin son périple, déterminé à découvrir les paysages du pays en même temps qu'il effectuera un précieux travail d'introspection... - Critique : Victime d’un terrible accident, un écrivain réapprend la vie à son corps brisé en traversant la France à pied… Ce chemin de croix existentiel a attiré plus de un million de spectateurs en salles, grâce à deux atouts majeurs : Jean Dujardin incarnant un personnage inspiré par le populaire, et polémique, Sylvain Tesson, qui avait déjà fait un livre à succès du récit de sa longue marche. Parce qu’il y est question de la nature, de l’écriture et des liens qui font une existence, ce film inspire d’emblée la sympathie. Et crée une attente qu’il déçoit parfois, enfermant son personnage dans un récit très haché qui nous ramène sans cesse à sa chute dramatique, alors qu’il se confronte à l’ampleur des paysages, pas toujours assez admirés. Mais, à la télévision plus encore qu’au cinéma, Sur les chemins noirs reste un film qui sort des sentiers battus. Avec beaucoup de scènes jouées en solitaire et en silence, Jean Dujardin parvient pourtant à nous emmener avec lui, à nous faire partager une présence. Dans ses pas, cette leçon de courage, à travers une fuite qui élève, offre de beaux moments. | Film de Denis Imbert (France, 2023) | D’après Sylvain Tesson | 95 mn | Avec Jean Dujardin, Izïa Higelin, Jonathan Zaccaï.

« Sur les chemins noirs » sur OCS Max

22h30 Tour de France

Film : comédie dramatique 1h35 Tout public

Far'Hook, un jeune rappeur, se retrouve pris au piège de l'escalade de la violence, et après un règlement de compte, doit quitter Paris pour un moment. Bilal, son producteur, lui trouve une planque temporaire. Ce même Bilal, qui a pris ses distances avec son père, Serge, demande alors à Far'Hook de lui rendre service : il s'agit de convoyer le retraité à travers les routes de France, sur les traces du peintre Joseph Vernet. Mais entre Far'Hook, jeune artiste arrogant, et Serge, retraité désabusé et limite raciste, le courant ne passe pas vraiment... - Critique : Farouk, jeune rappeur au flow prometteur, se voit forcé de quitter Paname pour ne pas se faire « fumer » par un concurrent — un petit caïd qui confond le rap et la mitraille. Il accepte de servir de chauffeur à Serge, un ancien ouvrier devenu peintre du dimanche et décidé à faire le tour de tous les ports de France à la manière de Joseph Vernet, peintre du xviiie siècle. Entre le beauf misanthrope, raciste, et le rappeur issu de l’immigration, le contact est d’abord difficile. Mai au fil d’une route qui mène à la Méditerranée, ponctuée d’incidents de parcours qui soudent — une panne de moteur, un contrôle d’identité où Serge prend, pour la première fois, « la défense d’un Arabe » —, l’empathie mutuelle va naître. Rachid Djaïdani use d’une arme bouleversante : la candeur. Pourquoi n’y aurait-il pas une fraternité entre ces damnés de la terre, survivants d’un monde ouvrier désintégré ou représentants d’une jeunesse jamais intégrée ? Avec l’image d’une flaque de peinture azur sur du béton, le cinéaste rêve d’une France non plus bleu marine, mais bleu ciel… Ce Tour de France est aussi, et surtout, un tour de force grâce à son casting. Gérard Depardieu rappelle qu’il est une fusion sans égale d’impudeur et de délicatesse. Face à lui, le rappeur Sadek s’impose, pudique et inébranlable. Son rap qui « cultive l’espoir » donne ses lettres de noblesse au happy end de ce film, où la poésie supplée à la politique pour lutter contre les « gouffres amers ».

