Ciné+ Premier : Programme TV de la chaîne Ciné+ Premier

En ce moment sur Ciné+ Premier :

00h13 Les chansons que mes frères m'ont apprises

Rediffusion Film : drame 1h31 Tout public
Les chansons que mes frères m'ont apprises

Dans la réserve indienne de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud, Johnny vient de terminer ses études et songe très sérieusement à quitter la région avec sa petite amie, pour tenter de trouver du travail à Los Angeles. Mais la mort soudaine de son père, dans un incendie domestique, bouleverse ses projets. D'autant que Johnny sait que s'il part, il devra laisser sa jeune soeur, Jashaun, à laquelle il est très attaché... - Critique : | Genre : fable initiatique. Johnny, comme n'importe quel gamin de 17 ans, s'interroge sur le sens à donner à une existence dont il perçoit, à la veille de basculer dans une maturité peu enviable, la déprimante monotonie. Il faut dire qu'il est un Sioux oglala, branche des Lakota, dont la tentaculaire famille est coincée ­depuis des générations dans le sinistre quotidien de la réserve de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud. A quoi pourrait-il bien rêver ? Devenir champion de rodéo, comme les autres petits gars de son âge ? Ou bien petit trafiquant d'alcool, histoire de prendre la succession d'un père récemment disparu ? Johnny décide de partir. Il ignore encore ce qu'il cherche, mais il sait ce qu'il fuit. Chloé Zhao, la réalisatrice, s'est immergée au sein d'un peuple condamné depuis longtemps à la marginalité perpétuelle. Née à Pékin, elle aussi savait ce qu'elle quittait quand, pour les besoins de son premier film, elle a passé quatre années à sillonner l'immense réserve indienne, apprenant à connaître chacun de ses habitants. Et si on s'interroge sur les points communs qui unissent cette jeune artiste à une agonisante communauté indienne d'Amérique, il suffit de regarder la somptueuse scène finale, invitation au voyage qui, opportunément, rappelle que, en langue sioux oglala, lakota signifie « ceux qui se dispersent ». — Bruno Icher

34min

À suivre, dès 01h44 : Ceux qui veulent ma mort (Rediffusion)

Ce soir sur Ciné+ Premier :

20h50 Kingdom of Heaven

Inédit Film historique 2h20 Tout public

En 1186, Godefroy d'Ibelin révèle à Balian, jeune forgeron français, qu'il est son père. Du fait de sa noble lignée, il n'a pas d'autre choix que de partir en croisade vers Jérusalem. En Terre sainte, Balian s'initie à la guerre. Mais les chrétiens multiplient les exactions envers les pèlerins musulmans... - Critique : GENRE : Guerre sainte. Cinq ans après Gladiator, Ridley Scott a rouvert ses manuels d'histoire, passant de la pax romana (relative) aux temps (troublés) des croisades. Il évacue toute lecture politique, même si des troupes d'occupation harcelées par des fous de Dieu, ça fait forcément penser à aujourd'hui... Les braves types de Kingdom of Heaven sont des humanistes avant la lettre : Balian, fils naturel d'un « seigneur françois », lancé vers la Terre sainte par son papa croisé ; Baudoin IV, souverain de Jérusalem, roi lépreux qui cache son visage putréfié sous un masque d'argent ; ou encore Saladin, l'adversaire chevaleresque, qui résiste aux tentations bellicistes, pour le bien de son peuple. Les méchants sont les Templiers qui menacent l'équilibre d'une Jérusalem multiconfessionnelle. Intrigues de cour qui offrent à Jeremy Irons, David Thewlis ou Brendan Gleeson des accents quasi shakespeariens. Et le siège final de Jérusalem est un beau morceau de bravoure...

