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OCS City : Programme TV de la chaîne OCS City

En ce moment sur OCS City :

21h00 Westworld : Metanoia

Série de science-fiction 1h -12
Westworld

Saison : 4 - Épisode : 7 - Charlotte poursuit son plan de création s'une toute nouvelle espèce. Bernard persiste à croire en la possibilité d'une autre issue grâce aux combattants de la liberté. - Critique : La fin de la saison 3 promettait un monde nouveau… Place au chaos et au sang. Il suffit de voir réapparaître l’homme en noir (Ed Harris, qui retrouve son rôle de grand méchant) pour le comprendre : les humains, qui pensaient goûter aux joies d’une liberté toute neuve après la destruction de l’intelligence artificielle programmée pour contrôler leur destin, ne sont pas au bout de leur chemin de croix. Ce début de saison — la dernière — nous téléporte sept ans après les insurrections : les créatures humanoïdes sont sur le point d’anéantir l’humanité… Semés de références aux origines, les premiers épisodes foisonnants de ce grand finale inversent les rapports de domination et reconfigurent, une fois de plus, l’univers de la série de HBO, lancée comme un blockbuster en 2016, puis mal-aimée en raison de sa cérébralité et de sa prétendue froideur. Jonathan Nolan et Lisa Joy, ses brillants créateurs, en reviennent ainsi, au-delà de la question de la transhumanité, à la grande affaire de Westworld : la fiction elle-même, son éthique, son sens. À travers la trajectoire de Dolorès, de Maeve, ou de Bernard, ce n’est rien de moins que la place de l’auteur, le désir du spectateur et l’émancipation du personnage qui sont en jeu… Concept, vous avez dit concept ? Oui, mais jamais sans grand spectacle et, osons l’espérer, sans quelques éclats d’émotion.

7min

À suivre, dès 22h00 : Le poirier sauvage (Rediffusion)

Ce soir sur OCS City :

21h00 Westworld : Metanoia

Série de science-fiction 1h -12

Saison : 4 - Épisode : 7 - Charlotte poursuit son plan de création s'une toute nouvelle espèce. Bernard persiste à croire en la possibilité d'une autre issue grâce aux combattants de la liberté. - Critique : La fin de la saison 3 promettait un monde nouveau… Place au chaos et au sang. Il suffit de voir réapparaître l’homme en noir (Ed Harris, qui retrouve son rôle de grand méchant) pour le comprendre : les humains, qui pensaient goûter aux joies d’une liberté toute neuve après la destruction de l’intelligence artificielle programmée pour contrôler leur destin, ne sont pas au bout de leur chemin de croix. Ce début de saison — la dernière — nous téléporte sept ans après les insurrections : les créatures humanoïdes sont sur le point d’anéantir l’humanité… Semés de références aux origines, les premiers épisodes foisonnants de ce grand finale inversent les rapports de domination et reconfigurent, une fois de plus, l’univers de la série de HBO, lancée comme un blockbuster en 2016, puis mal-aimée en raison de sa cérébralité et de sa prétendue froideur. Jonathan Nolan et Lisa Joy, ses brillants créateurs, en reviennent ainsi, au-delà de la question de la transhumanité, à la grande affaire de Westworld : la fiction elle-même, son éthique, son sens. À travers la trajectoire de Dolorès, de Maeve, ou de Bernard, ce n’est rien de moins que la place de l’auteur, le désir du spectateur et l’émancipation du personnage qui sont en jeu… Concept, vous avez dit concept ? Oui, mais jamais sans grand spectacle et, osons l’espérer, sans quelques éclats d’émotion.