« Tour de France » sur OCS Max

Programme OCS Max de la journée d'aujourd'hui

Vendredi 19 Avril 2024

De 06h45 à 08h25 Bis

Rediffusion Film : comédie 1h40 Tout public

Eric et Patrice ont beau être très différents, ils sont amis depuis l'adolescence. Eric enchaîne les conquêtes tandis que Patrice, devenu médecin, mène une vie rangée auprès de sa famille. Une situation qui ne convient plus à ce dernier qui aimerait un peu de liberté et de folie dans sa vie. Un jour, comme par magie, les deux compères se retrouvent en 1986, quand ils avaient 17 ans, et se réadaptent à l'époque. Eric et Patrice vont en profiter pour réparer des actes manqués. Par exemple, ils vont "découvrir" Zidane et proposer des idées de scénarios de films à succès au producteur Claude Berri. Les deux amis réalisent leur rêve : échanger leur vie... - Critique : Deux potes de 50 ans aux CV bien différents, mais au taux d’alcoolémie identique ce soir-là, tombent dans l’escalier de la cave et se retrouvent en 1986, à la veille de leurs résultats du bac. Et s’ils en profitaient pour refaire (et même échanger) leurs vies ? On a déjà vu ça quelque part, et en mieux, du ­côté de chez Noémie Lvovsky (Camille redouble), mais Dominique Farrugia ne s’en sort pas si mal. Le film commence en franche comédie et les détails d’époque font mouche : vestes en jean pleines de badges, mar­ques de bonbons et de boissons disparues, bandanas… On se régale quand les deux compères adolescents tentent de faire du fric en proposant, trente ans avant, le scénario d’un blockbuster français à une société de production ou lorsqu’ils passent une audition chez Eddie Barclay avec un futur tube des Dix Commandements… Puis la raison reprend le dessus — nos vies sont déjà écrites, inutile de lutter, il suffit de les améliorer. Le retour en 2015 des deux copains est certes ten­dre, mais nettement plus plan-plan. Si on nous avait dit qu’un jour on trouverait Dominique Farrugia un peu trop sage…

Sur OCS Max dès 06h45 : Bis

De 08h25 à 10h35 L'écume des jours

Rediffusion Film : comédie dramatique 2h10 Tout public

Jeune homme fantasque et idéaliste, Colin coule des jours heureux et oisifs dans son magnifique appartement parisien, entouré de Nicolas, son cuisinier, avocat et maître à penser, et de son ami Chick, un inconditionnel du philosophe Jean-Sol Partre. Grâce à ses confortables moyens, Colin n'a pas besoin de travailler. Il ne lui manque que l'amour, qu'il rencontre lors d'une soirée en la personne de Chloé, une jeune femme gracile et douce. Les deux jeunes gens se marient et goûtent au bonheur, jusqu'à ce que Chloé tombe malade. Un nénuphar grandit dans son poumon droit. Pour Colin et Chloé, mais aussi pour leurs proches, le monde s'écroule peu à peu... - Critique : POUR Certains livres sont faits, dit-on, pour tel ou tel metteur en scène. Mais lorsque ce dernier finit par l'adapter, après l'avoir longtemps « porté » en lui, il arrive souvent que le résultat soit décevant, compassé, empêché par trop de respect pour l'oeuvre — tel Tim Burton avec Alice au pays des merveilles. Rien de tel ici : le fameux roman de Boris Vian stimule l'imaginaire de Gondry, tout en le contraignant à une certaine rigueur qui lui faisait parfois défaut encore. Soit Colin (Romain Duris), jeune homme oisif et aisé, timide et romantique, qui vit dans un étrange appartement s'étendant sur deux immeubles, reliés par une passerelle dont la déco rappelle les anciens wagons de métro. Autour de lui gravitent un maître d'hôtel raffiné (Omar Sy) et un ami cher, Chick (Gad Elmaleh), obsédé par la figure du philosophe Jean-Sol Partre (sic). Un beau jour, Colin rencontre Chloé (Audrey Tautou) dans une fête. Ils tombent amoureux et se marient. Bonheur de courte durée : un nénuphar inquiétant se met à pousser dans le poumon de Chloé... Résumer ainsi l'histoire, à dire vrai, ne rime pas à grand-chose, tant priment les humeurs et le non-sens poétique. On plonge dans la pure fantasmagorie. Celui d'un Paris rétro-futuriste qui mêle les époques (l'après-guerre, les années 1970...), où la matière même des objets et des décors, mouvante, capricieuse, dicte l'action. C'est l'idée forte de Michel Gondry : faire en sorte que la moindre substance, de l'aliment à la voiture (personnalisée) en passant par le « pianocktail », soit un personnage doué de vie. Un vecteur de fragi­lité. Qui sont alors Colin, Chloé et les autres ? Des spectateurs, surtout, curieux de tout, éblouis, intrigués. Qu'ils se rendent à une conférence de Partre ou qu'ils pique-niquent, rien ne se passe jamais comme prévu. Tout est vraiment bizarre, comme dans un rêve. On évolue dans un monde où ce qui est féerique recèle un absurde, qui va croître jusqu'à être oppressant — les murs des pièces se resserrent. Une angoisse filtre, une impuissance face au temps qui se dérègle, face aux êtres aimés, de plus en plus lointains. L'addiction de Chick, la maladie de Chloé, tout cela transparaît et transpire à l'écran, à travers la décomposition, le pourrissement des choses. L'Ecume des jours est un film organique, biologique, de lymphes, d'humus et de bile noire. Où il est difficile de distinguer le règne végétal, animal, minéral. Ce cinéma de visions est d'autant plus troublant qu'il est orchestré avec une apparente simplicité. Michel Gondry ne recourt pas à une armada d'effets numériques. Son film est tout sauf spectaculaire. Car la mise en scène, très artisanale sinon archaïque, porte sur le concret du quotidien. Le réalisateur ne s'attarde jamais sur ses inventions, il les filme comme en passant. C'est cette magie furtive, souterraine, qui séduit. A l'exemple du traitement chromatique. Au fil des séquences, sans qu'on s'en aperçoive forcément, les couleurs, déjà un peu jaunies, un peu ternies, s'estompent. Lentement mais sûrement... — Jacques Morice CONTRE On pouvait se réjouir que l'imaginatif Gondry se mette au service de l'imaginaire de Vian. Mais c'est l'inverse qui se produit. L'univers de l'écrivain ne semble là que pour justifier les fantaisies d'un cinéaste qui en rajoute dans le farfelu bricolé, jusqu'à étouffer L'Ecume des jours sous un amas de trouvailles bordélique. La signature de Gondry vampirise tout. Son art des petits mécanismes merveilleux sombre dans un systématisme qui tue la poésie en la produisant à la chaîne. Quand les amoureux montent en l'air sur un nuage tenu au bout d'une grue, on a l'impression de regarder un documentaire sur un tournage, de ne voir que l'envers du décor. C'est plutôt laid et ça ne produit pas de magie. A rendre vivants les moindres objets, le cinéaste en oublie ce qui vit : les acteurs ; qu'il intègre à ses installations, comme des jouets sur son manège. Se pliant à toutes les fantaisies, dotés à l'occasion de jambes immenses mais jamais vraiment regardés, les comédiens ne semblent là que pour leur valeur marchande. A eux d'attirer le public. Gondry, lui, se charge de la partie créative du film. Mauvaise donne. — Frédéric Strauss