« Kingdom of Heaven » sur Ciné+ Premier

23h10 Le Discours

Rediffusion Film : comédie 1h26 Tout public

Coincé à un repas de famille qui n'en finit pas, Adrien voudrait pouvoir s'échapper. Tandis qu'à table, on discute des avantages du chauffage au sol, le jeune homme en pleine crise existentielle est entièrement occupé par ce maudit portable qui ne sonne pas. Il attend que Sonia réponde à son sms et mette fin à la " pause " qu'elle lui impose depuis un mois. Comme si ce n'était pas assez, Ludo, son futur beau-frère, lui demande, entre la poire et le fromage, de faire un " petit " discours pour le mariage ! Adrien panique. Alors qu'il tente de trouver des idées pour célébrer l'amour, il fait le point sur sa vie et son histoire avec Sonia... - Critique : Pour « À fond la forme », clamait, il y a quelques années, une enseigne d’articles de sport. Laurent Tirard aurait pu inscrire ce slogan sur l’affiche du Discours, exercice de style inventif et ludique adapté d’un roman qu’on aurait juré inadaptable de Fabrice Caro. L’entreprise était casse-binette, puisqu’elle consiste à retranscrire le monologue intérieur d’un trentenaire obsessionnel confronté à un drame tout relatif : Adrien attend… un texto. Voilà trente-huit jours que Sonia a mis leur amour sur pause et qu’elle semble ignorer le SMS qu’il lui a envoyé. Pour couronner le tout, c’est le soir où il dîne chez ses parents avec sa sœur et son futur beau-frère, lequel l’achève en lui demandant de préparer un discours pour leur mariage. Comédie mélancolique, Le Discours réussit une mission paradoxale : respecter l’unité de lieu, de temps et d’intrigue tout en l’explosant littéralement. Bâtie sur le principe du marabout-bout de ficelle, la mise en scène prend sa source dans la tête d’Adrien et matérialise à l’écran ses pensées, ses souvenirs et ses délires incontrôlables. Comme dans la sitcom The Office, le héros s’adresse constamment au public, offrant à Benjamin Lavernhe un quasi-one-man-show étourdissant. Rien que pour les différentes versions du fameux discours, de la plus cool à la plus embarrassante, on peut s’incruster à ce drôle de dîner. — Marie Sauvion Contre Narrateur omniscient de sa vie fantasmée, Benjamin Lavernhe ne man­que ni de qualités ni d’occasions pour briller. Le problème est un peu là. Son personnage surplombant est aussi le seul à échapper à la crétinerie. Son beau-frère, sa sœur, ses parents sont d’insupportables caricatures. Quant au tant attendu « discours » sur le couple, le mariage et la famille, à force d’être reporté par la velléité maladive du héros et la déconstruction de la mise en scène, il se révèle, quand il finit par advenir, d’une triste banalité. Un comble. — Jérémie Couston

« Le Discours » sur Ciné+ Premier

Programme Ciné+ Premier de la journée d'aujourd'hui

Mardi 06 Décembre 2022

De 07h02 à 08h30 Brillantissime

Rediffusion Film : comédie sentimentale 1h28 Tout public

Angela a tout pour être heureuse. Elle mène une existence confortable à Nice, dans un bel appartement, entourée par un mari charmant et une adolescente aspirante musicienne. Mais, le soir de Noël, sa fille la laisse pour rejoindre son petit ami et son époux la quitte. Elle ne peut pas compter sur sa meilleure amie qui préfère prendre des somnifères plutôt que de la consoler. Heureusement, elle bénéficie du soutien de son psychanalyste, qui l'aime en secret. Aidée par les filles de sa famille, sa mère et finalement son amie, elle essaie de remonter la pente et tente de réveiller sa vie sentimentale et sexuelle... - Critique : Titrer son film Brillantissime, il fallait oser. Outre l’outrecuidance, on ne voit pas bien le rapport avec le sujet. A moins qu’il s’agisse d’autodérision au quatrième degré. Car ce n’est pas l’intelligence qui étouffe l’héroïne, Angela (Michèle Laroque), une Niçoise oisive et pétée de thunes, qui se retrouve larguée par son mari le soir de Noël. Anéantie, elle trouve un peu de réconfort auprès d’une amie modiste (Rossy de Palma) guère plus sagace qu’elle, d’un gentil vendeur de fruits et légumes (Gérard Darmon) et d’un psychiatre (Kad Merad) dont elle tombe amoureuse. Actrice considérée comme très populaire, Michèle Laroque aurait peut-être dû y regarder à deux fois et s’appuyer sur un scénario plus solide, avant de passer de l’autre côté de la caméra. Tout paraît ici en effet survolé, flou, mal écrit, mal caricaturé. L’humour est bâclé et pas du tout compensé par les notes d’émotion doucereuse. A noter tout de même dans ce marasme, une anomalie heureuse, un moment incongru : le titre La Vie au ras du sol, composé par Alex Beaupain, que chante sur scène Michèle Laroque avec le personnage de sa fille. Après le film, bientôt l’album ?   Brillantissime - La Bande Annonce VF Video of 3mmwDX6ACu4