« Westworld » sur OCS City

22h00 Le poirier sauvage

Rediffusion Film : drame 3h5 Tout public

Sinan, qui a fini ses études, revient dans sa ville natale en pensant pouvoir choisir son destin. Mais celui-ci est irrémédiablement lié à celui de son père, professeur presque retraité, joueur invétéré et surendetté. Sinan doit réussir un concours complexe, or 300 000 apprentis professeurs attendent déjà un poste. Côté écriture, il ne rencontre aucun succès avec ses textes : personne ne s'intéresse à sa fascination devant la culture populaire, ou à la beauté d'un arbre mystérieux, appelé le poirier sauvage. Au village, il rencontre une fille merveilleuse qui osait tout affronter, autrefois, et qui, a finalement tu ses ambitions... - Critique : Qu’il filme un procureur et un médecin à la recherche d’un cadavre (Il était une fois en Anatolie, 2011), un comédien hôtelier vaniteux, contesté par sa sœur et sa jeune femme (Winter Sleep, Palme d’or 2014), ou, ici, un jeune homme en quête d’avenir, Nuri Bilge Ceylan peint des fresques romanesques. Il mise sur le temps pour saisir, comme dans les romans d’apprentissage de Tolstoï ou de Stendhal, le destin de personnages en butte à eux-mêmes, à la vie qu’ils mènent, à celle que la société leur fait mener. Jadis, pour se sortir de sa condition, Julien Sorel avait le choix entre « le rouge » et « le noir » : l’armée ou la prêtrise. Pour Sinan, qui vient de terminer ses études, ce serait entre la littérature et l’enseignement, à condition de réussir un concours complexe, qu’il est sur le point de rater. Quant à ce qu’il écrit, nul n’en veut, personne ne s’intéresse à ses émois devant la beauté d’un arbre noueux et ratatiné, le poirier sauvage du titre. Le jeune homme est décidément bon pour le service militaire, qu’il attend avec une angoisse mêlée de résignation… Le projet de Nuri Bilge Ceylan est de capter, en douce et en douceur, le mal-être d’un pays, peut-être même d’une société. Voilà un cinéaste au sommet de son œuvre, que l’on sait désormais capitale.

« Le poirier sauvage » sur OCS City

Programme OCS City de la journée d'aujourd'hui

Lundi 08 Août 2022

De 06h00 à 06h30 3615 Monique : 3615 Stéphanie

Rediffusion Série humoristique 30mn -12

Saison : 1 - Épisode : 1 - Pour humilier le jeune Simon, Toni se fait passer pour Stéphanie à travers une plateforme de messagerie Minitel et le mène en bateau jusqu'à le déshabiller devant tout un amphi d'étudiants. De ce piège, "Stéphanie" en retire une idée lumineuse... - Critique : En 1981, alors que François Mitterrand est sur le point d’être élu président, Stéphanie, Simon et Toni, trois étudiants en informatique que tout sépare, ont une idée visionnaire : et si le Minitel, service alors naissant, incarnait l’avenir de la pornographie ? Avec 2 francs et six terminaux, ils lancent 3615 Monique, espérant exploiter la libido des hommes connectés. Avant de faire fortune, ils vont devoir échapper à la vigilance, notamment, de leurs parents coincés et du proxénète ­local, qui voit d’un mauvais œil cette concurrence numérique…Image en 4/3, musique électro vintage et styles d’époque, 3615 Monique joue à fond la carte rétro, avec un léger second degré réjouissant. La quête de ses jeunes héros, amusant écho au monde hyper connecté des millennials, est surtout prétexte à une amitié conflictuelle et troublée. Capable d’être drôle quand elle ose le grivois et les blagues foireuses — elle se déroule dans une banlieue appelée Jouy (sic) —, la série peine en revanche à exploiter les relations familiales de ses personnages, caricaturales sans être vraiment comiques, et ne fait que survoler un matériau pourtant fascinant et original sur la communication, les désirs, les tabous, etc.

Sur OCS City dès 06h00 : 3615 Monique

De 06h30 à 06h55 3615 Monique : 3615 Fantasme

Rediffusion Série humoristique 25mn -12

Saison : 1 - Épisode : 2 - Stéphanie parvient à convaincre Simon de tester son idée. Leur manque d'expérience les contraint à faire appel à Toni... qui ferre un premier client, mais pas pour longtemps. Les 3 nouveaux associés doivent apprendre avant de pratiquer. Chantal, une prostituée va leur enseigner tout ce qu'elle sait

Sur OCS City dès 06h30 : 3615 Monique

De 06h55 à 07h20 3615 Monique : 3615 Mitterrand

Rediffusion Série humoristique 25mn -12

Saison : 1 - Épisode : 3 - Le test Minitel touche à sa fin à Jouy. Les trois associés n'ont plus qu'une semaine pour faire marcher leur entreprise. Pour optimiser le rendement, ils tirent les lignes du lotissement de Simon pour les ramener dans son grenier. Mais leur technologie y met le feu...

Sur OCS City dès 06h55 : 3615 Monique

De 07h20 à 07h45 3615 Monique : 3615 Clara

Rediffusion Série humoristique 25mn -12

Saison : 1 - Épisode : 4 - Le Minitel est maintenant disponible dans toute la France. Les trois associés peuvent officialiser leur entreprise. Mais pour l'inscription au ministère, ils ont obligation d'intégrer un journal. La Gazette de l'Université fera amplement l'affaire. Il suffit d'éjecter son rédacteur en chef de l'équation...