Sur OCS Max dès 08h25 : L'écume des jours

De 10h35 à 12h10 Persepolis

Rediffusion Film d'animation 1h35 Tout public

A Téhéran, en 1978, Marjane, 8 ans, vit dans une famille aux opinions libérales. Très proche de sa grand-mère, elle tente de comprendre les événements et suit la révolution islamique qui se termine par la chute du régime du Chah. Tout change pour elle et pour sa famille : les commissaires de la révolution contrôlent les codes vestimentaires et établissent une liste des comportements autorisés. Marjane est obligée de porter le voile et s'imagine un destin de révolutionnaire. D'autres bouleversements tragiques surviennent avec la guerre contre l'Irak. Dans le pays, la répression devient toujours plus sévère. Les années passent. Marjane part en Autriche pour ses études...

Sur OCS Max dès 10h35 : Persepolis

De 12h10 à 13h45 Les hommes du feu

Rediffusion Film : drame 1h35 Tout public

Bénédicte, adjudante-chef, intègre une brigade de sapeurs-pompiers dans le Sud de la France. Elle fait la connaissance de Philippe, 45 ans, qui dirige avec efficacité la caserne. La région est en proie à de nombreux incendies. Philippe demande beaucoup de vigilance. Lors d'une mission délicate, Bénédicte ne voit pas une victime, qui décédera à l'hôpital. Ebranlée, elle est sur le point d'arrêter le métier. Alors qu'elle se pose des questions sur son avenir, Philippe se livre un peu pour la motiver à rester. De leurs côtés, ses collègues sont de plus en plus pris pour cible lors d'interventions dans les banlieues... - Critique : Beaucoup d’enfants ont rêvé de devenir pompier. Pour combattre le feu, sauver les gens, conduire un camion. Puis ils sont devenus adultes et ont appris à avoir peur de la mort et des malheurs qui rôdent autour de ce métier qui n’en est pas tout à fait un — la plupart sont volontaires. Pierre Jolivet, lui, est devenu cinéaste à tendance sociale, mais il concrétise ce rêve de gosse dans une fiction ultra réaliste, en immersion dans une caserne de l’Aude. Les interventions se succèdent : désincarcérer un accidenté de la route, décrocher une pendue en robe de mariée, secourir une victime de violence conjugale, éteindre un incendie criminel, accoucher une femme dans le camion sur la route de l’hôpital… Pas question pour Jolivet de faire de ces héros des surhommes. Leurs vies de couple et de famille se disloquent. Le capitaine Philippe (Roschdy Zem, impeccable) est divorcé. La lieutenante Bénédicte (Émilie Dequenne, parfaite), en passe de l’être. Seule femme dans un monde d’hommes volontiers machistes, elle tient à la parité des efforts et du danger. Ce qui ne va pas de soi chez certains collègues habitués à jouir de leur virilité et du prestige de l’uniforme auprès des femmes. Or l’uniforme n’a jamais fait un pompier, comme le montre cette scène où les soldats du feu détroussent des usurpateurs de pantalons et de calendriers. Même en caleçon, un vrai pompier force le respect. Parce qu’il a déjà tenu dans ses bras le corps sans vie d’une fillette de 5 ans.

