Ciné+ Famiz : Programme TV de la chaîne Ciné+ Famiz

En ce moment sur Ciné+ Famiz :

01h53 L'école pour tous

Rediffusion Film : comédie 1h36 Tout public
L'école pour tous

Dans une banlieue, Jahwad, 30 ans, mène au jour le jour une petite carrière de délinquant. Mais sa mère, ne supportant plus les allées et venues de la police à son domicile, décide de le mettre à la porte. En se promenant dans la cité, Jahwad croise un automobiliste perdu qui lui demande son chemin. L'homme, un certain Despalin, est un agrégé de lettres nouvellement nommé dans un lycée d'une zone dite "difficile". Jahwad, monté à bord du véhicule, se met en devoir de lui donner quelques conseils. Mais ils ont un accident, et Despalin s'évanouit. Jahwad y voit un signe du destin. Il décide de prendre sa place et se rend au lycée... - Critique : Genre : relou. Jahwad, recherché par les keufs, prend la place d'un professeur de français dépressif dans un collège dif­ficile. Malgré son niveau bac - 5, il fait illusion auprès de ses collègues. Il n'y a que ses élèves pour le trouver encore plus nul qu'eux... Et parce qu'on n'est pas à une ânerie scénaristique près, le faux prof sera même reconduit dans ses fonctions... Qu'a donc voulu faire Eric Rochant ? L'Esquive en version comique, avec Molière à la place de Marivaux ? Sa farce pédagogique à la mise en scène plate et à l'humour poussif prône un « quand tu veux, tu peux » vaguement démagogique et accuse un drôle de second degré. Par exemple, puisque Jahwad prétend s'appeler Jean-Christophe, l'une de ses collègues ose : « Il est peut-être fils de harki. -- Oh, tu es ignoble ! » murmure une autre en gloussant. Vraiment lourd... Seul intérêt de cette mauvaise copie : le numéro de Noémie Lvovsky en prof braillarde et moulée dans des pulls angoras.

1h 16min

À suivre, dès 03h29 : La cage aux folles (Rediffusion)

Ce soir sur Ciné+ Famiz :

20h50 Manon des sources

Rediffusion Film : drame 1h51 Tout public

Ugolin a réussi. Les oeillets qu'il cultive sont splendides, grâce à la source des Romarins. Mais il est bourrelé de remords car il a tué, voici dix ans, son ami Jean de Florette, pour lui voler sa source. Manon, la fille du défunt, est devenue une belle et farouche bergère, qui garde des chèvres dans les collines. Ugolin en est amoureux. Mais Manon sait qui a tué son père et repousse violemment son hideux soupirant. Le hasard lui fait découvrir la source des Romarins. Utilisant des pierres, elle en dévie le cours. Dans le village privé d'eau, les langues commencent à se délier. Ugolin et le Papet voient leur crime remonter à la surface... - Critique : Genre : garrigue ardente (suite). Autant Jean de Florette souffrait d'être un peu boursouflé, autant cette suite est plus équilibrée, plus émouvante aussi. Claude Berri décrit surtout la violence de l'amour malheureux et du désir assoiffé de vengeance. On retrouve les composantes rétro. Côté intérieur, lit rustique, montre à gousset, soupe fumante ; côté extérieur, profusion d'oeillets rouge sang, tapage des grillons et claire fontaine. Le dépliant est assez factice, mais, curieusement, ça passe. Les acteurs font du bon boulot. Montand est émouvant dans la lecture finale de la lettre. Emmanuelle Béart, peau de pêche, galbes voluptueux, campe une Manon tout à fait crédible. Quant à Auteuil, les éloges décernés à l'époque sont toujours valables : il est bouleversant. Le premier grand rôle d'une seconde carrière qui est celle que l'on sait aujourd'hui.