Sur Cine Plus Premier dès 07h02 : Brillantissime

De 08h30 à 09h51 Médecin de nuit

Rediffusion Film : drame 1h21 -10

Mikaël, médecin de nuit, travaille dans les quartiers déshérités de Paris. Outre les habitants de ces arrondissements, il soigne également les toxicomanes. Déchiré entre son épouse et sa maîtresse, entraîné par son cousin dans un trafic de fausses ordonnances de Subutex, Mikaël réalise qu'il doit reprendre sa vie en main... - Critique : Il parcourt Paris au volant de sa Volvo break, engoncé dans une veste en cuir noir et coincé dans un trafic de Subutex qui le dépasse. Mikaël est médecin de nuit. Un métier, un sacerdoce, une malédiction. Plus proche d’Eschyle que d’Hippocrate… Le troisième film d’Élie Wajeman (Alyah, Les Anarchistes) a des allu­­­res de tragédie grecque, avec son héros qui court à sa perte, toujours sur la corde raide, entre le bien et le mal, entre ses patients toxicomanes et les combines de son cousin pharmacien, entre sa femme et sa maîtresse, qui se trouve être aussi celle du cousin corrompu. Le temps d’une nuit très agitée, ramassée dans un film noir de quatre-vingts minutes, Mikaël va devoir se racheter une conscience. Dans la peau du toubib en perdition, Vincent Macaigne en impose. Le corps massif, mais plus athlétique qu’à l’accoutumée, il traverse le film en apnée, distribuant les ordonnances, les baffes et les étreintes. Loin des rôles de trentenai­res déboussolés par leurs sentiments auxquels il nous avait habitués. Pour une fois, c’est lui le guérisseur, sur qui tous les autres personnages comptent : le dispatcheur de SOS Médecins qui crépite dans sa radio, la vieille dame du douzième étage qui fait une crise d’angoisse à 3 heures du matin, sa famille, ses amis… Tel un vampire, dont il semble partager l’immortalité, Mikaël veille sur la ville endormie. À l’humanisme et à la solidarité chorale d’un Thomas Lilti (Hippocrate), le réalisateur de Médecin de nuit préfère le romanesque du polar urbain américain. Trois mesures d’After Hours pour la guigne nocturne, mafia de l’Est incluse, et deux comprimés de Bad Lieutenant pour la double vie entre drogue et rédemption. Scorsese et Ferrara midi et soir, on a connu pire traitement.