Sur OCS Max dès 12h10 : Les hommes du feu

De 13h45 à 15h55 Emily

Film : biographie 2h10 Tout public

Au milieu du XIXe siècle, en Angleterre. Dès son adolescence, Emily Brontë fait preuve d'un talent certain pour l'écriture, elle qui rédige à cette époque des poèmes de belle facture. Son imagination sans égale l'amène sur la voie d'un succès tout tracé, et la jeune femme ne tarde pas à justifier les espoirs placés en elle, livrant un véritable chef-d'oeuvre, "Les Hauts de Hurlevent", qui impressionne le milieu de l'art autant qu'il le choque. A l'aube de ses 30 ans, et de santé fragile, Emily répond aux interrogations d'Anne, sa soeur cadette qui souhaite connaître les sources de son inspiration. Emily avoue que sa rencontre avec un vicaire fut un tournant de sa vie...

Sur OCS Max dès 13h45 : Emily

De 15h55 à 17h30 Bernadette

Rediffusion Film : comédie 1h35 Tout public

Pendant des années, Bernadette Chirac s'est démenée pour aider son mari, Jacques, à obtenir le poste qu'il souhaitait tant à la tête de la France. En 1995, officiellement Première dame, elle espère enfin récolter les fruits de ses efforts en étant reconnue à sa juste valeur. Malheureusement, son image jugée ringarde la dessert non seulement aux yeux du public, mais aussi auprès de ses collaborateurs. Vivant cela comme une injustice, Bernadette décide de prendre une revanche sur ses détracteurs en sortant de l'ombre de son mari pour devenir une véritable personnalité médiatique importante. Pour cela, elle s'entoure des meilleurs conseillers... - Critique : Dieu lui a donné la foi, et la République, la mission de faire pleuvoir des pièces jaunes sur les hôpitaux… Bernadette Chirac, personnage de comédie ? Avant même sa sortie, le vrai-faux biopic sur l’ex-Première dame a suscité l’ire de la famille Chirac. « Bernie » allait-elle s’en prendre plein le brushing ? Que nenni ! Pour son premier film, Léa Domenach (cocréatrice de la série Jeune et Golri) livre un récit d’émancipation ludique, tout à la gloire de son sujet. Ou comment, grâce à l’aide d’un conseiller en communication (Denis Podalydès), « maman » va s’affranchir de l’ombre écrasante de son mari, de la bienveillance dictatoriale de sa fille Claude, du mépris de la clique politique qui entoure son Jacques, et devenir aussi populaire que Lady Di… C’est donc la revanche d’une femme de l’ombre – ni tout à fait Bernadette, ni tout à fait une autre – qu’imagine la réalisatrice, en articulant fiction et réalité. De l’élection de 1995 à la campagne présidentielle de 2008, elle exploite des épisodes clés (dissolution de l’Assemblée nationale, choc frontiste au premier tour de 2002, soutien de Bernadette à Nicolas Sarkozy…), et de nombreux éléments biographiques, pour réinventer – et réenchanter – son héroïne, bientôt transformée en icône rebelle : relookée par Lagerfeld, Bernie sort en boîte de nuit avec le boys band 2Be3, manie l’humour vachard, se révèle en stratège politique… Rien n’est sérieux, dans cette fantaisie à la mise en scène pop, ponctuée de séquences en chansons façon chœur d’église. Mais affleure, en quelques scènes, la souffrance d’une épouse trompée, à la fidélité pourtant increvable. Pas de quoi faire trembler la République. La satire reste inoffensive, et son charme ténu repose en grande partie sur les numéros d’acteurs : Catherine Deneuve, drôle sans chercher le mimétisme, Michel Vuillermoz grandiose en Chichi macho un peu caricatural, pas très loin de sa marionnette des Guignols. Laurent Stocker, irrésistible en « Sarko le traître ». Et Sara Giraudeau, sobre et subtile en Claude Chirac.

