TF1 France 2 France 3 Canal+ France 5 M6 Arte C8 W9 TMC TFX NRJ 12 La Chaîne Parlementaire Public Sénat (LCP) France 4 BFM TV CNEWS CSTAR Gulli Culturebox TF1 Séries Films L'Équipe 6ter RMC Story RMC Découverte Chérie 25 LCI Franceinfo IDF1 Téva RTL 9 TV Breizh Paris Première Canal+ Cinéma Canal+ Séries Canal+ Family Canal+ Sport Canal+ Décalé OCS Max OCS Géants OCS Choc OCS City beIN SPORTS 1 beIN SPORTS 2 beIN SPORTS 3

OCS Choc : Programme TV de la chaîne OCS Choc

En ce moment sur OCS Choc :

05h15 La Croisade

Rediffusion Film : comédie 1h10 Tout public
La Croisade

Joseph souhaite contribuer au financement d'un énorme projet écologique en Afrique visant à sauver la planète. Pour cela, il vend les objets de valeurs de ses parents, bien sûr sans leur en faire part. Apprenant le pot-aux-roses, Abel et Marianne comprennent rapidement que leur fils n'est pas le seul participant à cette idée. Des centaines d'enfants font exactement la même chose en revendant des biens précieux pour accumuler un maximum d'argent possible. Devant l'engouement de leur enfant, ils décident de le suivre et l'aider dans sa quête, sachant que l'objectif reste de partir sur le continent africain pour réaliser ce projet... - Critique : Abel et Marianne sont éberlués au milieu de leur appartement haussmannien : leur fils Joseph, 13 ans, s’est servi dans leur garde-robe et leurs tiroirs pour vendre, en douce, leurs signes extérieurs de richesse. Non seulement il ne voit pas le problème, mais il leur révèle également qu’il n’est pas le seul : des centaines d’enfants à travers le monde ont fait de même dans le but de financer un projet simple : sauver la planète. Avec Jean-Claude Carrière, qui cosignait son dernier scénario, Louis Garrel reprend son trio familial de L’Homme fidèle pour une délicieuse fantaisie engagée du côté de la génération Greta Thunberg. La douce insolence de Carrière et l’esprit Nouvelle Vague de Garrel font merveille pour mêler altermondialisme écologiste et chronique sentimentale, entre usure du couple et marivaudage juvénile. Car lutter contre le réchauffement climatique n’empêche pas de ressentir ses premiers troubles adolescents. Le début est particulièrement savoureux, tout en autodérision. Face au jeune Joseph Engel (qui confirme son talent), Louis Garrel et Laetitia Casta, sa compagne dans la vie, s’amusent de leur condition de bobos avec beaucoup de grâce. Mais comme la vérité sort de la bouche des enfants, cette mère ira très loin pour son fils, et finalement pour elle-même. Destiné aux petits et aux grands, ce conte d’anticipation sur l’embourgeoisement face aux inquiétudes justifiées des jeunes généra­tions charme et attendrit.

33min

À suivre, dès 06h25 : Shokuzai : celles qui voulaient se souvenir (Rediffusion)

Ce soir sur OCS Choc :

21h00 Les disparues de Valan

Film policier 1h35 -12

Peter est un inspecteur qui a dédié sa vie à la recherche de femmes portées disparues. Il enquête sur des affaires de traite d'êtres humains à Brasov, dans une brigade d'inspecteurs spécialisée dans les disparitions. Quand il retourne à Valan, sa ville natale en Transylvanie, il apprend qu'un cadavre a été retrouvé dans les montagnes enneigées. Pourrait-il s'agir de sa soeur Juli, disparue il y a 22 ans ? L'enquête qu'il entame l'entraîne dans un labyrinthe de criminalité et de confrontation avec ses propres démons. Il découvre que tous les ans, depuis vingt ans, une jeune fille disparaît la veille de Noël...

