Ciné+ Frisson : Programme TV de la chaîne Ciné+ Frisson

En ce moment sur Ciné+ Frisson :

22h28 Pacific Rim

Rediffusion Film de science-fiction 2h8 Tout public
Pacific Rim

Après avoir provoqué des millions de morts lors d'une guerre longue et pillé les ressources naturelles de l'humanité, les Kaijus, des monstres géants surgis des flots, règnent sur le monde. Pour les vaincre, des robots gigantesques, appelés les Jaegers, ont été élaborés. Ils sont manipulés par deux pilotes simultanément par télépathie. Mais les affrontements s'annoncent délicats. Les forces armées ne parviennent pas à faire reculer les Kaijus. L'humanité est en danger. Alors, pour tenter l'opération de la dernière chance, un ancien pilote dépressif et une jeune femme en cours de formation sont réunis. Ce tandem doit manipuler un des anciens Jaegers. Vont-ils réussir leur mission ?... - Critique : Les abysses sont un formidable réservoir de peurs primales, Steven Spielberg et James Cameron en savent quelque chose. Les monstres surgissent des failles de l'océan comme autant de cauchemars d'apocalypse. Nées dans le Japon post-Hiroshima, ces créatures sous-marines géantes (le fameux Godzilla) ont longtemps permis d'exorciser le péril nucléaire. En opposant aux bestioles venues des flots des robots géants pilotés par des humains, le Mexicain Guillermo del Toro, maître du conte fantastique et psychanalytique (Le Labyrinthe de Pan), réunit à l'écran deux sous-genres de la science-fiction japonaise. Son inventivité est toujours aussi ludique, et l'ébouriffante fluidité des effets spéciaux numériques, élaborés par les champions du genre, comble notre désir cathartique de destruction. Finie l'époque des maquettes piétinées par des sauriens en caoutchouc ! Pour venir à bout des monstres préhistoriques, dotés de deux cerveaux comme certains dinosaures, l'homme va devoir utiliser ses neurones. C'est la riche idée et le fil conducteur du film : le salut passera par la connexion. D'abord entre les binômes de pilotes des robots (un père et son fils, deux frères), dont les cerveaux sont reliés pour mutualiser leurs réflexes, avec toutes les conséquences psychologiques imaginables. Connexion encore lors d'une expérience où un scientifique tente de pénétrer dans le cerveau d'une bestiole ennemie pour trouver la faille de son système de défense. Qui, à part Guillermo del Toro, pouvait ainsi fusionner blockbuster et film d'auteur et célébrer les noces monstrueuses de Freud et Godzilla ? — Jérémie Couston

22min

À suivre, dès 00h36 : Les rivières pourpres 2 : les anges de l'Apocalypse (Rediffusion)

Ce soir sur Ciné+ Frisson :