Sur Cine Plus Premier dès 08h30 : Médecin de nuit

De 09h51 à 11h45 Largo Winch 2

Rediffusion Film : thriller 1h54 Tout public

Largo Winch se retrouve à la tête du groupe W après la mort de son père. Contre toute attente, il décide de ne pas suivre les traces de son père, mais de mettre en vente l'entreprise familiale. En effet, il a l'ambition, avec l'argent que lui rapportera la société, de créer une importante fondation humanitaire. Alors qu'il est sur le point de signer le contrat de vente, un mystérieux témoin l'accuse de crimes contre l'humanité. Largo Winch risque gros s'il ne trouve pas le moyen de se disculper. Il entame alors une enquête qui le ramènera sur les traces de son passé, en plein coeur de la jungle birmane, dans l'espoir de prouver son innocence... - Critique : On n’avait guère aimé le premier Largo Winch (2008) (1), ersatz français de James Bond. Ce deuxième volet des aventures de l’orphelin milliardaire, lui, tire une bonne partie de son charme de ses seconds rôles. La plus sexy, c’est évidemment Sharon Stone, dans la peau d’une procureure qui cherche à coincer le fringant Largo pour crimes contre l’humanité en Birmanie. Sa première apparition, en nuisette et string vert fluo, et les suivantes, à chaque fois en compagnie d’un éphèbe différent, sont de jolis moments d’autodérision. Autre gag savoureux : le précieux majordome (Nicolas Vaude), toujours empêtré dans des situations impossibles, qui laisse des messages interminables sur le répondeur de son maître. C’est aussi la dernière apparition du grand Laurent Terzieff dans le rôle d’un vieillard diabétique et manipulateur. Pour le reste, le scénario s’éloigne habilement des BD et offre à Tomer Sisley l’occasion de prouver qu’il est un excellent cascadeur. La poursuite en chute libre, réalisée sans trucage, est le clou de ce film d’action « à l’américaine » qui n’a pas à rougir de la comparaison.   (1) Diffusé à la suite de celui-ci.

Sur Cine Plus Premier dès 09h51 : Largo Winch 2

De 11h45 à 13h30 La vague

Rediffusion Film : drame 1h45 -10

Rainer Wenger, un professeur allemand, est connu pour l'originalité de ses méthodes pédagogiques. Dans le cadre d'un atelier, il propose à ses élèves de mieux comprendre quels sont les rouages des régimes totalitaires. Avec eux, il aborde frontalement les méthodes d'embrigadement de la population. Petit à petit, les lycéens vivent une totale immersion dans le fascisme. Wenger se montre très satisfait des résultats. Mais ce jeu de rôles géant échappe très rapidement au contrôle de l'enseignant. Plusieurs élèves s'emparent du leadership et font éclater les limites de l'atelier. Bientôt, au sein de l'établissement scolaire, un mouvement d'adhésion aux thèses totalitaires enflamme les esprits des lycéens... - Critique : Plutôt qu’une dénonciation en bonne et due forme du fascisme, ce film allemand met en scène son possible attrait. Un prof de lycée, au profil d’anar, décide d’animer, dans le cadre d’un atelier, une sorte de jeu de rôle, une autocratie au ras de la classe, où les élèves n’existent plus en tant qu’individus et obéissent à des règles très strictes. Dans cette organisation, le prof ne l’est plus et devient un meneur autoritaire. Tout le monde se prend peu à peu au jeu, et la classe finit par se transformer en simili-secte dangereuse. La ferveur dans le collectif, la libération paradoxale et la jouissance que peut procurer l’obéissance, voilà quelques-uns des lièvres levés dans cette démonstration un peu trop… démonstrative. Pour que la leçon soit vraiment perturbante, il aurait fallu des motifs d’engagement et de soumission autrement plus attirants que ceux exposés dans la salle de cours. S’habiller tout en blanc, répondre en chœur et faire la vague avec la main en guise de signe de ralliement, c’est un peu court.

Sur Cine Plus Premier dès 11h45 : La vague

De 13h30 à 15h19 Conjuring 3 : sous l'emprise du diable

Rediffusion Film d'horreur 1h49 -12

Arne Cheyenne Johnson se voit accusé d'un meurtre qu'il se défend d'avoir commis, arguant avoir été possédé par le diable au moment de poignarder son propriétaire, le dénommé Alan Bono. Les époux Warren vont donc être sollicités pour aider le prévenu à faire la lumière sur cette affaire, devenue le premier procès pour meurtre de l'histoire des États-Unis où la possession démoniaque a servi de mobile à la défense... - Critique : Un jeune homme commet un crime aussi horrible qu’inexplicable. Coup de folie ? Pis : possession démoniaque. Troisième enquête occulte des époux Warren, exorcistes free lance rencontrés dans les deux premiers Conjuring, ce film d’horreur « inspiré d’une histoire vraie » (plaît-il ?) empile les frayeurs molles et les effets prévisibles — à l’exception d’un matelas à eau hanté, assez rigolo. La faute à Satan, sans doute.