Sur OCS City dès 07h20 : 3615 Monique

De 07h45 à 09h25 11.6

Rediffusion Film : drame 1h40 -10

Toni est convoyeur de fonds depuis une dizaine d'années. Employé sans histoires, il est respecté par ses collègues comme par sa hiérarchie. Pourtant, après un événement anodin vécu comme une humiliation, Toni change, devient amer et s'isole. Le 5 novembre 2009, après avoir chargé 11,6 millions d'euros à la Banque de France, il attend que ses collègues descendent du fourgon blindé pour leur fausser compagnie. La police, qui croit tout d'abord à un braquage, doit bien se rendre à l'évidence : le vol est manifeste. La chasse à l'homme est lancée. Toni est finalement localisé, mais le magot reste introuvable. Toni se révèle être un habile dissimulateur... - Critique : | Genre : convoyeur de fonds et braqueur. Voici retracé le parcours de Toni Musulin, convoyeur de fonds sans histoire qui s'en inventa une, en 2009, avec son casse historique — 11,6 millions d'euros dérobés. Philippe Godeau le montre comme un taiseux besogneux, qui passe pour un dur alors qu'il encaisse les humiliations. Sur ce manque de reconnaissance, le film tient la route. Tout comme François Cluzet, en insatisfait à tendance misanthrope, qui bout intérieurement sans savoir se révolter. L'issue, il la trouve de manière radicale, puis fait machine arrière, en se rendant. La limite du film : explorer superficiellement cette hypothèse d'un Toni Musulin masochiste, goûtant davantage l'échec que la réussite. — Jacques Morice

Sur OCS City dès 07h45 : 11.6

De 09h25 à 11h05 Fahrenheit 451

Téléfilm de science-fiction 1h40 -12

Dans un futur proche, Guy Montag fait partie de la brigade de pompiers chargée de brûler les livres. Suivant scrupuleusement les ordres de son supérieur, Beatty, Montag détruit avec zèle des classiques de la littérature retrouvés dans des bibliothèques. Mais ses convictions changent quand il fait la connaissance d'une jeune femme aux idées bien affirmées... - Critique : | Genre : dystopie 2.0. Les livres, c’est le mal. A quoi servent-ils, sinon à brouiller le parfait bonheur des peuples, à les encombrer de rêves dangereux, de pensées interdites et d’idées complexes ? Tout le monde connaît l’argument de Fahrenheit 451, le classique récit d’anticipation de Ray Bradbury, dans une société qui bannit l’écrit et brûle la culture. Adaptée en 1966 par François Truffaut, l’histoire résonnait comme un avertissement. Dans cette toute nouvelle version, signée Ramin Bahrani (le cinéaste très politique de Chop shop et 99 Homes), l’avenir se confond presque, désormais, avec notre présent. L’ambitieuse production de HBO recompose magistralement le cauchemar avec des outils contemporains. Tout y est devenu écran, même les façades vertigineuses des buildings, où la chasse aux dissidents est projetée en continu, comme dans une éternelle émission de télé-­réalité, où flottent des nuées de sinistres smileys, envoyés par les spectateurs-internautes qui réagissent aux images. Vous avez dit Facebook live ? Twitter ? Instagram ? Impossible de ne pas voir, dans cette néodictature truffée de caméras, où paranoïa et divertissement se confondent, le miroir à peine déformant de nos pratiques contemporaines, de nos addictions numériques d’aliénés volontaires. A cette vision glaçante le ­cinéaste oppose la chaleur des bibliothèques clandestines, et celle des émotions humaines, dans des scènes bouleversantes, comme lorsqu’une femme-livre meurt en récitant Les Raisins de la colère, de Steinbeck. Un beau film spectaculaire, qui nous rappelle qu’un jour, peut-être, les dictatures n’auront même plus besoin de brûler les livres. Le vrai feu qui couve aujourd’hui, c’est l’oubli des rêves et de la liberté.