20h50 Contre-enquête

Film policier 1h21 Tout public

Richard Malinowski, capitaine de brigade criminelle, mène une existence paisible en compagnie de Claire, son épouse, et de sa fille Emilie. Mais quand la petite est violée et assassinée, la vie de Richard s'écroule. Ses collègues, chargés de l'enquête, ne tardent pas à appréhender un suspect, Daniel Eckmann. Au terme de sa garde à vue, celui-ci reconnaît sa culpabilité mais se rétracte lors de son procès. Condamné, il clame son innocence du fond de sa cellule et écrit à Malinowski pour l'en convaincre. Le doute s'insinue peu à peu dans l'esprit de Richard, qui décide d'entamer une contre-enquête. Celle-ci le mène sur la piste d'un nouveau suspect, le tueur en série Salinas... - Critique : Film de Franck Mancuso (France, 2007). Scénario : F. Mancuso, d'après Lawrence Block. 85 mn. Avec Jean Dujardin, Laurent Lucas, Agnès Blanchot, Aurélien Recoing. Genre : double jeu. Il n'a pas enquêté sur le viol et le meurtre de sa fillette. Ses collègues s'en sont chargés. Un suspect a été arrêté, puis condamné après avoir avoué. Justice a donc été faite, laissant néanmoins l'inspecteur Malinow­ski au fond du gouffre. Jusqu'au jour où une lettre lui parvient. L'assassin présumé y clame son innocence en des termes si sincères que le flic en est troublé. Sans rien dire à sa compagne, à ses confrères, il mène une contre-enquête pour s'apercevoir que le jour du drame un assassin d'enfants rôdait sur le lieu du crime. Franck Mancuso a été flic durant vingt ans. D'où la réussite de quelques seconds rôles : Aurélien Recoing et Jacques Frantz ont une gueule, des gestes, des mots qui font vrai. Sonnent étrangement faux, en revanche, toutes les scènes de procès, que n'importe quel cinéaste débutant ayant vu trois séries télé réussit, en général, sans problème. La télé, précisément, Franck Mancuso ne doit pas la regarder souvent : où a-t-il pris l'idée de ce présentateur qui, en direct, s'excuse presque de ne pas donner à son invité (le faux coupable) le numéro de portable du flic qui l'a innocenté... Jean Dujardin a visiblement cru - et c'est tout à son honneur - à son personnage. Reste, néanmoins, qu'il est totalement indéfendable. Le scénario - vaguement inspiré d'un roman de Lawrence Block - ne semble, d'ailleurs, écrit que dans un seul but : le faire foncer, au mépris de toute vraisemblance, vers un coup de théâtre qui, par sa maladresse, rappelle certains polars détestables des années 70. Les voir renaître, soudain (notamment dans A vif, de Neil Jordan, avec Jodie Foster), donne froid dans le dos. Pierre Murat

« Contre-enquête » sur Ciné+ Frisson

22h11 Le fidèle

Rediffusion Film : thriller 1h59 -10

Lorsque Gino rencontre Bénédicte, c’est la passion. Totale. Incandescente. Mais Gino a un secret. De ceux qui mettent votre vie et votre entourage en danger. Alors Gino et Bénédicte vont devoir se battre envers et contre tous, contre la raison et contre leurs propres failles, pour pouvoir rester fidèles à leur amour. - Critique : Après le magistral Bullhead, thriller crépusculaire dans un milieu pourri d’éleveurs de bovins, le jeune prodige flamand Michaël R. Roskam avait nettement moins convaincu avec son deuxième film, Quand vient la nuit, tourné à Hollywood. Épaulé par le duo de scénaristes de Jacques Audiard, dont on reconnaît la patte (un cocktail de déterminisme social, de passion amoureuse et de marginalité), il est revenu alors sur ses terres pour confier à son acteur fétiche, Matthias Schoenaerts, un très beau rôle d’homme blessé, rendu mutique par un traumatisme d’enfance. Gino est braqueur, l’un des meilleurs du « plat pays » : précis, respecté et, surtout, discret. Quand il croise la route de Bénédicte (Adèle Exarchopoulos, incandescente), coureuse automobile et fille d’un puissant patron de cimenterie, on sent que ces deux animaux sauvages étaient faits pour se rencontrer. Le Fidèle, comme son titre le suggère, est plus qu’un film de gangsters virils à la Olivier Marchal. L’inéluctable descente aux enfers du couple, aussi chargée soit-elle en péripéties, reste, jusqu’au bout, éclairée par la puissance de leur amour.

