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OCS Géants : Programme TV de la chaîne OCS Géants

En ce moment sur OCS Géants :

04h35 Tueurs de dames

Rediffusion Film : comédie 1h30 Tout public
Tueurs de dames

Louisa Wilberforce, une dame veuve d'un officier de marine, habite à Londres, dans une vieille maison. Sa principale distraction consiste à accabler le commissariat local des mille et un soupçons qui peuplent son esprit craintif. Un jour, elle loue une chambre au professeur Marcus et à ses quatre amis, qui se disent tous musiciens. En réalité, ce sont des bandits qui préparent en toute discrétion l'attaque d'un camion blindé transportant la recette de la gare. Quoique fort avisée en matière criminelle, madame Wilberforce ne se rend compte de rien. Pourtant, ses fantasmes criminels pourraient bien se réaliser plus vite que prévu... - Critique : Une charmante vieille dame loue une chambre au distingué professeur Marcus pour que son quatuor puisse répéter. Mais Marcus est un imposteur : ses musiciens et lui ne sont qu’une bande de voleurs préparant un mauvais coup… Et quand ils se croient démasqués, les malfrats cherchent à se débarrasser de leur logeuse. Mais la vieille lady est coriace… « Être frivole sur un sujet frivole, c’est simplement ennuyeux ; être frivole sur un sujet mortellement sérieux, voilà­ le vrai comique ! » Appliquant son propre principe au pied de la lettre, Alexander Mackendrick signait l’une des comédies anglaises les plus hilarantes et les plus noires. Michael Balcon, son producteur, trouvait même que son poulain était allé trop loin dans l’inégal combat entre l’ancêtre innocente et ses odieux locataires. La mécanique macabre est irrésistible, et la victoire de la vieille Mrs Wilberforce, qui a l’art de considérer des tueurs sans scrupules comme des chenapans irresponsables, sera totale, sans appel et, somme toute, assez morale. L’interprétation est parfaite, de Katie Johnson à Alec Guinness, flanqué d’un Peter Sellers ­débutant. À s’étrangler de rire en dégustant son thé.

1min

À suivre, dès 06h05 : Joyeuses Pâques (Rediffusion)

Ce soir sur OCS Géants :

21h00 Pauvres millionnaires

Film : comédie 1h30 Tout public

Pour leur voyage de noces, Salvatore et Romolo, deux jeunes amis inséparables issus des milieux populaires de Rome, décident d'emmener leurs épouses à Florence par le train. Mais une série d'incidents les bloque à Rome, où les deux couples insouciants sont contraints de cohabiter dans un appartement en travaux et sans la moindre fenêtre. Renversé un soir par la voiture d'une femme très riche, Salvatore se retrouve amnésique. Un concours de circonstances l'amène à devenir le directeur du grand magasin dans lequel travaille comme vendeur son ami Romolo. Salvatore a tout oublié, dont sa femme Marisa, qui va entreprendre sa reconquête... - Critique : Tout commence par le voyage de noces désastreux de deux couples en route pour Florence. Les deux hommes ratent le train dans lequel se sont installées leurs épouses. Elles descendent à la première gare et voient, quelques minutes après, passer devant elles leurs maris, à bord d'un express qui fonce sans s'arrêter. Après l'installation du quatuor, à Rome, dans des appartements voisins, le film dévie curieusement vers le burlesque social : à la suite d'un choc sur la tête, Salvatore (Renato Salvatori) perd la mémoire. Il devient l'amant de l'excentrique patronne d'un grand magasin (Sylva Koscina) où travaille son beau-frère (Maurizio Arena). Le pauvre, devenu millionnaire, se révèle un petit chef fat et odieux, ce qui permet à Dino Risi de mener une comédie à la Molière sur les tréfonds de l'âme humaine — Risi était fils de médecin et lui-même psychiatre. Tourné en 1959 et demeuré inédit en France, le film brille par son inventivité et son élégance. Et une jolie idée romantique : Salvatore, toujours amnésique, retombe, sans la reconnaître, amoureux de son épouse... C'est la dernière oeuvre dite « mineure » d'un cinéaste qui, très vite, passera à la vitesse supérieure. Au point d'aligner, au tout début des années 1960, trois réussites splendides : Une vie difficile (1961), La Marche sur Rome (1962) et, en 1963, le génial Fanfaron.