Sur OCS City dès 09h25 : Fahrenheit 451

De 11h05 à 12h55 La mort de Staline

Rediffusion Film : comédie dramatique 1h50 Tout public

Le 5 mars 1953, Staline est victime d'une attaque cérébrale. On cherche précipitament un docteur avant de s'apercevoir que le KGB a envoyé ses médecins personnels au goulag, à la suite du procès des blouses blanches. De plus, le respirateur artificiel ne peut fonctionner : cette machine américaine n'est pas compatible avec les prises de courant du Kremlin. Staline décédé, son entourage se bat pour récupérer le pouvoir. La bataille fait rage au sein du Politburo. Qui succèdera au "petit père des peuples" ? Lavrenti Pavlovitch Beria, jusqu'alors ministre de l'Intérieur, et Nikita Khrouchtchev, membre du Comité central du PCUS, sont sur les rangs... - Critique : Dans l’Union soviétique de Staline, la peur était le fondement du pouvoir. Armando Iannucci, maître de la satire politique (In the Loop), l’a bien compris : dans son récit de l’agonie du « petit père des peuples », puis de sa guerre de succession éclair, l’angoisse des personnages est, à juste titre, permanente. Mais son intensité confine à l’absurde. Et transforme tout — les situations, les paroles, les êtres humains — en caricature. Donc, en farce. Les joutes verbales, à la fois très littéraires et très crues, sont la marque de fabrique d’Iannucci. Il leur ajoute, ici, un vrai sens du burlesque grâce au fils taré de Staline, un général d’opérette qui fait basculer le film dans l’univers des Marx (Brothers, pas Karl). Rupert Friend, son interprète, et ses partenaires américains (Steve Buscemi, irrésistible en Khrouchtchev) ou anglais (l’ex-Monty Python Michael Palin, étonnant en Molotov) s’en donnent à cœur joie. Jason Isaacs transforme le maréchal Joukov, héros multigalonné de la Seconde Guerre mondiale, en hilarante brute au langage fleuri. Mais on doit la performance la plus impressionnante à Simon Russell Beale, dans le rôle de Beria. Ce grand comédien shakespearien, peu connu en France, compose un patron de la police politique complexe, à la fois monstre et bouffon, repoussant et fascinant. Avec lui, le rire se fige souvent. Et la comédie cruelle flirte avec la tragédie.

Sur OCS City dès 11h05 : La mort de Staline

De 12h55 à 14h35 Just Kids

Rediffusion Film : drame 1h40 Tout public

Le père de Jack, Lisa et Mathis était un magouilleur, un piètre joueur de poker, qui avait fait preuve de plusieurs excès de violence. Quand il décède, il laisse des dettes et sans donner d'explications, que va longtemps chercher son fils aîné, jeune adulte, Jack. Depuis la mort de leur mère il y a quatre ans, les deux frères vivaient à Grenoble avec leur père et souhaitent rester ensemble. Un juge ordonne donc la tutelle de Mathis par Jack, avec l'accord d'un oncle et de sa femme, qui surveilleront depuis Lyon. La troisième de la fratrie, Lisa vit déjà ailleurs et ne semble pas très impliquée dans la famille. - Critique : « Y a plus d’adultes avec nous ? » Déjà orphelin de mère, Mathis, 10 ans, prend conscience de ce qu’implique le suicide de son père : la disparition des grandes personnes. Déclaré tuteur légal, son frère de 19 ans hérite de tout d’un coup, le chagrin, les questions, les responsabilités et l’argent qui brûle les doigts… Porté par une belle photo et un duo formidable — Kacey Mottet Klein, déjà repéré chez Téchiné, et le petit Andrea Maggiulli, longue tignasse et cheveu sur la langue, une vraie nature —, le dernier film de Christophe Blanc (Une femme d’extérieur, Blanc comme neige) explore le bouleversement d’une relation fraternelle avec sensibilité.

Sur OCS City dès 12h55 : Just Kids

De 14h35 à 16h20 Sugarland

Rediffusion Film documentaire 1h45 Tout public

Le sucre est présent dans 80 % des aliments consommés. Obésité, diabète, arrêts cardiaques : les conséquences sur la santé sont indéniables. Sur le point de devenir père, le réalisateur Damon Gameau se lance dans une dangereuse expérience : il teste les effets d'une alimentation riche en sucre sur un corps en bonne santé, en se mettant à manger de la nourriture vendue comme étant "saine". Car le sucre se cache partout, même dans des aliments "inoffensifs". Il constate rapidement certains changements : il prend du poids, se montre moins patient... - Critique : Sur le modèle de Super size me, de Morgan Spurlock, qui avait mangé au McDo matin, midi et soir pendant un mois, l’athlétique réalisateur australien de Sugarland s’est infligé un régime riche en sucre pendant soixante jours. Sans sodas, glaces ou confiseries. En avalant uniquement des aliments considérés comme sains : yaourts 0 %, barres de muesli, céréales peu sucrées, smoothies, jus de fruits, plats cuisinés light… Suivi par une équipe de médecins et de scientifiques qui témoignent, astucieusement incrustés sur les emballages ou du fond de son frigo, le cobaye prend 11 centimètres de bide et dénonce, avec humour mais virulence, les ravages de l’industrie sucrière sur notre santé. Servi par une mise en scène très ludique, jamais culpabilisant malgré ses révélations anxiogènes, ce documentaire d’un citoyen éclairé mériterait d’être classé d’utilité publique.