« Les disparues de Valan » sur OCS Choc

22h35 The Winter King : Dangereuse gageure

Rediffusion Série historique 1h -12

Saison : 1 - Épisode : 4 - Derfel et Owain partent réclamer au roi Cadwys les taxes qu'il n'a pas versées depuis cinq ans. Sachant que le seigneur va feindre de mauvaises récoltes pour justifier son retard, ils mettent au point un stratagème pour le prendre en défaut. Poussé par une vision, Merlin cherche à se débarrasser de Mordred, mais Arthur ne compte pas le laisser faire... - Critique : Le visage taché de sang, dans l’horreur d’un champ de bataille brumeux, un homme tient son frère dans ses bras. Une scène introductive particulièrement graphique, dans laquelle Ed Whitmore et Kate Brooke nous présentent leur Arthur Pendragon : un guerrier courageux, un frère dévoué mais aussi un homme vulnérable… Adaptée à de multiples reprises sur petit et grand écrans, d’Excalibur à Merlin (sans oublier notre Kaamelott national), la légende arthurienne se décline une nouvelle fois dans cette série adaptée de la trilogie à succès The Warlord Chronicles. Un voyage aux origines du mythe, avant la Table ronde, ses chevaliers et le Saint-Graal. Au Vᵉ siècle, alors que ce qui deviendra peu ou prou l’actuelle Grande-Bretagne se trouve face à la menace de l’ennemi saxon, Arthur — après un bref exil — tente d’unir différents royaumes, en proie à de sanglants conflits internes. Une panoplie de contrées aux noms exotiques, un homme providentiel qui œuvre à les réconcilier afin d’affronter un ennemi commun, une violence crue, dont la représentation manque sévèrement de finesse, le tout infusé d’un mysticisme contenu. On trouve dans les premiers épisodes de The Winter King plus d’emprunts au succès de Game of Thrones qu’à la légende arthurienne elle-même. La relecture du mythe, derrière ses apparences progressistes (ce que laissent présager un héros sensible et un casting diversifié), ne serait-elle pas surtout opportuniste ?

« The Winter King » sur OCS Choc

Programme OCS Choc de la journée d'aujourd'hui

Lundi 04 Mars 2024

De 06h25 à 08h25 Shokuzai : celles qui voulaient se souvenir

Rediffusion Film : drame 2h -10

La population d'un petit village japonais apprend que la petite Emili a été assassinée. Pour les policiers qui mènent l'enquête, tous les espoirs sont permis pour retrouver l'auteur de ce crime insensé. En effet, quatre camarades de classe de la victime ont assisté au meurtre. Or, lorsque les agents essaient de dresser avec elles le portrait-robot du tueur, les fillettes réalisent qu'elles sont incapables de se souvenir de son visage. Ulcérée d'apprendre que l'assassin d'Emili ne peut être identifié, sa mère lance une glaciale imprécation à l'encontre des jeunes témoins. Quinze années plus tard, toujours hantées par ce crime jamais résolu, deux d'entre elles essaient de se souvenir... - Critique : Emili, une écolière de 8 ans, est kidnappée sous les yeux de quatre de ses copines, puis violée et tuée. Les fillettes ont vu le meurtrier mais, sidérées par l'épouvante, sont incapables de se rappeler son visage. La mère de la victime va le leur faire payer... Après un saut temporel de quinze ans, le polar réaliste annoncé par ce prologue traumatisant glisse peu à peu vers l'étrange. Le fantastique naît de la banalité du quotidien, grâce à une mise en scène au scalpel. Après les premières séquences, envahies par le rouge, symbole de la mort dans les précédents films de Kiyoshi Kurosawa, les couleurs s'estompent, comme nimbées d'un voile de tristesse. Le réalisateur de Kaïro n'a cette fois (presque) pas besoin de fantômes pour maintenir un climat surnaturel. Le souvenir de l'enfant morte et la malé­diction de la mère, prisonnière de sa douleur, suffisent. Shokuzai ausculte l'impact de la tragédie chez les quatre témoins devenus adultes : identité sexuelle perturbée, culpabilité obsédante dont les jeunes femmes croient se délivrer en punissant les hommes et en se sacrifiant. La terreur se mêle au mélodrame et à l'étude de moeurs, avec quelques bouffées d'humour très noir. Une oeuvre sombre et fascinante, par un Kiyoshi Kurosawa au sommet de son art.