« Pauvres millionnaires » sur OCS Géants

22h30 Belles mais pauvres

Rediffusion Film : comédie 1h40 Tout public

Romolo et Salvatore vivent dans le quartier ouvrier de la "vieille Rome". Amis, les deux fanfarons partagent une même insouciance et sont épris de la même fille. Jusqu'à ce l'un et l'autre s'avisent qu'ils sont dotés chacun d'une soeur ravissante. S'ensuivent coups de foudre et fiançailles croisés... - Critique : Pauvres mais beaux, satire de l’Italie des années 50 par un Dino Risi débutant, était plein de fougue et d’insolence. Cette suite, où l’on retrouve Romolo et Salvatore, est encore plus réussie. Ils n’ont toujours pas un sou en poche et font des blagues de gamin : à la piscine, ils chipent les soutiens-gorge des jolies Romaines ou détricotent les slips de bain de costauds. Hélas, fini le temps de l’insouciance. Les deux fanfarons se fiancent, chacun avec la sœur de l’autre, et cherchent du travail… Quelle fantaisie, quel rythme dans ce marivaudage social ­autour de la divine Giovanna ! Incarnée par la piquante Marisa ­Allasio (un peu Sophia Loren, un peu Virginie Ledoyen), Giovanna se sert des héros pour se faire passer la bague au doigt par… un bijoutier récalcitrant. Niché au cœur du film, ce « mariage à l’italienne » est un régal. Tout l’art de Dino Risi — mélancolie, ­cynisme social et légèreté — est déjà là, dans cette peinture de la ­débrouille sentimentale et financière.

« Belles mais pauvres » sur OCS Géants

Programme OCS Géants de la journée d'aujourd'hui

Lundi 26 Février 2024

De 06h05 à 07h40 Joyeuses Pâques

Rediffusion Film : comédie 1h35 Tout public

Fabuleusement riche, irrésistiblement séduisant, Stéphane Margelle ne perd pas une occasion de tromper sa femme, Sophie, qui n'est pas dupe mais ferme les yeux. Pourtant, lorsqu'un voyage ajourné la fait rentrer à la maison plus tôt que prévu et qu'elle surprend Stéphane et la séduisante Julie dans des dispositions ambiguës, elle décide de donner une bonne leçon à son mari. Ainsi feint-elle de croire que Julie est la fille d'un premier mariage, jamais avoué, de Stéphane. Elle exige toutefois que la fille prodigue reste avec eux jusqu'à l'anniversaire de son "père". Embarrassé, le don Juan ne peut que s'exécuter. Bientôt, les deux femmes sympathisent...