Sur OCS Max dès 15h55 : Bernadette

De 17h30 à 18h55 Le discours

Rediffusion Film : comédie 1h25 Tout public

Coincé à un repas de famille qui n'en finit pas, Adrien voudrait pouvoir s'échapper. Tandis qu'à table, on discute des avantages du chauffage au sol, le jeune homme en pleine crise existentielle est entièrement occupé par ce maudit portable qui ne sonne pas. Il attend que Sonia réponde à son sms et mette fin à la " pause " qu'elle lui impose depuis un mois. Comme si ce n'était pas assez, Ludo, son futur beau-frère, lui demande, entre la poire et le fromage, de faire un " petit " discours pour le mariage ! Adrien panique. Alors qu'il tente de trouver des idées pour célébrer l'amour, il fait le point sur sa vie et son histoire avec Sonia... - Critique : « À fond la forme », clamait une enseigne d’articles de sport. Laurent Tirard aurait pu inscrire ce slogan sur l’affiche du Discours, exercice de style inventif et ludique adapté d’un roman qu’on aurait juré inadaptable. L’entreprise était casse-binette, puisqu’elle consiste à retranscrire le monologue intérieur d’un trentenaire obsessionnel confronté à un drame tout relatif : Adrien attend… un texto. Voilà trente-huit jours que Sonia a mis leur amour sur pause et qu’elle semble ignorer le SMS qu’il lui a envoyé. Pour couronner le tout, c’est le soir où il dîne chez ses parents avec sa sœur et son futur beau-frère, lequel l’achève en lui demandant de préparer un discours pour leur mariage… Comédie mélancolique, Le Discours réussit une mission paradoxale : respecter l’unité de lieu, de temps et d’intrigue tout en l’explosant. Sur le principe du marabout-bout de ficelle, la mise en scène prend sa source dans la tête d’Adrien et matérialise ses pensées, ses souvenirs, ses délires. Comme dans la sitcom The Office, le héros s’adresse au public, offrant à Benjamin Lavernhe un quasi-one-man-show étourdissant. Rien que pour les différentes versions du fameux discours, de la plus cool à la plus embarrassante, on peut s’incruster à ce drôle de dîner.

Sur OCS Max dès 17h30 : Le discours

De 18h55 à 21h00 Visions

Rediffusion Film : thriller 2h5 -10

Estelle, une pilote de ligne expérimentée, vit aux côtés de Guillaume, son mari protecteur, dans leur maison en bord de mer. Si tout semble parfait dans sa vie, un évènement va bouleverser son quotidien lorsqu'elle tombe sur Ana, son amour de jeunesse, après plus de 20 ans sans nouvelles. Autrefois, Estelle a vécu avec Ana une liaison passionnée mais qui s'est très mal terminée avec le départ de la belle du jour au lendemain. Vingt ans plus tard, la revoir la perturbe assez pour lui faire perdre la tête. - Critique : On avait tant aimé le caractère palpitant et rigoureux de Boîte noire (avec Pierre Niney) que nous voilà fort désappointés. Est-ce vraiment le même Yann Gozlan qui signe ce thriller boursouflé à souhait ? Difficile de le reconnaître, sinon à travers sa lubie de l’aéronautique. Une pilote de ligne chevronnée (Diane Kruger) au profil de control freak, mariée à un chirurgien prévenant (Mathieu Kassovitz), recroise la route d’une photographe avec qui elle a vécu, vingt ans auparavant, une passion torride. Celle-ci reprend, entraînant la blonde héroïne dans un piège temporel cauchemardesque. Qui nous laisse hélas de marbre, tant ce film érotico-diabolique aux décors clinquants est truffé d’effets et de symboles superfétatoires. Rien n’y est vraiment original ni tout à fait vraisemblable. Seul plaisir : revoir Marta Nieto, magnifique actrice espagnole découverte dans Madre (Rodrigo Sorogoyen), qui incarne ici la femme fatale.