Sur OCS Choc dès 06h25 : Shokuzai : celles qui voulaient se souvenir

De 08h25 à 10h55 Shokuzai : celles qui voulaient oublier

Rediffusion Film : drame 2h30 -10

Contrairement à Sae et Maki, Akiko et Yuka désirent par-dessus tout tourner la page et oublier le dramatique événement qui a bouleversé leur enfance. Quinze années après le meurtre d'Emili, leur quotidien demeure empreint de remords. En effet, comme Sae et Maki, Akiko et Yuka n'ont pas réussi à donner une description du tueur qu'elles ont pourtant vu agir. La malédiction lancée par la mère de la victime les condamne-t-elles à devoir vivre à jamais avec la culpabilité ? Traumatisées, elles n'ont pu donner la moindre description aux enquêteurs. Lasse de cette pénitence dans laquelle leur vie est enlisée, elle décide de prendre un nouveau départ... - Critique : Une semaine après la première partie (Celles qui voulaient se souvenir, lire Télé­rama no 3307), voici la fin de la superbe saga tournée par Kiyoshi Kurosawa pour la télévision japonaise, intitulée Celles qui voulaient oublier. Cette histoire, aux confins du fantastique, de quatre jeunes femmes hantées depuis l'enfance par l'assassinat de leur camarade d'école est l'une des plus belles réussites de l'auteur de Kaïro. — S.D.

Sur OCS Choc dès 08h25 : Shokuzai : celles qui voulaient oublier

De 10h55 à 12h40 Mes frères et moi

Rediffusion Film : drame 1h45 Tout public

Affecté par divers problèmes familiaux, entre les mésaventures de ses frères plus âgés et une mère diminuée par la maladie, Nour, collégien de 14 ans issu d'un quartier populaire, doit lui aussi payer sa dette à la société pour quelques menus délits sans gravité qui le conduisent sur une pente très savonneuse, et sans avenir. C'est ainsi qu'il a été condamné par la justice à repeindre un couloir de son collège pendant l'été afin d'effectuer ses travaux d'intérêt général. Durant la réalisation des travaux, il fait la rencontre de Sarah, une chanteuse lyrique qui va complètement changer son regard sur la vie, et lui ouvrir de nouveaux horizons... - Critique : Quatre frangins sous le cagnard d’un quartier populaire au bord de la mer : Abel, l’aîné autoritaire, Mo, le rouleur de mécaniques, Hédi le rageur, et Nour, le ­petit dernier de 14 ans, s’engueulent, se tapent dessus mais restent soudés autour de leur mère, dans le coma depuis des années. Pendant que les grands rapportent, plus ou moins légalement, de l’argent à la maison, Nour approche les haut-parleurs de son ordi­nateur du lit maternel, persuadé qu’elle peut entendre son air d’opéra préféré, Una furtiva lagrima, de Gaetano Donizetti. Un jour qu’il repeint un couloir de son collège pour des travaux d’intérêt général, l’adolescent découvre le chant lyrique grâce à Sarah, une chanteuse qui anime un cours d’été. Révélation. Et possible fugue vers un avenir insoupçonné… Faire pénétrer l’opéra et le romanesque dans un cadre régi par la virilité et la violence, l’enjeu était de taille, mais le réalisateur y parvient sans angélisme grâce à un regard tendre et chaleureux sur la fratrie, digne de la comédie italienne : c’est un peu Affreux, sales et méchants, mais en slip de bain et maillot de foot, au son, enivrant, de La traviata. La troupe d’acteurs impressionne : Dali Benssalah impose un charisme fier en chef de clan endurci, le talentueux Sofian Khammes réinvente Aldo Maccione avec une pointe d’ambiguïté, et le jeune Maël Rouin Berrandou ­explose dans le rôle de Nour. Un petit soleil qui fait penser au jeune Momo de La Vie devant soi.

