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OCS Géants : Programme TV de la chaîne OCS Géants

En ce moment sur OCS Géants :

23h00 Les 400 coups

Rediffusion Film : drame 1h40 Tout public
Les 400 coups

A l'aube des années 60, Antoine, écolier parisien aux portes de l'adolescence, réside avec ses parents dans un appartement vieillot aux abords de la place de Clichy. Une mère absente et un père inexistant rendent le garçon instable, et il est d'ailleurs un habitué de l'école buissonnière. Un jour, une de ces absences va bouleverser son existence puisqu'il choisit de se justifier en annonçant que la raison est le décès de sa mère. Découvert, il doit comparaître devant un juge qui plaide pour son placement dans un centre, une décision qui va se révéler comme le début de sa descente aux enfers et de sa plongée vers la délinquance... - Critique : | Genre : indémodable. Se sentant mal-aimé par sa mère et son père adoptif, et n’ayant aucun goût pour les études, Antoine Doinel, 12 ans, cherche sa place dans le monde. Avec son ami ­René, il fait l’école buissonnière puis, de retour en ­classe, ment en disant que sa mère est morte… Plus tard, il fugue à nouveau et, à la suite d’un vol, est placé dans un centre pour jeunes délinquants. Truffaut a dit le caractère autobiographique du film. Aujourd’hui, il frappe moins par sa liberté narrative que par l’incroyable justesse des personnages et des sentiments qui sont en jeu. La vérité du film tient à la performance hallucinante de Jean-Pierre Léaud, qui s’était présenté au casting en disant : « Il paraît que vous cherchez un mec gouailleur, alors je suis venu. » Les malheurs qui s’abattent sur lui et la ­vigueur adulte avec laquelle il les encaisse provoquent chez le spectateur une adhésion instantanée et une émotion profonde. L’intelligence de la mise en scène — l’écran large soulignant sans cesse la façon dont Doinel n’arrive pas à s’intégrer au monde — révélait un cinéaste promis à un grand avenir. Ce tout premier film garde une saveur particulière, un goût de liberté et de sincérité.

8min

À suivre, dès 00h40 : Le Carlton, paradis du cinéma à Cannes (Rediffusion)

Ce soir sur OCS Géants :

22h20 Key Largo (formation Aziliz)

Film policier 1h40 Tout public

La guerre finie, Frank McCloud rend visite à la veuve d'un compagnon d'armes, Nora Temple, qui tient avec son père un hôtel à Key Largo, en Floride. Fatigué de la violence qu'il a dû subir et exercer, Frank espère se reposer des atrocités vues et commises pendant la sanglante boucherie. L'hôtel est occupé par le gangster Johnny Rocco et ses hommes de main. McCloud a trop souffert de la guerre, de ses horreurs et de la trahison forcée de ses idéaux pour oser affronter Rocco qui, de son côté, ne doute pas de la lâcheté de Frank. Lorsque la tension monte et que les malfrats menacent de s'en prendre à Nora, il reste étrangement indifférent... - Critique : | Genre : huis clos. Le scénario (écrit par Richard Brooks et John Huston) adapte une pièce de Maxwell Anderson, lourdement symbolique : un gangster, symptôme du mal américain, prend en otages quelques représentants d'une société immobile, voire invalide (le personnage incarné par Lionel Barrymore), avant d'être mis en échec par un ex-soldat. Huston installe le huis clos dans une île de Floride avec un casting impressionnant : Bogart et Bacall, Claire Trevor (un oscar du second rôle pour elle), et Edward G. Robinson, qui tire la couverture à lui en interprétant son dernier grand rôle de gangster. Son apparition est inoubliable : cigare au bec, dans une baignoire. « Je voulais voir l'animal sous la carapace », dit Huston. Dont acte. Le « fauve » Robinson, toujours aussi sadique et cruel, mais fatigué, introduit la vie dans ce drame par ailleurs trop prévisible. — François Guérif

« Key Largo (formation Aziliz) » sur OCS Géants

Programme OCS Géants de la journée d'aujourd'hui

Dimanche 22 Mai 2022

De 06h05 à 07h05 Le cinéma américain du sulfureux Oliver Stone

Rediffusion Documentaire cinéma 1h Tout public

Né de père américain et de mère française, Oliver Stone revient transformé de la guerre du Viêtnam. Il n'aura de cesse dès lors de pratiquer un cinéma révolté.