« Manon des sources » sur Ciné+ Famiz

22h41 Les enfants du marais

Rediffusion Film : comédie dramatique 1h53 Tout public

Dans la France rurale des années 30. Garris et Riton, deux amis, sont installés sur les bords de la Loire. Le premier, ancien poilu de la Première Guerre mondiale, vit seul, tandis que le second cohabite avec une femme colérique et trois enfants turbulents. Un jour, Garris s'éprend d'une femme de ménage... - Critique : | Genre : revival. Retour aux sources de tout, pied de nez implicite au modèle dominant (jeune, urbain, friqué), revival nostalgique d'un cinéma pour tous... les raisons qui expliquent le mégasuccès de cette bagatelle sentimentalo-bucolique sont faciles à deviner... après coup. A sa sortie, personne ou presque n'aurait misé un sou sur ce film, qui a tout l'air d'un baroud d'honneur. On l'aime comme on aime les meubles rustiques, la cuisine du terroir, les places ombragées. Séjour agréable au bord de l'eau avec excursions, l'ode à la vie simple fleure bon la France authentique ( ?) d'avant-hier et fait honneur aux acteurs pas bégueules : feu Villeret, attachant, Gamblin, sobre - enfin, façon de parler. On y loue l'école buissonnière, le bonheur sans argent, l'individualisme vaguement libertaire. Utopie d'Epinal ? Il faut bien que vieillesse se passe. Et puis un film où on fume et on picole autant ne peut être foncièrement mauvais. — Jacques Morice

« Les enfants du marais » sur Ciné+ Famiz

Programme Ciné+ Famiz de la journée d'aujourd'hui

Mardi 06 Décembre 2022

De 06h49 à 08h30 Microbe et Gasoil

Rediffusion Film : comédie 1h41 Tout public

A Versailles, Daniel Guéret est un adolescent un peu artiste, qui adore dessiner. Surnommé Microbe par son entourage, il sympathise rapidement avec Théo Leloir, nouveau venu dans sa classe. Théo, très vite surnommé Gasoil, est un as du bricolage qui a customisé sa propre monture. Les deux garçons, qui ne veulent pas partir en vacances avec leurs parents, se lancent dans le bricolage. Ils créent un engin hybride avec le moteur d'une tondeuse à gazon et quelques planches de bois. Leur invention donne naissance à une maison sur roues. C'est à bord de cet étrange véhicule qu'ils décident de sillonner les routes de France... - Critique : | Genre : école buissonnière. C'est lui qui le dit : Michel Gondry aura pour toujours 12 ans (I've been 12 forever est le titre d'un documentaire autobiographique qu'il a réalisé en 2004). A peu près l'âge de ses deux héros aux noms absurdes, Microbe, celui qui dessine, et Gasoil, celui qui bricole. Atteint du syndrome de Peter Pan, Michel Gondry sait très bien se replonger dans ses années collège, avec ce petit décalage suranné qui lui va si bien : les deux gamins, mis à l'écart dans la cour (mais ils se rassurent, « les caïds des récrés sont les victimes de demain »), n'aiment pas les smartphones, se posent des questions existentielles (« On est copains ou amis ? ») et inventent des mots comme la Zazie de Queneau (« Exactemently ! »). Pour éviter de passer les deux mois d'été avec leurs parents, ils imaginent une machine à rêves. Avec un moteur de tondeuse à gazon et des planches de récupération, ils bricolent une maison roulante pour partir à l'aventure sur un air de Plastic Bertrand ! Gondry bricole lui aussi son film avec deux bouts de ficelle et énormément de tendresse. On parie qu'à 12 ans, il a vu le film de Joe Dante, Explorers, où deux copains construisent une navette spatiale avec des hublots de machines à laver... On pense souvent aux petits héros de Spielberg aussi, à Stand by me de Rob Reiner, et aux BD d'Hergé Quick et Flupke. Toute une mythologie de l'adolescence revisitée façon road-movie artisanal. Emouvant comme un souvenir d'enfance. — Anne Dessuant