Sur OCS Choc dès 10h55 : Mes frères et moi

De 12h40 à 14h20 God's Creatures

Rediffusion Film : drame 1h40 Tout public

Alors que la communauté d'un petit village de pêcheurs irlandais est réunie pour des funérailles, quelle n'est pas la surprise d'Aileen de revoir son fils Brian. De retour après une longue absence en Australie, il compte bien rester et relancer la ferme ostréicole familiale, abandonnée après son départ soudain. Pour donner un coup de pouce à son fils, Aileen n'hésite pas à dérober un sac d'huîtres dans l'usine de poissons où elle travaille. Lorsque Brian est accusé d'agression sexuelle, sa mère ment pour lui fournir un alibi. Elle s'interroge néanmoins sur les agissements de son fils. - Critique : « Nous sommes des créatures de Dieu dans les ténèbres », se lamente-t-on dans ce thriller psychologique tourné sur la côte nord-ouest de l’Irlande, avec ses villages reculés de pêcheurs, balayés par les vents, et ses parcs ostréicoles. Ici, la vie est dure, et même dangereuse. On s’en va dès qu’on peut. Si on revient, c’est qu’il y a un problème, mais quand Brian réapparaît, après des années d’absence inexpliquée, personne ne pose de question. Sa mère, Aileen, l’accueille à bras ouverts, vole et ment pour le protéger, puis se débat avec sa conscience, avec la tradition patriarcale de sa communauté et avec la culture du silence. Ce malaise est surligné par une bande-son prétentieuse, où le bruit des coquilles d’huîtres, qui s’entrechoquent, se mêle à des percussions arythmiques. Sans parler du symbolisme écrasant : dès l’arrivée de Brian, un champignon contamine les huîtres ! C’est une déception de la part des réalistarices Saela Davis et Anna Rose Holmer, après un premier long métrage intrigant, The Fits. C’est dommage aussi pour Paul Mescal, qui, sans avoir grand-chose à jouer en fils toxique, est tout à la fois charismatique et intimidant. Sa relation quasi œdipienne avec sa mère protectrice maintient l’intérêt, d’autant que celle-ci est interprétée par Emily Watson, toujours aussi expressive et capable de passer du déni à la colère et de l’amour à la perplexité sans dire un mot.

Sur OCS Choc dès 12h40 : God's Creatures

De 14h20 à 15h55 Simulant

Rediffusion Film de science-fiction 1h35 -10

Dans un monde ou l'intelligence artificielle a fait d'immenses progrès, la frontière entre les simulants, des robots humanoïdes, et les humains est de plus en plus ténue et floue. Alors qu'il enquête sur un crime impliquant un simulant, l'inspecteur Kessler fait la connaissance de Casey, un voisin de ce dernier. Au même moment, Evan apprend de la bouche de son épouse Fay qu'il n'est pas un humain, mais un robot. Il partage la vie de la jeune femme depuis que son mari est décédé. Tous les souvenirs du véritable Evan ont été implanté dans son cerveau. Cette prise de conscience est un choc terrible pour le simulant. Un homme va lui apporter du réconfort : Casey...