Sur OCS Max dès 18h55 : Visions

De 21h00 à 22h30 Sur les chemins noirs

Rediffusion Film : drame 1h30 Tout public

Ecrivain charismatique et au sommet de sa gloire, Pierre se rend à une soirée mondaine au cours de laquelle l'alcool coule à flot. Au bout de la nuit, l'homme fait preuve de manque de discernement et chute de plusieurs étages, un accident qui le plonge dans un profond coma. Enfin réveillé après une période d'incertitude, Pierre promet de s'engager dans une traversée de la France à pied, loin des sentiers battus, dès que son état l'y autorisera. Après une longue et difficile convalescence, il débute enfin son périple, déterminé à découvrir les paysages du pays en même temps qu'il effectuera un précieux travail d'introspection... - Critique : Victime d’un terrible accident, un écrivain réapprend la vie à son corps brisé en traversant la France à pied… Ce chemin de croix existentiel a attiré plus de un million de spectateurs en salles, grâce à deux atouts majeurs : Jean Dujardin incarnant un personnage inspiré par le populaire, et polémique, Sylvain Tesson, qui avait déjà fait un livre à succès du récit de sa longue marche. Parce qu’il y est question de la nature, de l’écriture et des liens qui font une existence, ce film inspire d’emblée la sympathie. Et crée une attente qu’il déçoit parfois, enfermant son personnage dans un récit très haché qui nous ramène sans cesse à sa chute dramatique, alors qu’il se confronte à l’ampleur des paysages, pas toujours assez admirés. Mais, à la télévision plus encore qu’au cinéma, Sur les chemins noirs reste un film qui sort des sentiers battus. Avec beaucoup de scènes jouées en solitaire et en silence, Jean Dujardin parvient pourtant à nous emmener avec lui, à nous faire partager une présence. Dans ses pas, cette leçon de courage, à travers une fuite qui élève, offre de beaux moments. | Film de Denis Imbert (France, 2023) | D’après Sylvain Tesson | 95 mn | Avec Jean Dujardin, Izïa Higelin, Jonathan Zaccaï.

Sur OCS Max dès 21h00 : Sur les chemins noirs

De 22h30 à 00h05 Tour de France

Film : comédie dramatique 1h35 Tout public

Far'Hook, un jeune rappeur, se retrouve pris au piège de l'escalade de la violence, et après un règlement de compte, doit quitter Paris pour un moment. Bilal, son producteur, lui trouve une planque temporaire. Ce même Bilal, qui a pris ses distances avec son père, Serge, demande alors à Far'Hook de lui rendre service : il s'agit de convoyer le retraité à travers les routes de France, sur les traces du peintre Joseph Vernet. Mais entre Far'Hook, jeune artiste arrogant, et Serge, retraité désabusé et limite raciste, le courant ne passe pas vraiment... - Critique : Farouk, jeune rappeur au flow prometteur, se voit forcé de quitter Paname pour ne pas se faire « fumer » par un concurrent — un petit caïd qui confond le rap et la mitraille. Il accepte de servir de chauffeur à Serge, un ancien ouvrier devenu peintre du dimanche et décidé à faire le tour de tous les ports de France à la manière de Joseph Vernet, peintre du xviiie siècle. Entre le beauf misanthrope, raciste, et le rappeur issu de l’immigration, le contact est d’abord difficile. Mai au fil d’une route qui mène à la Méditerranée, ponctuée d’incidents de parcours qui soudent — une panne de moteur, un contrôle d’identité où Serge prend, pour la première fois, « la défense d’un Arabe » —, l’empathie mutuelle va naître. Rachid Djaïdani use d’une arme bouleversante : la candeur. Pourquoi n’y aurait-il pas une fraternité entre ces damnés de la terre, survivants d’un monde ouvrier désintégré ou représentants d’une jeunesse jamais intégrée ? Avec l’image d’une flaque de peinture azur sur du béton, le cinéaste rêve d’une France non plus bleu marine, mais bleu ciel… Ce Tour de France est aussi, et surtout, un tour de force grâce à son casting. Gérard Depardieu rappelle qu’il est une fusion sans égale d’impudeur et de délicatesse. Face à lui, le rappeur Sadek s’impose, pudique et inébranlable. Son rap qui « cultive l’espoir » donne ses lettres de noblesse au happy end de ce film, où la poésie supplée à la politique pour lutter contre les « gouffres amers ».

Sur OCS Max dès 22h30 : Tour de France