Sur OCS Geants dès 06h05 : Le cinéma américain du sulfureux Oliver Stone

De 07h05 à 08h45 Adam at 6 AM

Rediffusion Film : drame 1h40 Tout public

Professeur de linguistique dans une université californienne, Adam est désabusé et cherche un sens à son existence. Lorsqu'il apprend la mort d'une lointaine tante dans le Missouri, il prend la route et traverse le pays pour se rendre à l'enterrement. Il décide de passer l'été sur place et se fait embaucher comme ouvrier. Adam fait la connaissance de Jerri Jo Hopper, dont il tombe amoureux, et sympathise avec d'autres personnes. Il doit bientôt décider quelle direction il compte donner à sa vie. Première production de la société créée par Steve McQueen, ce film est le deuxième de la carrière de Michael Douglas, avant qu'il ne soit révélé au grand public par la série "Les Rues de San Francisco".

Sur OCS Geants dès 07h05 : Adam at 6 AM

De 08h45 à 10h30 Spéciale Première

Rediffusion Film : comédie dramatique 1h45 Tout public

Chicago, en 1929. Grand reporter à l'"Examiner", Hildy Johnson a décidé d'abandonner sa carrière de journaliste et de se marier avec la belle Peggy Grant. Walter Burns, son rédacteur en chef, est furieux. Il comptait fermement sur Johnson pour décrocher un scoop sur la pendaison d'Earl Williams, un dangereux agitateur accusé de meurtre. Tandis qu'il célèbre son départ avec ses collègues, réunis dans la salle de presse de la prison où tous les journalistes sont à pied d'oeuvre, Hildy apprend l'évasion de Williams. Celui-ci a profité de la reconstitution du crime pour s'échapper. Tous les reporters se précipitent pour récolter les premiers témoignages. Alors que la confusion est à son comble, un certain Plunkett remet au shérif et au maire un sursis accordé par le gouverneur au condamné... - Critique : | Genre : scoop story. Hildy, le journaliste vedette de l'Examiner, va se marier, changer de vie et de métier. Son patron, le coriace Burns, est prêt à tout pour le garder. Jusqu'à le faire passer pour pervers aux yeux de sa fiancée. Pendant ce temps, sur le point d'être pendu, un criminel tout gentil, tout tendre et tout « rouge » — c'est un communiste qui rêve aux lendemains qui chantent — s'évade à la suite d'une reconstitution, souhaitée par un psy autrichien spécialisé dans la masturbation (...). Involontairement, Hildy se retrouve aux premières loges... Curieusement, la pièce de Ben Hecht — pas franchement bonne — a été adaptée plusieurs fois au cinéma. On préférera la version de Howard Hawks, La Dame du vendredi. Wilder en tire une version très classique, mais très caustique. Il dirige avec brio ses joyeux journaleux, mais ne parvient pas entièrement à résister à une intrigue bavarde. C'est constamment brillant, très drôle par moments, mais, question ­dénonciation des moeurs journalistiques, Wilder a fait mieux dans Le Gouffre aux chimères. Et, côté noirceur, dans La Grande Combine. — Pierre Murat