« Le fidèle » sur Ciné+ Frisson

Programme Ciné+ Frisson de la journée d'aujourd'hui

Jeudi 05 Août 2021

De 07h00 à 08h31 Brocéliande

Rediffusion Film d'épouvante 1h31 -12

Chloé, jeune étudiante en archéologie, vient s'inscrire à la faculté de Rennes pour se spécialiser en histoire celte. Dès son arrivée dans cette ville, où elle se sent étrangère, des meurtres d'une rare violence se succèdent. Tous les indices semblent converger vers la forêt de Brocéliande, creuset des légendes celtiques, où Chloé participe à un chantier de fouilles sur de très anciennes sépultures. Mais, en exhumant ce qui doit rester enfoui, ne risque-t-elle pas de réveiller des forces d'une sauvagerie oubliée? - Critique : Une apprentie archéologue rennaise mène l'enquête sur d'abominables crimes en série. Quelqu'un (ou quelque chose) de redoutable se cache dans la forêt de Brocéliande. Ça tombe bien : notre intrépide héroïne (super forte en karaté) est spécialiste des légendes celtiques. Comment mélanger un soupçon d'atmosphère bretonnante aux codes du film d'horreur des séries B à Z, avec étudiants tout frais et tueur rance ? La réponse n'a rien d'original : musique flippante (surtout en raison de son omniprésence), sous-bois profond, scénario à triple fond. Doug Headline accumule les clins d'oeil et références, sans instiller pour autant assez d'humour, de suspense ou d'imagination pour séduire. C.Mu.

Sur Cine Plus Frisson dès 07h00 : Brocéliande

De 08h31 à 10h09 Donnybrook

Rediffusion Film d'action 1h38 -12
Sur Cine Plus Frisson dès 08h31 : Donnybrook

De 10h09 à 11h38 Solis

Rediffusion Téléfilm de science-fiction 1h29 -12

Troy Holloway, un ingénieur spatial, se retrouve dans une situation terrifiante : sa capsule de sauvetage dérive tout droit vers le Soleil. La commandante Roberts, une voix désincarnée provenant d'un faible signal radio, est le seul lien qui lui permet de garder la tête froide avant qu'une équipe de secours ne vienne le sauver. Sa course contre le temps commence…

Sur Cine Plus Frisson dès 10h09 : Solis

De 11h38 à 11h42 Bonus actuellement sur Ciné+ : Le Mans 66

Rediffusion Magazine du cinéma 4mn Tout public

Magazine du cinéma.

Sur Cine Plus Frisson dès 11h38 : Bonus actuellement sur Ciné+

De 11h42 à 13h20 Un petit boulot

Rediffusion Film : comédie 1h38 Tout public

Depuis que l'usine où il était employé a fermé, Jacques ne parvient pas à retrouver de travail. Bientôt en fin de droits, il reçoit une étrange proposition de Gardot, un malfrat local. Ce dernier veut qu'il tue son épouse contre rémunération. Jacques commence par refuser, mais très endetté, il finit par accepter. Il mène à bien son contrat. Gardot est tellement satisfait qu'il lui demande de recommencer. Il s'agit cette fois d'éliminer un dirigeant d'entreprise. Entre-temps, Jacques rencontre Anita dont il tombe amoureux. Ce qui ne l'empêche pas de continuer ses activités et avec Gardot cette fois... - Critique : Tueur à gages ? Un petit boulot presque comme un autre dans la sinistrose post-­industrielle d’aujourd’hui… C’est l’argument, forcément farcesque, de l’ultime film de Pascal Chaumeil, dont L’Arnacœur associait déjà avec succès romance et profession hors norme (en l’occurrence, briseur de ménages). Mais le cinéaste, décédé juste après le tournage, délaisse un peu la comédie sentimentale pour aborder l’impitoyable monde du travail, armé d’un solide humour noir et d’une certaine tendresse. Adapté du roman de Iain Levison, Un petit boulot parie sur l’incongruité et le décalage : un garçon honnête à la recherche d’un job et d’une vie simple — Romain Duris, en barbu éberlué — se découvre un don pour faire disparaître ses semblables sur commande. Ce faisant, il retrouve une certaine dignité. À travers lui, c’est la revanche des prolos, malmenés par des cols blancs au verbe marketé. Une ode potache à la solidarité face au capitalisme sauvage. Les dialogues à la Michel Audiard et les numéros d’acteurs font mouche : Michel Blanc en canaille locale pas si dure, ou Alex Lutz, amusant en petit chef cynique, expert pour « réorganiser » la vie de ses subalternes.