Sur OCS City dès 14h35 : Sugarland

De 16h20 à 17h45 300 hommes

Rediffusion Film documentaire 1h25 Tout public

Le centre Forbin est un centre d'accueil de nuit de Marseille. Nuit après nuit, il accueille 300 hommes en marge ou en rupture. Trois cents hommes qu'Emmanuel Gras et Aline Dalbis ont choisi de filmer dans leur quotidien plus qu'en entretiens qui seraient censés dire la vérité de l'histoire de ces gens... - Critique : Après L’Abri, chronique d’un centre d’hébergement d’urgence en Suisse, 300 Hommes donne un aperçu de la vie à Forbin, un accueil de nuit marseillais d’une capacité de trois cents lits. Avec une documentariste rompue au travail de terrain, Emmanuel Gras (Bovines) pose un regard attentif et respectueux sur les « hébergés ». Derrière la vitre du guichet d’entrée défilent toutes sortes de profils, échines courbées parfois, mais têtes hautes aussi.Le duo ne verse ­jamais dans le folklore de la misère, le pittoresque des trognes. Dans les salles communes du centre, les dortoirs ou la cour, il capte, en longs plans, l’esprit des lieux. On ignore pourquoi les pensionnaires ont échoué là, mais on prend le temps de les regarder s’échanger des cigarettes, parler du film du soir à la télé ou rêver d’un avenir meil­leur. À la façon, soigneuse et appliquée, dont certains font leur lit, on peut lire leur désir de rester dignes. Si le film ne fait pas l’impasse sur les situations de tension (souvent liées à l’alcool, pourtant interdit par le règlement), on est frappé par la camaraderie bourrue qui prévaut chez ces compagnons de galère. Et quand la nuit monte, et la ­solitude, la caméra regarde, sans les ­juger, les hommes pleurer.

Sur OCS City dès 16h20 : 300 hommes

De 17h45 à 19h25 Fleur de Tonnerre

Rediffusion Film : drame 1h40 Tout public

Elevée par une mère sévère, Helène Jégado pense être l'incarnation de l'Ankou, un être surnaturel et l'ouvrier de la mort le plus craint dans la Bretagne du début du XIXe siècle. Elle a pour mission de tuer tous ceux qui se trouvent sur sa route. Elle accomplit son oeuvre avec une détermination et un sang-froid qui glacent le sang. Après avoir assassiné sa propre mère, qui l'avait surnommée Fleur de Tonnerre, elle sillonne la Bretagne, empoisonnant, dans les maisons, les presbytères, les couvents, les lupanars, tous ceux qui accueillent avec bonheur cette cuisinière si charmante et si parfaite... - Critique : Hélène Jégado reste, à ce jour, la plus grande tueuse en ­série de France. Persuadée d'être l'incarnation de l'Ankou (l'ouvrier de la mort dans les légendes bretonnes), cette modeste paysanne devenue cuisinière empoisonna des dizaines de personnes avant d'être guillotinée à Rennes, en 1852. Jean Teulé, dans un roman aussi inquiétant que drôle (Fleur de tonnerre, en 2013), avait parfaitement saisi la dinguerie de ce fait divers. Stéphanie Pillonca n'en retient, hélas, que la dimension tragique. Son premier long métrage, sérieux et sinistre comme un calvaire de Basse-Bretagne sous le crachin, est une succession de sketchs poussifs, souvent mal joués — on préfère Benjamin Biolay et Christophe Miossec quand ils chantent. Dommage pour Déborah François, étonnante, elle, en meurtrière au visage d'ange. — Samuel Douhaire

Sur OCS City dès 17h45 : Fleur de Tonnerre

De 19h25 à 21h00 Marcher sur l'eau

Film documentaire 1h35 Tout public

Victime du réchauffement climatique, le village de Tatiste, situé au Nord du Niger, est en manque constant d'eau. Chaque jour, Houlaye, quatorze ans, parcourt, comme ses amis au village, une dizaine de kilomètres afin de chercher le précieux liquide dans un puits. Le temps passé là-bas nuit à sa scolarité. Les adultes doivent laisser leur famille pour aller s'approvisionner. Or, les villageois pourraient se fournir dans un lac qui s'étend des kilomètres en-dessous dans le sol de leur région. Pour cela, il faudrait forer mais c'est une opération très coûteuse...