Sur OCS Choc dès 14h20 : Simulant

De 15h55 à 17h35 Hit the Road

Rediffusion Film : drame 1h40 Tout public

Décidée à s'offrir de meilleures conditions de vie, une famille iranienne met au point un plan pour organiser l'exil d'un fils qu'ils estiment en âge d'accomplir le périlleux trajet. Après avoir vendu leur maison et réuni les économies, ils prennent la route d'un village isolé dans les montagnes. Au volant, le jeune homme transporte sa mère inquiète, son père incapable de conduire avec sa jambe dans le plâtre, et son turbulent petit frère vers un avenir qu'il espère meilleur, mais surtout semé d'embûches. Pour parvenir à leurs fins, ils doivent faire profil bas et servir des mensonges crédibles pour ne pas attirer les soupçons... - Critique : Moteur ! En route ! Tourné en Iran, à travers les vastes étendues qui mènent au nord, vers la frontière avec la Turquie, ce road-movie est propulsé par le pur bonheur de faire du cinéma. Vivre pour filmer, le réalisateur sait ce que c’est : né en 1984, il est le fils de Jafar Panahi, révélé au Festival de Cannes en 1995 avec Le Ballon d’or, célébré pour Taxi Téhéran, mais aussi pour Ceci n’est pas un film, réflexion sur la création après l’interdiction d’exercer son métier dont il fut frappé, en tant qu’opposant au régime iranien. Ces éléments biographiques nourrissent Hit the Road, fiction familiale à la fois légère et inquiète, qui réunit dans une voiture un père, une mère et leurs deux garçons, au moment où l’aîné doit quitter le pays clandestinement… Ces quatre personnages ont un charme fou. Le petit frère est un clown et un moulin à paroles, le grand ne dit presque rien, triste et mélancolique, presque déjà parti, les parents jouent la comédie en faisant comme si ce voyage n’avait rien de dramatique ni de risqué. À travers ce petit théâtre ambulant, souvent accompagné par des chansons, la vie se raconte : l’enfance turbulente et joyeuse, l’entrée dans l’âge adulte, le moment où il faut se séparer des siens, l’avancée vers un nouvel horizon… La politique et la question des libertés sont à l’arrière-plan, elles font partie du décor, qui s’assombrit parfois. Mais c’est d’abord un regard lumineux sur la famille que nous donne à partager Panah Panahi avec son premier film. Le père y tient, bien sûr, une belle place, omniprésent et partageant avec chacun de ses fils un moment essentiel qui évoque le lien, la transmission. Cinématographiquement parlant, le passage de relais est superbe. Il y a une telle vitalité dans ces plans sur la voiture, les visages et les paysages qu’on peut en être sûr : un metteur en scène est né.

Sur OCS Choc dès 15h55 : Hit the Road

De 17h35 à 19h10 Espion(s)

Rediffusion Film d'espionnage 1h35 -10

Employés dans un grand aéroport français, Vincent et Gérard ont pris l'habitude de fouiller dans les bagages pour voler des objets de valeur. Un jour, en ouvrant une valise diplomatique syrienne, Gérard meurt dans l'explosion d'une bouteille de parfum. Peu après, Vincent remarque un homme qui récupère le bagage. Il est alors appréhendé par la DST, qui lui propose un marché : il évite la prison s'il collabore et aide les services secrets français et anglais à mettre la main sur les hommes impliqués dans l'explosion. Vincent se retrouve contraint de séduire Claire, l'épouse française d'un homme d'affaires qui fréquente des personnes suspectes... - Critique : Vincent, afin d’éviter la prison, accepte de collaborer avec les services secrets français et anglais : il est chargé de séduire l’épouse d’un homme d’affaires suspecté de complicité terroriste… Espion(s) appartient à un sous-groupe du film d’espionnage, qu’on baptisera « néo-hitchcockien ». Les jeux de dissimulation des agents secrets y tendent un miroir grossissant de nos propres trahisons. Ainsi, sur une trame inspirée des attentats de 2005 à Londres, le premier film de Nicolas Saada, ancien critique, culmine dans deux scènes polysémiques. Dans la première, Vincent révèle à sa victime la supercherie. Les émotions y sont cruelles : honte pour elle, culpabilité pour lui. Le prisme de l’espionnage permet de saisir les conséquences d’un mensonge amoureux. Plus loin, ils échangent une clé USB dans un cinéma. Ce pourrait être deux ex-amants se restituant un trousseau de clés ou mesurant ce qu’il reste de leur amour. Le moment est poignant. Guillaume Canet brouille les cartes : impossible de lire en lui ce qui relève du service commandé ou du désir pur. Géraldine Pailhas joue avec grâce une femme solitaire et déjà blessée. Dans le regard de la comédienne passent tour à tour défiance, incrédulité, passion qui dévore, douleur d’avoir été dupée.