Sur Cine Plus Frisson dès 11h42 : Un petit boulot

De 13h20 à 15h06 Border

Film : drame 1h46 -12

Tina, douanière à l’efficacité redoutable, est connue pour son odorat extraordinaire. C'est presque comme si elle pouvait flairer la culpabilité d’un individu. Mais quand Vore, un homme d'apparence suspecte, passe devant elle, ses capacités sont mises à l'épreuve pour la première fois. Tina sait que Vore cache quelque chose, mais n’arrive pas à identifier quoi. Pire encore, elle ressent une étrange attirance pour lui... - Critique : Tina a un physique étrange et, disons-le, avec ses traits bestiaux, un visage réellement disgracieux. Tellement différent qu’on se demande comment son père, qu’elle visite tendrement dans sa maison de retraite, ou ses collègues de travail arrivent à la regarder sans ciller. Cette employée des douanes n’a pas son pareil pour renifler (au sens propre, les narines dilatées comme celles d’une louve) non seulement les substances illicites que tentent de faire passer les voyageurs qui descendent du ferry, mais surtout leurs émotions. La police sollicite même son « superpouvoir » pour débusquer, dans un immeuble, des pédophiles qui ont l’air au-dessus de tout soupçon… Un jour, à son poste de douane, passe un homme qui lui ressemble. Tina (Eva Melander, dans une incroyable composition derrière les prothèses) aurait-elle, enfin, trouvé son semblable ? Intriguée, fascinée, elle le piste, jusqu’à découvrir ce qu’elle est elle-même, en réalité… Totalement surprenant, le film interroge les notions d’humanité et d’animalité. Le réalisateur adapte un roman de John Ajvide Lindqvist, l’auteur suédois qui avait déjà inspiré le remarquable Morse, de Tomas Alfredson, où le vampirisme s’inscrivait dans le quotidien. Avec Border, c’est une autre figure mythologique qui s’imposera comme la forme la plus pure de la nature humaine, au fil de troublantes scènes d’amour. Dans ce thriller où les hommes peuvent être monstrueux, ce sont les monstres qui nous donnent une superbe leçon de tendresse.

Sur Cine Plus Frisson dès 13h20 : Border

De 15h06 à 17h01 Bone Collector

Rediffusion Film 1h55 -12

Un expert en criminologie, devenu tétraplégique à la suite d'un grave accident, guide une inspectrice débutante sur la piste d'un tueur en série. - Critique : | Genre : osso-buco à l'américaine. Qu'attend-on d'une production hollywoodienne de série, comme ce polar avec flic tenace et tueur en série démoniaque ? D'abord, ce savoir-faire qui fait la force du cinéma américain et peut rendre crédibles les situations les plus insolites. Sans brio particulier, Bone Collector remplit raisonnablement le contrat. Paralysé à la suite d'un accident, Denzel Washington, une sorte de Sherlock Holmes de la police new-yorkaise, pilote de son lit une fliquette clairvoyante sur la piste d'un tueur tordu qui sème des indices indéchiffrables. Il y a d'inévitables clichés, mais aussi quelques véritables trouvailles. Ainsi l'assassin reproduit-il des affaires criminelles qui ont eu lieu au XIXe siècle, ce qui est l'occasion d'une plongée dans un New York obsolète, tout en lignes de métro oubliées et hangars désaffectés. Le fantôme d'une ville perdue... — Aurélien Ferenczi