Sur OCS Geants dès 08h45 : Spéciale Première

De 10h30 à 12h45 Little Big Man

Rediffusion Film : western 2h15 Tout public

A l'âge de 121 ans, Jack Crabb est le seul rescapé du massacre de Little Bighorn. Il accepte de se confier à un journaliste venu l'interviewer. Recueilli par les Cheyennes à l'âge de 10 ans, Jack est élevé par le chef Old Lodge Skins. Quatre ans plus tard, il sauve la vie d'un Indien. C'est ainsi qu'il devient "Little Big Man". Mais le courage des Cheyennes ne peut rien contre les armes de l'homme blanc : la tribu de Jack est décimée lors d'un assaut sanglant. Pris en charge par un pasteur et sa femme, Jack découvre bientôt le monde des Visages Pâles. Toute sa vie durant, il sera ballotté entre les deux cultures et assistera aux principaux épisodes du génocide perpétré par les Blancs contre le peuple indien... - Critique : Arthur Penn revisite le western sur le mode de la fresque picaresque, alternant humour, lyrisme, ironie et drame, comme pour dire qu’il est impossible d’avoir un unique point de vue sur l’histoire du Far West. Cest le cas du héros, dépassé par les événements. Seules certitudes, l’horreur de la guerre et la culpabilité de Custer — scènes qui, à l’époque du tournage, interpellaient directement la présence américaine au Vietnam.

Sur OCS Geants dès 10h30 : Little Big Man

De 12h45 à 13h40 Anthony Perkins, l'homme derrière la porte

Rediffusion Documentaire cinéma 55mn Tout public

Célèbre dans le monde entier pour le rôle de Norman Bates dans "Psychose" d'Alfred Hitchcock, Anthony Perkins naît à New York en avril 1932. Son père, comédien, meurt quand il n'a que 5 ans. Anthony enfant passe son temps libre à relire les scénarios et les pièces de son père. Adulte, après avoir joué au théâtre à Broadway, il est révélé au cinéma dans "La Loi du Seigneur" de William Wyler, dans lequel il joue le fils de Gary Cooper. A Hollywood, il entretient une relation passionnée avec l'acteur Tab Hunter, mais les studios font tout pour le cacher. A travers des extraits de films et des interviews d'experts ou d'historiens, le réalisateur revient dans ce passionnant documentaire sur le parcours d'un acteur fascinant.

Sur OCS Geants dès 12h45 : Anthony Perkins, l'homme derrière la porte

De 13h40 à 15h30 Psychose

Rediffusion Film : thriller 1h50 -12

Marion Crane en a assez de ne pouvoir mener sa vie comme elle l'entend. Son patron lui demande de déposer 40 000 dollars à la banque. La tentation est trop grande, et Marion s'enfuit avec l'argent. Très vite la panique se fait sentir. Partagée entre l'angoisse de se faire prendre et l'excitation de mener une nouvelle vie, Marion roule vers une destination qu'elle n'atteindra jamais. La pluie est battante, la jeune femme s'arrête près d'un motel, tenu par un gérant nommé Norman Bates, qui doit supporter le caractère possessif de sa mère. Après un copieux repas avec Norman, Marion prend ses précautions afin de dissimuler l'argent... - Critique : Sur un coup de tête, Marion Crane dérobe l’argent de son patron et s’enfuit en voiture. La pluie et le crépuscule l’obligent à faire halte dans un motel isolé. Norman Bates, le jeune gérant, l’accueille aimablement… Raconter le début constitue déjà un crime de lèse-Hitchcock. À la sortie du film, le maître avait exigé que les portes des salles soient fermées aux retardataires. Dans les cinémas, un message adjurait les spectateurs de ne rien révéler à leurs amis. Depuis, le succès a quelque peu éventé le mystère. Pourtant, dans sa construction, Psychose reste un guet-apens effroyable et génial. D’abord le récit coule comme un thriller banal. Des amants, un vol, une fugue. Et puis cette première intrigue s’interrompt brusquement à l’arrivée au motel. Même après cent rediffusions, les coups de couteau dans le rideau de douche, dramatique rupture de ton, surprennent toujours. D’un délit mineur au meurtre et à la folie, le réel devient perméable au monstrueux. Hitchcock expliquait à François Truffaut : « Je dirigeais le public, je jouais du public comme d’un orgue. » Sous ses doigts, la partition du film suit, crescendo, l’angoisse du spectateur. Élément central de cette danse macabre, celui-ci se trouve condamné à jouer le double jeu du témoin, complice et victime. La maison Bates recèle un secret d’autant plus redoutable qu’il devient le nôtre. Le génie de Hitchcock est d’avoir fait de ­Psychose le chef-d’œuvre de ses spectateurs.