Sur OCS Choc dès 17h35 : Espion(s)

De 19h10 à 21h00 La vérité

Rediffusion Film : drame 1h50 Tout public

Fabienne, célèbre actrice vieillissante, vient d'être engagée pour tourner dans un film de science-fiction. Et elle s'apprête à publier ses mémoires. A cette occasion, Lumir, sa fille, installée depuis longtemps à New York, vient la voir à Paris, avec son mari, un acteur de série B, et leur fille. Dans la grande maison avec jardin de Fabienne, les retrouvailles entre la mère et la fille se passent bien, jusqu'au moment où Lumir découvre que, dans son livre, Fabienne s'est souvent donnée les apparences d'une mère aimante et attentionnée. Pour Lumir, elle était plutôt absente et totalement centrée sur sa carrière... - Critique : Sans parler un mot de français, Hirokazu Kore-eda, fort de la Palme d’or et du succès international d’Une affaire de famille (2018), s’est vu proposer de tourner un film ici. Avec Catherine Deneuve, s’il vous plaît. Le résultat surprend, séduit et saisit : l’auteur de Still Walking, même délocalisé, demeure un observateur subtil et malicieux des liens familiaux : mère/fille, en l’occurrence. Il réussit un film français, mais traversé par une ironie, une irrévérence venue d’ailleurs. Et d’abord à l’égard de son actrice-monument. Deneuve joue Fabienne, une star du septième art au verbe assassin, ouvrant le film à un jeu constant entre réalité et fiction. La diva publie ses Mémoires, truffés de savoureux mensonges qui la mettent en valeur. À cette occasion, elle reçoit sa fille (Juliette Binoche). La jeune femme a grandi dans l’ombre de sa mère illustre : les retrouvailles s’avèrent houleuses. Mais, en virtuose de la composition, Kore-eda leur superpose un autre face-à-face mère/fille, beaucoup plus virtuel : Fabienne tourne, ces jours-là, un film de science-fiction où elle joue l’enfant d’une femme immortelle qui, donc, ne change pas et semble de la génération suivante. Les répliques de ce film dans le film portent sur la jeunesse éternelle de l’une et sur le vieillissement de l’autre, pourtant née après. Ce travail de cinéma est filmé comme un supplice nécessaire pour la vedette insubmersible, mais aussi comme une affirmation de soi pleine de panache.

Sur OCS Choc dès 19h10 : La vérité

De 21h00 à 22h35 Les disparues de Valan

Film policier 1h35 -12

Peter est un inspecteur qui a dédié sa vie à la recherche de femmes portées disparues. Il enquête sur des affaires de traite d'êtres humains à Brasov, dans une brigade d'inspecteurs spécialisée dans les disparitions. Quand il retourne à Valan, sa ville natale en Transylvanie, il apprend qu'un cadavre a été retrouvé dans les montagnes enneigées. Pourrait-il s'agir de sa soeur Juli, disparue il y a 22 ans ? L'enquête qu'il entame l'entraîne dans un labyrinthe de criminalité et de confrontation avec ses propres démons. Il découvre que tous les ans, depuis vingt ans, une jeune fille disparaît la veille de Noël...