Sur Cine Plus Frisson dès 15h06 : Bone Collector

De 17h01 à 18h19 Arès

Rediffusion Film : fantastique 1h18 -12

A Paris, en 2035, le dopage est devenu légal. Le corps humain est une marchandise. Un laboratoire pharmaceutique cherche un cobaye pour tester son nouveau produit. Il jette son dévolu sur Reda, qui gagne sa vie en combattant sur un ring. Puissant physiquement, il est le seul capable d'assimiler le produit. Pendant ce temps, la colère gronde dans les rues. La France compte dix millions de chômeurs, la misère est endémique. La nièce du boxeur est très impliquée dans ces mouvements de rébellion et finit par lui ouvrir les yeux. Désormais la cible du laboratoire, il va tout tenter pour protéger les siens... - Critique : Ce film a l’intelligence de miser sur l’ambiance et non sur la technologie : des tentes de sans-abri, une lumière poisseuse, des panneaux publicitaires sur la tour Eiffel : Paris en 2035, effrayant, vraisemblable… Les combats télévisés entre monstres bodybuildés sont la distraction favorite des dix millions de chômeurs, et comme toutes les drogues ont été légalisées, les laboratoires pharmaceutiques ont remplacé un Etat défaillant. Un produit utilisé par un champion connaît des ventes monstrueuses. Après avoir (secrètement) fait mourir des centaines de cobayes, un groupe a trouvé le « patient zéro » : le seul à pouvoir résister à la substance qu’il a inventée. Pour sauver sa sœur, Arès, combattant déchu devenu flic, accepte de remonter sur le ring, au péril de sa vie… Sous l’apparence d’un polar moderne et violent, se cache un bon vieux mélo, avec ses personnages caractéristiques : le héros faussement salaud, les deux sœurs orphelines et le super traître. Sans oublier quelques seconds rôles comme on savait les écrire, jadis, remis au goût du jour : la flic androgyne et sexy (Hélène Fillières), le travelo généreux qui court après des mercis qu’on lui refuse (Micha Lescot)… C’est fait aux petits oignons.

Sur Cine Plus Frisson dès 17h01 : Arès

De 18h19 à 20h50 Un prophète

Rediffusion Film : thriller 2h31 -12

Malik El Djebena, 19 ans, est condamné à six ans d'incarcération. Arrivé en prison, il est vite repéré par César Luciani, un Corse qui règne sur les lieux. Il lui demande de tuer Reyeb, un prisonnier arabe qui s'apprête à témoigner contre lui et les siens. Désormais protégé par les Corses, Malik intègre rapidement les lois de la prison. Tentant de faire profil bas, il se lie d'amitié avec Ryad, qui lui apprend à lire et à écrire. Il met alors à profit ses relations à l'intérieur et à l'extérieur de la Centrale pour construire son propre réseau et monter un trafic de drogue... - Critique : Malik (Tahar Rahim, formidable et doublement « césarisé » pour ce rôle) finit en taule pour un petit larcin (six ans à tirer) et se fait aussitôt rosser et voler. Dans cette prison-là, ce sont les Corses qui font la loi. Et, justement, le plus influent d’entre eux, César Luciani (Niels Arestrup, ­génial en don Corleone miniature), le choisit pour assassiner un gêneur, un donneur. Malik accepte. Il apprend. C’est fou ce qu’il accepte. C’est dingue ce qu’il apprend : l’alphabet, le corse, l’économie… Il se rend utile, il manipule, tisse des liens secrets, crée des réseaux parallèles. Peu à peu, il accède au pouvoir. Depuis Regarde les hommes tomber, son premier long métrage, sorti en 1993, on connaît l’intérêt de Jacques Audiard pour des jeunes gens à la virilité angoissée (interprétés d’abord par Mathieu Kassovitz, puis par Romain Duris), fatalement poussés à « tuer le père » pour essayer de vivre, enfin. Dans Un prophète, c’est avec la même méticulosité, mais avec une légèreté inattendue, qu’il contemple la chorégraphie que semble dessiner, dans sa prison, son survivant obstiné. Sa maîtrise séduit et subjugue. A chaque instant, l’audace l’emporte, comme dans l’effrayante séquence de la fusillade où, assourdi par le crépitement des balles, Malik sourit pour la première fois. Heureux. Béat. Au-delà du bien et du mal. Sauvé et foutu.