Sur Cine Plus Famiz dès 06h49 : Microbe et Gasoil

De 08h30 à 10h15 Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire

Rediffusion Film d'aventures 1h45 Tout public

Klaus, Violette et Prunille Baudelaire perdent leurs parents dans un violent incendie. Ils sont recueillis par monsieur Poe, qui cherche un membre de leur famille susceptible de s'occuper d'eux et de les élever. Il les confie tout d'abord au comte Olaf, un oncle lointain, homme extravagant, à moitié fou et amateur de déguisements. Olaf tente d'assassiner les enfants pour toucher leur héritage, aussi monsieur Poe envoie-t-il les orphelins chez un autre parent, l'oncle Monty, explorateur passionné par les serpents. Lorsque celui-ci est tué par Olaf, les trois pauvres petits se retrouvent chez leur tante Agrippine, qui devient la prochaine cible du comte... - Critique : Quand elle se noue les cheveux, Violette, 14 ans, invente des gadgets incroyables. Klaus, 12 ans, a retenu par cœur tous les livres de la bibliothèque. Prunille, elle, n’est encore qu’un bébé, mais ses dents acérées coupent tout ce qui dépasse. Devenus orphelins de manière pas si accidentelle que ça, les trois jeunes Baudelaire échouent chez des parents lointains… L’auteur des livres rivaux, en succès, de Harry Potter avait bien précisé que tous ses romans commenceraient mal, finiraient mal et que « tout y irait mal d’un bout à l’autre, ou peu s’en faut ». Ceux qui ont vu les films de Tim Burton apprécieront. Car c’est son habituel décorateur, Rick Heinrichs, qui a créé cet univers gothique et lunaire afin de refléter l’émerveillement et la sourde angoisse de l’enfance. Et Jim Carrey cabotine avec ­délices dans le rôle du comte Olaf, proche parent des orphelins, qu’il tente obstinément d’occire pour s’approprier leur fortune. C’est l’héritier en métamorphoses d’Alec Guinness et de Peter Sellers. Il est dément.

Sur Cine Plus Famiz dès 08h30 : Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire

De 10h15 à 11h57 Spaceboy

Rediffusion Film d'aventures 1h42 Tout public

1986. Jim, garçon de onze ans curieux et doué, vit avec son père Graham, astrophysicien pressenti pour participer à un vol spatial. Lorsque Graham est nommé dans un observatoire situé à la campagne, père et fils déménagent. Pour Jim, c'est la découverte d'une nouvelle école et la rencontre avec Emma. Bientôt, les deux se retrouvent associés pour un concours scientifique. Jim propose de construire une montgolfière pour reproduire l'exploit de Joseph Kittinger, qui avait sauté en parachute d'une altitude de 31 kilomètres.

Sur Cine Plus Famiz dès 10h15 : Spaceboy

De 11h57 à 13h30 Débarquement immédiat !

Rediffusion Film : comédie 1h33 Tout public

Afin d'obtenir enfin la promotion dont il rêve, José Fernandez un agent de la police des frontières est chargé de raccompagner un délinquant jusqu'à Kaboul. La mission paraît facile. Mais en vol, l'avion a des problèmes techniques et doit se poser sur l'île de Malte. Pour passer une nuit tranquille dans sa chambre d'hôtel, l'agent de police menotte son prisonnier à un radiateur de la salle de bain. Mais l'homme parvient à s'échapper. Le policier se lance alors à ses trousses, trop inquiet de voir son avancement remis en cause. Les quiproquos et les situations insolites s'enchaînent : Karzaoui donne bien du fil à retordre à l'agent des forces de l'ordre... - Critique : | Genre : Beauf et bof. On craignait le pire, avec cette comédie sur l'expulsion aérienne d'un Algérien — pris pour un Afghan — par deux agents de la police aux frontières : ce nouveau long métrage « politique » de Philippe de Chauveron est sorti entre Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ? (film sur l'intégration, multimillionnaire en entrées, mais pourri par les clichés) et le très rance A bras ouverts, sur les Roms. Mais Débarquement immédiat se révèle moins infâme que prévu, notamment en raison de sa dernière partie, située sur l'île italienne de Lampedusa, où le cinéaste échange les rôles entre le flic et le détenu, et renvoie ainsi chacun à sa condition d'immigré, évoquant au passage la diversité de la société française. Pour en arriver là, il faut endurer un laborieux concours d'accents (façon comédie communautaire), le cabotinage frénétique d'Ary Abittan (façon comédie du remariage) et des vulgarités à la pelle (façon comédie potache). Bref, un débarquement beauf mais plutôt inoffensif. — Nicolas Didier