Sur OCS Geants dès 06h05 : Joyeuses Pâques

De 07h40 à 09h30 Le doulos

Rediffusion Film policier 1h50 Tout public

Maurice Faugel sort de prison. Il n'a qu'une idée en tête : venger la mort de son épouse, Arlette. Il se rend chez son meurtrier, Gilbert Varnove, un receleur, l'abat et s'empare d'un lot de précieux bijoux. Dans le même temps, préparant un casse, il sollicite l'aide de son ami Silien, sans savoir qu'il s'agit d'un "doulos", un indicateur de la police dans le jargon du métier. Silien se montre fort accommodant et fournit le matériel nécessaire. Mais au moment du cambriolage, il se présente chez Thérèse, la petite amie de Faugel, et la brutalise pour savoir où celui-ci s'apprête à opérer. Maurice est arrêté. Silien en profite pour déterrer son butin... - Critique : A sa sortie de prison, Maurice rentre à la maison, blanc comme un linge, les mâchoires serrées. Il y retrouve son patron, un receleur de bijoux qu'il soupçonne d'être responsable de la mort de sa femme, et l'abat d'un coup de revolver. Il se réfugie chez sa poule et prépare un cambriolage avec Silien. Lequel porte un chapeau mou, c'est-à-dire un doule. Et, dans le jargon des caïds, le doulos, c'est l'indic... Melville tourna ce polar d'atmosphère dans ses propres studios, à Paris, hors des traditionnels circuits de production de l'époque. Journaux dépliés en boucliers devant des espions visqueux, lampadaires dans la nuit brumeuse... Dans la forme, l'autodidacte reste très influencé par les films noirs américains. Sa touche se retrouve plutôt dans la caractérisation de chaque personnage, toujours sur le fil du rasoir, entre ordure et saint, entre bourreau et victime. Flics ou escrocs, tous se ressemblent, complexés, donc agressifs. Melville porte sur eux un regard ambigu et leur assène de drôles de coups, qu'il fait passer pour des tapes amicales ou des gifles vengeresses. Tout est double, jusqu'à la dernière image, où Belmondo se contemple dans une glace entourée de rayons d'or, tel un Roi-Soleil ou tel un condamné qu'on immole.

Sur OCS Geants dès 07h40 : Le doulos

De 09h30 à 11h20 Hombre

Rediffusion Film : western 1h50 -10

John Russell, un blanc élevé chez les Apaches, plus connu sous le nom de "Hombre", quitte la bourgade de Sweetmary pour se rendre à Bisbee. Il prend place dans une diligence aux côtés du docteur Favor, administrateur des réserves indiennes, qu'accompagne son épouse Audra. Parmi les voyageurs se trouvent également Jessie Brown, une jeune femme mystérieuse, ainsi que Billy et Doris Blake. Peu avant le départ, un aventurier du nom de Cicero Grimes s'impose parmi les passagers. En cours de route, la diligence est attaquée par quatre hors-la-loi, dont Grimes est le complice. John Russell est le seul à pouvoir sauver les passagers du désastre... - Critique : Une diligence est attaquée par des hors-la-loi qui guignent l’argent destiné à une réserve indienne. Parmi les passagers se trouve John Russell, Blanc élevé par les Indiens, et donc rejeté par la communauté cow-boy. Malgré les préjugés de ses compagnons de route, il prend leur défense et décide de se battre contre les bandits. La seule incursion de Martin Ritt dans le western est une réussite : on y retrouve ses idéaux généreux, mais, au-delà du message initial de tolérance, le scénario - qui n’est pas sans évoquer La Chevauchée fantastique - ménage plusieurs surprises, et fait du personnage interprété par Paul Newman un héros solitaire et ambigu. Le rythme du film est volontairement lent, avec des dialogues réduits au minimum, et une interprétation exemplaire, de Paul Newman, parfait, à Richard Boone, truculent à souhait. Tous contribuent au climat complexe et sophistiqué, qui culmine dans un dénouement d’une gravité que les mordus de western trouveront inhabituelle.

Sur OCS Geants dès 09h30 : Hombre

De 11h20 à 12h50 Quand les colts fument, on l'appelle cimetière

Rediffusion Film : western 1h30 Tout public

John et George Mac Intyre retrouvent la propriété paternelle, quelque part dans l'Ouest américain, après avoir acquis bonnes manières et langage châtié au cours de quinze longues années d'études lointaines. Ils découvrent rapidement que leurs concitoyens n'ont rien abdiqué de leur sauvagerie et qu'une bande de hors-la-loi sans scrupules sèment la terreur dans la région. Leur père est particulièrement menacé. Les deux fougueux jeunes gens prennent le taureau par les cornes. Leur inexpérience des armes en ferait une proie facile pour les bandits si un mystérieux étranger ne venait les tirer de chaque mauvaise passe, laissant une collection de cadavres derrière lui à chacune de ses interventions...