Sur OCS City dès 19h25 : Marcher sur l'eau

De 21h00 à 22h00 Westworld : Metanoia

Série de science-fiction 1h -12

Saison : 4 - Épisode : 7 - Charlotte poursuit son plan de création s'une toute nouvelle espèce. Bernard persiste à croire en la possibilité d'une autre issue grâce aux combattants de la liberté. - Critique : La fin de la saison 3 promettait un monde nouveau… Place au chaos et au sang. Il suffit de voir réapparaître l’homme en noir (Ed Harris, qui retrouve son rôle de grand méchant) pour le comprendre : les humains, qui pensaient goûter aux joies d’une liberté toute neuve après la destruction de l’intelligence artificielle programmée pour contrôler leur destin, ne sont pas au bout de leur chemin de croix. Ce début de saison — la dernière — nous téléporte sept ans après les insurrections : les créatures humanoïdes sont sur le point d’anéantir l’humanité… Semés de références aux origines, les premiers épisodes foisonnants de ce grand finale inversent les rapports de domination et reconfigurent, une fois de plus, l’univers de la série de HBO, lancée comme un blockbuster en 2016, puis mal-aimée en raison de sa cérébralité et de sa prétendue froideur. Jonathan Nolan et Lisa Joy, ses brillants créateurs, en reviennent ainsi, au-delà de la question de la transhumanité, à la grande affaire de Westworld : la fiction elle-même, son éthique, son sens. À travers la trajectoire de Dolorès, de Maeve, ou de Bernard, ce n’est rien de moins que la place de l’auteur, le désir du spectateur et l’émancipation du personnage qui sont en jeu… Concept, vous avez dit concept ? Oui, mais jamais sans grand spectacle et, osons l’espérer, sans quelques éclats d’émotion.

Sur OCS City dès 21h00 : Westworld

De 22h00 à 01h05 Le poirier sauvage

Rediffusion Film : drame 3h5 Tout public

Sinan, qui a fini ses études, revient dans sa ville natale en pensant pouvoir choisir son destin. Mais celui-ci est irrémédiablement lié à celui de son père, professeur presque retraité, joueur invétéré et surendetté. Sinan doit réussir un concours complexe, or 300 000 apprentis professeurs attendent déjà un poste. Côté écriture, il ne rencontre aucun succès avec ses textes : personne ne s'intéresse à sa fascination devant la culture populaire, ou à la beauté d'un arbre mystérieux, appelé le poirier sauvage. Au village, il rencontre une fille merveilleuse qui osait tout affronter, autrefois, et qui, a finalement tu ses ambitions... - Critique : Qu’il filme un procureur et un médecin à la recherche d’un cadavre (Il était une fois en Anatolie, 2011), un comédien hôtelier vaniteux, contesté par sa sœur et sa jeune femme (Winter Sleep, Palme d’or 2014), ou, ici, un jeune homme en quête d’avenir, Nuri Bilge Ceylan peint des fresques romanesques. Il mise sur le temps pour saisir, comme dans les romans d’apprentissage de Tolstoï ou de Stendhal, le destin de personnages en butte à eux-mêmes, à la vie qu’ils mènent, à celle que la société leur fait mener. Jadis, pour se sortir de sa condition, Julien Sorel avait le choix entre « le rouge » et « le noir » : l’armée ou la prêtrise. Pour Sinan, qui vient de terminer ses études, ce serait entre la littérature et l’enseignement, à condition de réussir un concours complexe, qu’il est sur le point de rater. Quant à ce qu’il écrit, nul n’en veut, personne ne s’intéresse à ses émois devant la beauté d’un arbre noueux et ratatiné, le poirier sauvage du titre. Le jeune homme est décidément bon pour le service militaire, qu’il attend avec une angoisse mêlée de résignation… Le projet de Nuri Bilge Ceylan est de capter, en douce et en douceur, le mal-être d’un pays, peut-être même d’une société. Voilà un cinéaste au sommet de son œuvre, que l’on sait désormais capitale.

Sur OCS City dès 22h00 : Le poirier sauvage