Sur Cine Plus Premier dès 13h30 : Conjuring 3 : sous l'emprise du diable

De 15h19 à 16h56 Vault : casse contre la mafia

Rediffusion Film : thriller 1h37 -10

Alors qu'ils font un bref séjour en prison, Deuce et Chucky, deux petits délinquants, sont recrutés par Gerry Quimette, le bras droit de Raymond Patriarca, le patron de la mafia de Providence. Celui-ci, incarcéré, continue de diriger son réseau criminel depuis sa cellule. A leur sortie de prison, les deux amis acceptent de braquer la "banque" de la famille Patriarca pour le compte de Quimette...

Sur Cine Plus Premier dès 15h19 : Vault : casse contre la mafia

De 16h56 à 18h25 Gabrielle

Rediffusion Film : drame 1h29 Tout public

Jean est cultivé et autoritaire, Gabrielle raffinée et fière. Apparemment soudé, leur couple éclate lorsque Jean trouve une lettre que sa femme lui a laissée. Elle lui annonce qu'elle le quitte puis, à peine partie, réapparaît. Très vite, Gabrielle se terre dans son silence, laissant Jean en plein désarroi...

Sur Cine Plus Premier dès 16h56 : Gabrielle

De 18h25 à 18h29 En Salle : Annie colère

Rediffusion Magazine d'information 4mn Tout public

Blandine Lenoir revient en 1974 pour raconter le combat pour le droit à l'avortement dans "Annie colère", avec Laure Calamy, Zita Hanrot et India Hair.

Sur Cine Plus Premier dès 18h25 : En Salle

De 18h29 à 20h14 Le Redoutable

Film : comédie dramatique 1h45 Tout public

En 1967, Jean-Luc Godard est déjà considéré comme un maître, avec ses chefs-d'oeuvre "Le Mépris", "Pierrot le fou" et "A bout de souffle". Mais le cinéaste est en pleine remise en question de son art, qu'il trouve vain et qu'il s'apprête à tuer, tandis qu'éclate la révolte étudiante de mai 1968. Il se passionne pour la révolution et les discours maoïstes et marxistes qu'il soutient. Il vit avec Anne Wiazemsky, de vingt ans sa cadette et qu'il ne traite pas très bien. Egocentrique et égoïste, il empêche sa femme de vivre... - Critique : Plus que le pastiche redouté, Le Redoutable est un détournement fantaisiste et attendri de la figure d’un incorrigible obses­sionnel. Un Godard si attaché à être de son temps — les années Mao — qu’il en oublie de vivre avec Anne Wiazemsky, la femme qu’il aime. Louis Garrel passe de l’imitation à une incar­nation subtile d’un cinéaste soudain jaloux et masochiste en amour : belle scène de rupture entre chambre et salle de bains… C’est dans son humour que le film s’avère le plus fidèle à Jean-Luc Godard, très blagueur lui-même. Puisque l’homme n’a eu de cesse de tout désacraliser, n’était-ce pas le plus bel hommage à lui rendre que de le désacraliser, à son tour, et d’en faire un héros réellement populaire ?

Sur Cine Plus Premier dès 18h29 : Le Redoutable

De 20h14 à 20h29 Hollywood Live

Magazine du cinéma 15mn Tout public

Les dernières nouvelles du cinéma nord-américain : tapis rouges des avant-premières, interviews de stars, secrets de tournage, visites dans les arcanes des grands studios, présentées par Ramzi Malouki.

Sur Cine Plus Premier dès 20h14 : Hollywood Live

De 20h29 à 20h50 Par ici les sorties

Magazine du cinéma 21mn Tout public

Toutes les sorties en salle de la semaine.