Sur OCS Geants dès 11h20 : Quand les colts fument, on l'appelle cimetière

De 12h50 à 14h25 Simenon est Maigret

Rediffusion Documentaire cinéma 1h35 Tout public

Ecrivain prolifique, créateur du personnage du commissaire Maigret, Georges Simenon connut les joies de l'adaptation cinématographique dès les débuts du parlant avec "La Nuit du Carrefour" de Jean Renoir, un film tourné en 1932 d'après une aventure de Maigret parue l'année précédente. Après Pierre Renoir, plus d'une dizaine d'acteurs ont endossé le chapeau et la pipe du célèbre commissaire, aussi bien à la télévision qu'un cinéma : notamment Harry Baur, Charles Laughton, Michel Simon, Jean Gabin, Bruno Cremer, et en 2022 Gérard Depardieu dans le "Maigret" de Patrice Leconte, adapté du roman "Maigret et la Jeune Morte". Exploration d'un genre cinématographique en soi.

Sur OCS Geants dès 12h50 : Simenon est Maigret

De 14h25 à 15h50 Ma femme s'appelle reviens

Rediffusion Film : comédie 1h25 Tout public

Abandonné par sa femme, Bernard a du mal à surmonter son chagrin et s'installe dans une résidence pour célibataires. Employé par "SOS Médecins", il assure des gardes de nuit pour occuper ses insomnies. C'est ainsi qu'il est amené, un soir, à porter secours à une voisine, Nadine Foulon, victime d'un malaise dans l'ascenseur. Il se trouve que Nadine traverse elle aussi une passe difficile, depuis que son compagnon, Terry, un chanteur-guitariste, l'a délaissée. Photographe de métier, elle ne parvient pas à l'oublier et oscille depuis entre dépression et boulimie. Réunis par leurs peines de coeur, ces deux êtres vont, au fil des confidences, devenir plus intimes... - Critique : Sa femme l'a brutalement quitté après cinq ans d'une vie commune intenable : Bernard est anéanti. Son dernier amour, un musicien macho, l'a plaquée sans ménagement : Nadine sanglote dans l'ascenseur. Ce pauvre type et cette brave fille sont voisins de palier. Lui (qui travaille à SOS Médecins) se tue à la tâche, pour oublier. Elle (photographe de mode) compense son chagrin par une boulimie frénétique. Ces deux coeurs solitaires sont faits pour se rencontrer... Sur la lancée des Bronzés, et en totale complicité avec le comique de café-théâtre de la troupe du Splendid, Patrice Leconte a su redonner un salubre coup de fouet aux comédies de moeurs à la française, engluées dans des farces vaseuses. Après Viens chez moi, j'habite chez une copine, il signe une satire du papillonnage sentimental qui sonne juste. La mise en scène a le souci d'éviter le bâclage. Les comédiens sont tenus en laisse. Anémone se garde bien de tirer son personnage de godiche, séduite et abandonnée, vers la pleurnicheuse hystérique. Michel Blanc peaufine son image d'avaleur de couleuvres-tête à gifles affamé de tendresse. Tout cela est sans prétention, sympa.