Sur OCS Geants dès 13h40 : Psychose

De 15h30 à 17h25 Frenzy

Rediffusion Film policier 1h55 -12

Pendant le discours d'un ministre se flattant du succès d'une campagne antipollution, le corps d'une femme est découvert dans la Tamise. Le fleuve vient de charrier la nouvelle victime d'un meurtrier sadique, qui étrangle des femmes avec une cravate après les avoir violées. Dans le même temps, Richard Blaney, misanthrope solitaire d'une trentaine d'années, est renvoyé du café où il officiait en qualité de barman. Il demande assistance à son ancienne épouse, directrice d'une agence matrimoniale. Le lendemain, la malheureuse est retrouvée étranglée. Tous les soupçons se concentrent sur Richard Blaney... - Critique : Alors qu’un psychopathe fait régner la terreur à Londres en étranglant des jeunes femmes avec une cravate, Richard Blaney rend visite à son ex-femme. Peu de temps après, on la retrouve assassinée… Avant-dernier film de Hitchcock, Frenzy surprend à plus d’un titre. En raison d’abord de sa facture quasi vériste, sans fioritures. On est plongé dans un Londres grouillant et étouffant, où tout le monde se croise, pour le meilleur et pour le pire : faux et vrai coupables, victimes, inspecteur de police… Old Alfred ne cherche plus à créer du suspense. Retrouvant comme un semblant de jeunesse potache, il déjoue l’attente du spectateur, mêlant violence crue et humour macabre. Tout le film est un jeu formel grinçant autour des cadavres. Hitchcock s’amuse à faire du spectateur un témoin privilégié tout en lui renvoyant son image de voyeur affamé et dégoûté à la fois. Leçon déviante de cuisine cinématographique, le film fait des patates et des pieds de porc des ingrédients privilégiés. Ce sont eux qui apportent ce qu’il y a de meilleur dans le mets.

Sur OCS Geants dès 15h30 : Frenzy

De 17h25 à 19h25 Complot de famille

Rediffusion Film policier 2h Tout public

La riche miss Rainbird promet une prime alléchante à une jeune voyante, Blanche, si elle retrouve un neveu jadis confié à un couple sans enfant pour éviter le déshonneur à sa soeur, mère célibataire. La vieille dame veut, à présent, en faire son héritier. Aidée par son ami George, Blanche se met à la recherche du disparu, dont elle découvre rapidement que toute la famille adoptive a péri dans un incendie, sans que le corps du malheureux ait pu jamais être retrouvé. Non loin de là, le joaillier Arthur Adamson et sa compagne se livrent à leur lucrative activité : séquestrer des personnalités et les échanger contre des diamants... - Critique : Une vieille dame recherche son neveu, jadis abandonné. Une médium et son complice cupide tentent de le retrouver... Dernier film de Hitchcock où rien ne fonctionne vraiment. Bien sûr, un Hitch fatigué vaut mieux que dix tâcherons en forme. Bien sûr, cet échec n'entame pas d'un iota la passion qu'on lui voue. Mais on s'intéresse peu aux personnages, sauf au moment, formidable, où les deux histoires se croisent : à un carrefour, Bruce Dern — qui cherche l'héritier — manque d'écraser Karen Black, la complice d'un kidnappeur. Sinon, le cher vieux génie semble se désintéresser de ses héros. Son humour macabre est trop appuyé pour convaincre. Et, contrairement à celles de L'Homme qui en savait trop (version 1956), les transparences (le paysage que l'on voit défiler à travers les vitres), lors de la folle descente de la voiture sans freins, sont difficilement excusables.

Sur OCS Geants dès 17h25 : Complot de famille

De 19h25 à 20h40 Coeurs insondables

Rediffusion Film : mélodrame 1h15 Tout public

A la Nouvelle-Orléans, Barbara Beauverel, une riche héritière, est élevée par sa tante. Elle est amoureuse du docteur Mark Lucas, de l'université de Tulane. Mais les choses ne se déroulent pas comme la jeune femme l'avait souhaité. Mark, en effet, revient d'un voyage avec une ravissante créature à son bras...