Sur Cine Plus Famiz dès 11h57 : Débarquement immédiat !

De 13h30 à 15h25 Danse avec lui

Film : comédie dramatique 1h55 Tout public

Apprenant que son mari va la quitter, Alexandra, cavalière émérite, fait une chute. En route vers l'hôpital, son époux meurt dans un accident de voiture. Traumatisée, Alexandra abandonne le monde de l'équitation. Trois ans plus tard, elle rencontre par hasard un maître-écuyer qui vit loin du monde... - Critique : | Genre : bourrin. Attention, ce film est une métaphore : se remettre en selle pour Alexandra (Mathilde Seigner, pour une fois cavalière au sens propre), ce n'est pas seulement remonter à cheval après une sérieuse gamelle. C'est aussi reprendre les rênes de sa vie. Car elle en a connu, hein, des obstacles. Trompée et veuve dans la foulée, elle échoue dans un haras grâce à une panne de voiture providentielle. Là, un vieux maître écuyer (Sami Frey, corseté dans un rôle chargé) lui professe des conseils à double sens. Car c'est avec l'homme, bien sûr, qu'elle doit réapprendre à « danser ». Après plusieurs tours de manège, où elle apprend à faire face à l'animal, Alexandra est guérie de toutes ses peurs, com­me le montre une scène de lit bien appuyée... Valérie Guignabodet galope dans les clichés, mais on la croit quand elle prétend avoir une passion pour les chevaux : c'est eux qu'elle filme le mieux.

Sur Cine Plus Famiz dès 13h30 : Danse avec lui

De 15h25 à 16h59 Ma bonne étoile

Rediffusion Film : comédie dramatique 1h34 Tout public

La jeune Louise habite la campagne normande. Son univers tourne autour des chevaux, devenus une véritable passion au fil du temps. Lorsque la tragédie frappe sa famille, Louise reste seule à la Ferronière, le haras où elle vit depuis toujours, en compagnie de son père et d'un ami de toujours. Mais les affaires vont mal. Les problèmes d'argent s'accumulent et, rapidement, la jeune fille et son père se retrouvent au bord de la faillite. Louise décide de sortir les siens du désastre financier en entraînant Marquise, la jument qu'elle a élevée, aux courses. Ensemble, elles se battent pour défier la fatalité qui semble s'acharner sur la Ferronière...

Sur Cine Plus Famiz dès 15h25 : Ma bonne étoile

De 16h59 à 18h43 L'incroyable histoire de Winter le dauphin 2

Rediffusion Film pour la jeunesse 1h44 Tout public

Winter, la femelle dauphin sauvée par la prothèse inventée par le docteur McCarthy, coule des jours heureux au Cleanwater Marine Aquarium. Mais les années passent, Winter grandit et sa prothèse commence à la gêner. Par ailleurs, Panama, son unique compagnon aquatique, meurt de vieillesse. Or la législation est claire : les dauphins ne peuvent être gardés en captivité sans compagnon. Sawyer et Hazel, devenus adultes, se mobilisent afin que Winter puisse rester à l'aquarium. Mais le pauvre animal esseulé devient de plus en plus agressif et s'en prend à Sawyer. Un jour, l'équipe apprend qu'un jeune dauphin vient de s'échouer sur une plage non loin de là...