Sur OCS Geants dès 14h25 : Ma femme s'appelle reviens

De 15h50 à 17h55 Léon Morin, prêtre

Rediffusion Film : drame 2h5 Tout public

Barny, jeune veuve d'un juif tué en 1940, s'est repliée dans une petite ville des Alpes avec sa fille, France. Elle travaille dans un institut de cours par correspondance. Athée, ancienne militante communiste, elle n'en fait pas moins baptiser sa fille, par précaution. La jeune femme, passionnée, a des élans amoureux envers plusieurs de ses camarades de travail. Un jour, accablée par l'injustice de son destin, elle est prise d'un irrépressible besoin de provocation : elle entre dans une église, puis dans un confessionnal, pour y clamer l'absurdité de la religion. Ainsi fait-elle la connaissance de l'abbé Léon Morin, un jeune homme aussi séduisant qu'intelligent... - Critique : Avec cette adaptation du roman de Béatrix Beck, on est loin, apparemment, de l’univers de Melville avec ses flics et ses truands. Pas tant que ça, en fait : Léon Morin (idée géniale d’avoir engagé Belmondo au jeu très « moderne » dans les années 60) obéit lui aussi à des rites, que Melville observe avec respect. Et à une foi qui, pour le coup, le dépasse, comme elle dépasse l’héroïne d’ailleurs. « Madame Bovary, c’est moi », disait Flaubert. Barny, interprétée par Emmanuelle Riva, c’est évidemment Melville. Elle doute, hésite, s’obstine, confond l’amour et le désir, se trompe sans cesse, mais sa quête chaotique est, pour Melville, la seule voie digne offerte à l’être humain. L’occupation allemande isole encore davantage cette femme en elle-même, et rend cet homme à la fois séduisant et terrible dans sa certitude inébranlable.

Sur OCS Geants dès 15h50 : Léon Morin, prêtre

De 17h55 à 19h20 La tête dans le sac

Rediffusion Film : comédie 1h25 Tout public

La cinquantaine triomphante, Romain traverse la vie d'un pas alerte, fier de sa maîtresse Véra, de sa Jaguar, de son grand appartement et de l'agence de publicité qu'il dirige. Lors d'une soirée, il rencontre Eva, qu'il tente de séduire. Malgré l'indifférence de la jeune femme, Romain s'obstine, la relance et obtient un rendez-vous. Eva finit dans son lit, avec une docilité et une passivité totales qui agacent prodigieusement le tombeur. De plus, la jeune femme ne tarde pas à lui présenter ses amis, avec qui elle fréquente les boîtes homosexuelles et les endroits branchés. Tout ce petit monde vient mettre du désordre dans la vie de Romain...

Sur OCS Geants dès 17h55 : La tête dans le sac

De 19h20 à 21h00 Que les gros salaires lèvent le doigt

Rediffusion Film : comédie satirique 1h40 Tout public

André Joeuf, directeur d'un cabinet d'assurances touché par la crise, doit réduire son personnel. Il invite tous ses employés, petits et gros salaires confondus, à passer un week-end dans sa maison de campagne sous prétexte de les récompenser. Ainsi pourra-t-il désigner ses victimes en toute sérénité, parmi les gros salaires pour commencer. Lume, un des employés, qui a découvert la manoeuvre grâce à une des deux filles de son patron, cherche à en tirer parti. Le temps passe, entre les parties de ballon, les visites de la région, les sandwiches au gigot et les apartés déshabillés qu'accordent en série les deux filles de la maison... - Critique : André Joeuf, patron d'un cabinet d'assurances, invite tout son personnel à passer un week-end chez lui à la campagne. Sous le regard méprisant de son épouse, il organise tambour battant un repas barbecue, une soirée dansante, un poker pour les cadres supérieurs et un Monopoly pour les bas salaires. La fête s'achève par une séance de chaises musicales qui doit désigner les quatre victimes d'un licenciement économique. L'un des employés, Lum, tente de tirer sournoisement parti de la situation. Impossible de ne pas penser à Une étrange affaire, réalisé par Pierre, père de Denys Granier-Deferre. Le thème est quasiment le même (l'abus de pouvoir d'un patron sur ses employés). Les deux films sont tirés de deux romans du même auteur (par ailleurs chaque fois coscénariste) : Jean-Marc Roberts. La comparaison n'est pas au bénéfice de cette comédie grinçante, même si le film a de réelles ambitions. La peinture de ces salariés serviles, incapables de rébellion et de solidarité, que l'espoir égoïste de conserver leur emploi conduit à « vomir leur dignité », est d'une causticité troublante. La mise en scène est hélas mal contrôlée et les personnages, lèche-cul ou caïmans, manquent d'opacité. Jean Poiret, lui, se tire de ce demi-ratage avec les honneurs: il est parfait en patron à la bonhomie vulgaire, arrogant et patelin.