Sur OCS Geants dès 19h25 : Coeurs insondables

De 20h40 à 22h20 Le port de l'angoisse

Film : drame 1h40 Tout public

A la Martinique, quelques jours après l'armistice de juin 1940, sous le régime de Vichy. Harry Morgan, propriétaire d'un yacht, gagne sa vie en louant son bateau à de riches touristes amateurs de pêche. Désireux de garder son indépendance, il refuse de s'impliquer dans la lutte qui oppose gaullistes et miliciens. C'est pourquoi il décline l'offre de son ami Gérard, qui lui propose de transporter, sur son bateau, Paul de Bursac, l'un des chefs de la France libre. Pourtant, lorsqu'un client qui lui devait de l'argent est assassiné, Harry change d'avis. Sur le trajet du retour, la police repère l'embarcation. De Bursac est blessé... - Critique : « Est-ce que tu crois qu’on pourrait créer un personnage féminin qui soit insolent, aussi insolent que Bogart, qui insulte les gens, qui le fasse en riant, et arriver à ce que le public aime ça ? » demanda Howard Hawks au scénariste Jules Furthman. Ainsi naquit le personnage de Marie Browning, la fille qui apprend à siffler à Bogart. Et ce n’est rien de dire que le public aima. Bogart, aussi, mais c’est une autre histoire. Au départ, le film est un défi viril entre deux amis : Hawks achète les droits d’En avoir ou pas, d’Ernest Hemingway, parce que l’écrivain parie avec lui qu’il ne réussira jamais à l’adapter au cinéma. Le cinéaste simplifie alors l’action, la déplace de l’Amérique latine à la Martinique, et se concentre sur les rapports entre une fille qui se comporte en mec et Harry Morgan, dont il fait un propriétaire de yacht individualiste, coincé dans la lutte entre Vichy et la France libre. Comme dans Casablanca ? Et alors ? Hawks est sûr de faire mieux. Il fait surtout différent, moins stylisé que Michael Curtiz, avec des scènes ­d’action sèches et tendues. Et il laisse le champ libre à Lauren et à Humphrey, avec des dialogues improvisés — une méthode louée par le coscénariste, William Faulkner. Bogart, beau joueur, « regardait tranquillement une fille lui voler la vedette », dira Hakws. Coup de foudre en direct. Film mythique.

Sur OCS Geants dès 20h40 : Le port de l'angoisse

De 22h20 à 00h00 Key Largo (formation Aziliz)

Film policier 1h40 Tout public

La guerre finie, Frank McCloud rend visite à la veuve d'un compagnon d'armes, Nora Temple, qui tient avec son père un hôtel à Key Largo, en Floride. Fatigué de la violence qu'il a dû subir et exercer, Frank espère se reposer des atrocités vues et commises pendant la sanglante boucherie. L'hôtel est occupé par le gangster Johnny Rocco et ses hommes de main. McCloud a trop souffert de la guerre, de ses horreurs et de la trahison forcée de ses idéaux pour oser affronter Rocco qui, de son côté, ne doute pas de la lâcheté de Frank. Lorsque la tension monte et que les malfrats menacent de s'en prendre à Nora, il reste étrangement indifférent... - Critique : | Genre : huis clos. Le scénario (écrit par Richard Brooks et John Huston) adapte une pièce de Maxwell Anderson, lourdement symbolique : un gangster, symptôme du mal américain, prend en otages quelques représentants d'une société immobile, voire invalide (le personnage incarné par Lionel Barrymore), avant d'être mis en échec par un ex-soldat. Huston installe le huis clos dans une île de Floride avec un casting impressionnant : Bogart et Bacall, Claire Trevor (un oscar du second rôle pour elle), et Edward G. Robinson, qui tire la couverture à lui en interprétant son dernier grand rôle de gangster. Son apparition est inoubliable : cigare au bec, dans une baignoire. « Je voulais voir l'animal sous la carapace », dit Huston. Dont acte. Le « fauve » Robinson, toujours aussi sadique et cruel, mais fatigué, introduit la vie dans ce drame par ailleurs trop prévisible. — François Guérif

Sur OCS Geants dès 22h20 : Key Largo (formation Aziliz)