Sur OCS Choc dès 21h00 : Les disparues de Valan

De 22h35 à 23h35 The Winter King : Dangereuse gageure

Rediffusion Série historique 1h -12

Saison : 1 - Épisode : 4 - Derfel et Owain partent réclamer au roi Cadwys les taxes qu'il n'a pas versées depuis cinq ans. Sachant que le seigneur va feindre de mauvaises récoltes pour justifier son retard, ils mettent au point un stratagème pour le prendre en défaut. Poussé par une vision, Merlin cherche à se débarrasser de Mordred, mais Arthur ne compte pas le laisser faire... - Critique : Le visage taché de sang, dans l’horreur d’un champ de bataille brumeux, un homme tient son frère dans ses bras. Une scène introductive particulièrement graphique, dans laquelle Ed Whitmore et Kate Brooke nous présentent leur Arthur Pendragon : un guerrier courageux, un frère dévoué mais aussi un homme vulnérable… Adaptée à de multiples reprises sur petit et grand écrans, d’Excalibur à Merlin (sans oublier notre Kaamelott national), la légende arthurienne se décline une nouvelle fois dans cette série adaptée de la trilogie à succès The Warlord Chronicles. Un voyage aux origines du mythe, avant la Table ronde, ses chevaliers et le Saint-Graal. Au Vᵉ siècle, alors que ce qui deviendra peu ou prou l’actuelle Grande-Bretagne se trouve face à la menace de l’ennemi saxon, Arthur — après un bref exil — tente d’unir différents royaumes, en proie à de sanglants conflits internes. Une panoplie de contrées aux noms exotiques, un homme providentiel qui œuvre à les réconcilier afin d’affronter un ennemi commun, une violence crue, dont la représentation manque sévèrement de finesse, le tout infusé d’un mysticisme contenu. On trouve dans les premiers épisodes de The Winter King plus d’emprunts au succès de Game of Thrones qu’à la légende arthurienne elle-même. La relecture du mythe, derrière ses apparences progressistes (ce que laissent présager un héros sensible et un casting diversifié), ne serait-elle pas surtout opportuniste ?

Sur OCS Choc dès 22h35 : The Winter King

De 23h35 à 00h30 The Winter King : Le prix du sang

Rediffusion Série historique 55mn -12

Saison : 1 - Épisode : 5 - Avant une importante cérémonie, Arthur part pêcher avec Gorfydd, toujours dans l'optique d'apaiser leur relation. Un mouvement dans les branchages lui fait lancer sa lance, qui atteint un espion saxon, envoyé par le roi Aelle. Derfel est rongé par la culpabilité après la mort d'innocents mineurs mais ne peut se résoudre à révéler la vérité à Arthur. Merlin refuse d'accomplir un sacrifice humain pour apaiser les dieux et charge Morgane de le faire. - Critique : Le visage taché de sang, dans l’horreur d’un champ de bataille brumeux, un homme tient son frère dans ses bras. Une scène introductive particulièrement graphique, dans laquelle Ed Whitmore et Kate Brooke nous présentent leur Arthur Pendragon : un guerrier courageux, un frère dévoué mais aussi un homme vulnérable… Adaptée à de multiples reprises sur petit et grand écrans, d’Excalibur à Merlin (sans oublier notre Kaamelott national), la légende arthurienne se décline une nouvelle fois dans cette série adaptée de la trilogie à succès The Warlord Chronicles. Un voyage aux origines du mythe, avant la Table ronde, ses chevaliers et le Saint-Graal. Au Vᵉ siècle, alors que ce qui deviendra peu ou prou l’actuelle Grande-Bretagne se trouve face à la menace de l’ennemi saxon, Arthur — après un bref exil — tente d’unir différents royaumes, en proie à de sanglants conflits internes. Une panoplie de contrées aux noms exotiques, un homme providentiel qui œuvre à les réconcilier afin d’affronter un ennemi commun, une violence crue, dont la représentation manque sévèrement de finesse, le tout infusé d’un mysticisme contenu. On trouve dans les premiers épisodes de The Winter King plus d’emprunts au succès de Game of Thrones qu’à la légende arthurienne elle-même. La relecture du mythe, derrière ses apparences progressistes (ce que laissent présager un héros sensible et un casting diversifié), ne serait-elle pas surtout opportuniste ?

Sur OCS Choc dès 23h35 : The Winter King