Sur Cine Plus Frisson dès 18h19 : Un prophète

De 20h50 à 22h11 Contre-enquête

Film policier 1h21 Tout public

Richard Malinowski, capitaine de brigade criminelle, mène une existence paisible en compagnie de Claire, son épouse, et de sa fille Emilie. Mais quand la petite est violée et assassinée, la vie de Richard s'écroule. Ses collègues, chargés de l'enquête, ne tardent pas à appréhender un suspect, Daniel Eckmann. Au terme de sa garde à vue, celui-ci reconnaît sa culpabilité mais se rétracte lors de son procès. Condamné, il clame son innocence du fond de sa cellule et écrit à Malinowski pour l'en convaincre. Le doute s'insinue peu à peu dans l'esprit de Richard, qui décide d'entamer une contre-enquête. Celle-ci le mène sur la piste d'un nouveau suspect, le tueur en série Salinas... - Critique : Film de Franck Mancuso (France, 2007). Scénario : F. Mancuso, d'après Lawrence Block. 85 mn. Avec Jean Dujardin, Laurent Lucas, Agnès Blanchot, Aurélien Recoing. Genre : double jeu. Il n'a pas enquêté sur le viol et le meurtre de sa fillette. Ses collègues s'en sont chargés. Un suspect a été arrêté, puis condamné après avoir avoué. Justice a donc été faite, laissant néanmoins l'inspecteur Malinow­ski au fond du gouffre. Jusqu'au jour où une lettre lui parvient. L'assassin présumé y clame son innocence en des termes si sincères que le flic en est troublé. Sans rien dire à sa compagne, à ses confrères, il mène une contre-enquête pour s'apercevoir que le jour du drame un assassin d'enfants rôdait sur le lieu du crime. Franck Mancuso a été flic durant vingt ans. D'où la réussite de quelques seconds rôles : Aurélien Recoing et Jacques Frantz ont une gueule, des gestes, des mots qui font vrai. Sonnent étrangement faux, en revanche, toutes les scènes de procès, que n'importe quel cinéaste débutant ayant vu trois séries télé réussit, en général, sans problème. La télé, précisément, Franck Mancuso ne doit pas la regarder souvent : où a-t-il pris l'idée de ce présentateur qui, en direct, s'excuse presque de ne pas donner à son invité (le faux coupable) le numéro de portable du flic qui l'a innocenté... Jean Dujardin a visiblement cru - et c'est tout à son honneur - à son personnage. Reste, néanmoins, qu'il est totalement indéfendable. Le scénario - vaguement inspiré d'un roman de Lawrence Block - ne semble, d'ailleurs, écrit que dans un seul but : le faire foncer, au mépris de toute vraisemblance, vers un coup de théâtre qui, par sa maladresse, rappelle certains polars détestables des années 70. Les voir renaître, soudain (notamment dans A vif, de Neil Jordan, avec Jodie Foster), donne froid dans le dos. Pierre Murat

Sur Cine Plus Frisson dès 20h50 : Contre-enquête

De 22h11 à 00h10 Le fidèle

Rediffusion Film : thriller 1h59 -10

Lorsque Gino rencontre Bénédicte, c’est la passion. Totale. Incandescente. Mais Gino a un secret. De ceux qui mettent votre vie et votre entourage en danger. Alors Gino et Bénédicte vont devoir se battre envers et contre tous, contre la raison et contre leurs propres failles, pour pouvoir rester fidèles à leur amour. - Critique : Après le magistral Bullhead, thriller crépusculaire dans un milieu pourri d’éleveurs de bovins, le jeune prodige flamand Michaël R. Roskam avait nettement moins convaincu avec son deuxième film, Quand vient la nuit, tourné à Hollywood. Épaulé par le duo de scénaristes de Jacques Audiard, dont on reconnaît la patte (un cocktail de déterminisme social, de passion amoureuse et de marginalité), il est revenu alors sur ses terres pour confier à son acteur fétiche, Matthias Schoenaerts, un très beau rôle d’homme blessé, rendu mutique par un traumatisme d’enfance. Gino est braqueur, l’un des meilleurs du « plat pays » : précis, respecté et, surtout, discret. Quand il croise la route de Bénédicte (Adèle Exarchopoulos, incandescente), coureuse automobile et fille d’un puissant patron de cimenterie, on sent que ces deux animaux sauvages étaient faits pour se rencontrer. Le Fidèle, comme son titre le suggère, est plus qu’un film de gangsters virils à la Olivier Marchal. L’inéluctable descente aux enfers du couple, aussi chargée soit-elle en péripéties, reste, jusqu’au bout, éclairée par la puissance de leur amour.

Sur Cine Plus Frisson dès 22h11 : Le fidèle