Sur OCS Geants dès 19h20 : Que les gros salaires lèvent le doigt

De 21h00 à 22h30 Pauvres millionnaires

Film : comédie 1h30 Tout public

Pour leur voyage de noces, Salvatore et Romolo, deux jeunes amis inséparables issus des milieux populaires de Rome, décident d'emmener leurs épouses à Florence par le train. Mais une série d'incidents les bloque à Rome, où les deux couples insouciants sont contraints de cohabiter dans un appartement en travaux et sans la moindre fenêtre. Renversé un soir par la voiture d'une femme très riche, Salvatore se retrouve amnésique. Un concours de circonstances l'amène à devenir le directeur du grand magasin dans lequel travaille comme vendeur son ami Romolo. Salvatore a tout oublié, dont sa femme Marisa, qui va entreprendre sa reconquête... - Critique : Tout commence par le voyage de noces désastreux de deux couples en route pour Florence. Les deux hommes ratent le train dans lequel se sont installées leurs épouses. Elles descendent à la première gare et voient, quelques minutes après, passer devant elles leurs maris, à bord d'un express qui fonce sans s'arrêter. Après l'installation du quatuor, à Rome, dans des appartements voisins, le film dévie curieusement vers le burlesque social : à la suite d'un choc sur la tête, Salvatore (Renato Salvatori) perd la mémoire. Il devient l'amant de l'excentrique patronne d'un grand magasin (Sylva Koscina) où travaille son beau-frère (Maurizio Arena). Le pauvre, devenu millionnaire, se révèle un petit chef fat et odieux, ce qui permet à Dino Risi de mener une comédie à la Molière sur les tréfonds de l'âme humaine — Risi était fils de médecin et lui-même psychiatre. Tourné en 1959 et demeuré inédit en France, le film brille par son inventivité et son élégance. Et une jolie idée romantique : Salvatore, toujours amnésique, retombe, sans la reconnaître, amoureux de son épouse... C'est la dernière oeuvre dite « mineure » d'un cinéaste qui, très vite, passera à la vitesse supérieure. Au point d'aligner, au tout début des années 1960, trois réussites splendides : Une vie difficile (1961), La Marche sur Rome (1962) et, en 1963, le génial Fanfaron.

Sur OCS Geants dès 21h00 : Pauvres millionnaires

De 22h30 à 00h10 Belles mais pauvres

Rediffusion Film : comédie 1h40 Tout public

Romolo et Salvatore vivent dans le quartier ouvrier de la "vieille Rome". Amis, les deux fanfarons partagent une même insouciance et sont épris de la même fille. Jusqu'à ce l'un et l'autre s'avisent qu'ils sont dotés chacun d'une soeur ravissante. S'ensuivent coups de foudre et fiançailles croisés... - Critique : Pauvres mais beaux, satire de l’Italie des années 50 par un Dino Risi débutant, était plein de fougue et d’insolence. Cette suite, où l’on retrouve Romolo et Salvatore, est encore plus réussie. Ils n’ont toujours pas un sou en poche et font des blagues de gamin : à la piscine, ils chipent les soutiens-gorge des jolies Romaines ou détricotent les slips de bain de costauds. Hélas, fini le temps de l’insouciance. Les deux fanfarons se fiancent, chacun avec la sœur de l’autre, et cherchent du travail… Quelle fantaisie, quel rythme dans ce marivaudage social ­autour de la divine Giovanna ! Incarnée par la piquante Marisa ­Allasio (un peu Sophia Loren, un peu Virginie Ledoyen), Giovanna se sert des héros pour se faire passer la bague au doigt par… un bijoutier récalcitrant. Niché au cœur du film, ce « mariage à l’italienne » est un régal. Tout l’art de Dino Risi — mélancolie, ­cynisme social et légèreté — est déjà là, dans cette peinture de la ­débrouille sentimentale et financière.

Sur OCS Geants dès 22h30 : Belles mais pauvres