Sur Cine Plus Premier dès 20h29 : Par ici les sorties

De 20h50 à 23h10 Kingdom of Heaven

Inédit Film historique 2h20 Tout public

En 1186, Godefroy d'Ibelin révèle à Balian, jeune forgeron français, qu'il est son père. Du fait de sa noble lignée, il n'a pas d'autre choix que de partir en croisade vers Jérusalem. En Terre sainte, Balian s'initie à la guerre. Mais les chrétiens multiplient les exactions envers les pèlerins musulmans... - Critique : GENRE : Guerre sainte. Cinq ans après Gladiator, Ridley Scott a rouvert ses manuels d'histoire, passant de la pax romana (relative) aux temps (troublés) des croisades. Il évacue toute lecture politique, même si des troupes d'occupation harcelées par des fous de Dieu, ça fait forcément penser à aujourd'hui... Les braves types de Kingdom of Heaven sont des humanistes avant la lettre : Balian, fils naturel d'un « seigneur françois », lancé vers la Terre sainte par son papa croisé ; Baudoin IV, souverain de Jérusalem, roi lépreux qui cache son visage putréfié sous un masque d'argent ; ou encore Saladin, l'adversaire chevaleresque, qui résiste aux tentations bellicistes, pour le bien de son peuple. Les méchants sont les Templiers qui menacent l'équilibre d'une Jérusalem multiconfessionnelle. Intrigues de cour qui offrent à Jeremy Irons, David Thewlis ou Brendan Gleeson des accents quasi shakespeariens. Et le siège final de Jérusalem est un beau morceau de bravoure...

Sur Cine Plus Premier dès 20h50 : Kingdom of Heaven

De 23h10 à 00h36 Le Discours

Rediffusion Film : comédie 1h26 Tout public

Coincé à un repas de famille qui n'en finit pas, Adrien voudrait pouvoir s'échapper. Tandis qu'à table, on discute des avantages du chauffage au sol, le jeune homme en pleine crise existentielle est entièrement occupé par ce maudit portable qui ne sonne pas. Il attend que Sonia réponde à son sms et mette fin à la " pause " qu'elle lui impose depuis un mois. Comme si ce n'était pas assez, Ludo, son futur beau-frère, lui demande, entre la poire et le fromage, de faire un " petit " discours pour le mariage ! Adrien panique. Alors qu'il tente de trouver des idées pour célébrer l'amour, il fait le point sur sa vie et son histoire avec Sonia... - Critique : Pour « À fond la forme », clamait, il y a quelques années, une enseigne d’articles de sport. Laurent Tirard aurait pu inscrire ce slogan sur l’affiche du Discours, exercice de style inventif et ludique adapté d’un roman qu’on aurait juré inadaptable de Fabrice Caro. L’entreprise était casse-binette, puisqu’elle consiste à retranscrire le monologue intérieur d’un trentenaire obsessionnel confronté à un drame tout relatif : Adrien attend… un texto. Voilà trente-huit jours que Sonia a mis leur amour sur pause et qu’elle semble ignorer le SMS qu’il lui a envoyé. Pour couronner le tout, c’est le soir où il dîne chez ses parents avec sa sœur et son futur beau-frère, lequel l’achève en lui demandant de préparer un discours pour leur mariage. Comédie mélancolique, Le Discours réussit une mission paradoxale : respecter l’unité de lieu, de temps et d’intrigue tout en l’explosant littéralement. Bâtie sur le principe du marabout-bout de ficelle, la mise en scène prend sa source dans la tête d’Adrien et matérialise à l’écran ses pensées, ses souvenirs et ses délires incontrôlables. Comme dans la sitcom The Office, le héros s’adresse constamment au public, offrant à Benjamin Lavernhe un quasi-one-man-show étourdissant. Rien que pour les différentes versions du fameux discours, de la plus cool à la plus embarrassante, on peut s’incruster à ce drôle de dîner. — Marie Sauvion Contre Narrateur omniscient de sa vie fantasmée, Benjamin Lavernhe ne man­que ni de qualités ni d’occasions pour briller. Le problème est un peu là. Son personnage surplombant est aussi le seul à échapper à la crétinerie. Son beau-frère, sa sœur, ses parents sont d’insupportables caricatures. Quant au tant attendu « discours » sur le couple, le mariage et la famille, à force d’être reporté par la velléité maladive du héros et la déconstruction de la mise en scène, il se révèle, quand il finit par advenir, d’une triste banalité. Un comble. — Jérémie Couston

Sur Cine Plus Premier dès 23h10 : Le Discours