Sur Cine Plus Famiz dès 16h59 : L'incroyable histoire de Winter le dauphin 2

De 18h43 à 18h52 L'enfant et l'oie

Rediffusion Film : court métrage 9mn Tout public

A la campagne, un petit garçon fasciné par le ciel rencontre une oie et s'envole avec elle. Ils se retrouvent coincés sur les toits d'une ville...

Sur Cine Plus Famiz dès 18h43 : L'enfant et l'oie

De 18h52 à 20h50 Jean de Florette

Rediffusion Film : drame 1h58 Tout public

Petit et laid, Ugolin, le dernier des Soubeyran, revient du service militaire. Il retrouve son oncle, le Papet, à qui il dévoile son projet : rester au pays pour cultiver des oeillets. Convaincu que l'affaire peut être rentable, le Papet accepte de financer l'entreprise. Il faut donc trouver une terre, ensoleillée bien sûr mais surtout bien arrosée. Celle de Pique-Bouffigue ferait l'affaire. Le Papet tente, en vain, de convaincre le vieillard irascible de lui céder son bien. Celui-ci perd la vie dans le bref affrontement qui s'ensuit. A la surprise générale, un héritier se présente, Jean Cadoret, un bossu qu'accompagnent son épouse et sa fille... - Critique : De retour dans son village, Ugolin envisage de se lancer dans la culture extensive des œillets sur les terrains de son oncle, le Papet. L’eau manque, hélas. Il y a bien une source, mais sur le terrain du voisin. Celui-ci meurt. C’est Jean de Florette, un homme de la ville, qui en hérite… Le patrimoine pagnolesque, la Provence crépitante, l’eau vitale, des stars à foison, il y a là ce qu’il faut pour un mammouth cinématographique académique en deux parties 1. De fait, on est rarement surpris : tout correspond fidèlement au dépliant touristique, et le voyage dans la garrigue est bien organisé. Reste que l’histoire est assez forte pour captiver. Fondée sur une vilenie (la source bouchée) et sur un calvaire (Depardieu, sa bosse, sa lutte quotidienne de titan), elle réunit les qualités d’une tragédie. Si Claude Berri n’est pas très inspiré face aux paysages, il sait en revanche mettre en valeur les acteurs (Auteuil surtout, impressionnant), intensifier les visages, les regards, les face-à-face. Grâce à son savoir-faire, il honore ici la tradition du grand spectacle populaire. 1 Suivi à 23h05 de Manon des sources.

Sur Cine Plus Famiz dès 18h52 : Jean de Florette

De 20h50 à 22h41 Manon des sources

Rediffusion Film : drame 1h51 Tout public

Ugolin a réussi. Les oeillets qu'il cultive sont splendides, grâce à la source des Romarins. Mais il est bourrelé de remords car il a tué, voici dix ans, son ami Jean de Florette, pour lui voler sa source. Manon, la fille du défunt, est devenue une belle et farouche bergère, qui garde des chèvres dans les collines. Ugolin en est amoureux. Mais Manon sait qui a tué son père et repousse violemment son hideux soupirant. Le hasard lui fait découvrir la source des Romarins. Utilisant des pierres, elle en dévie le cours. Dans le village privé d'eau, les langues commencent à se délier. Ugolin et le Papet voient leur crime remonter à la surface... - Critique : Genre : garrigue ardente (suite). Autant Jean de Florette souffrait d'être un peu boursouflé, autant cette suite est plus équilibrée, plus émouvante aussi. Claude Berri décrit surtout la violence de l'amour malheureux et du désir assoiffé de vengeance. On retrouve les composantes rétro. Côté intérieur, lit rustique, montre à gousset, soupe fumante ; côté extérieur, profusion d'oeillets rouge sang, tapage des grillons et claire fontaine. Le dépliant est assez factice, mais, curieusement, ça passe. Les acteurs font du bon boulot. Montand est émouvant dans la lecture finale de la lettre. Emmanuelle Béart, peau de pêche, galbes voluptueux, campe une Manon tout à fait crédible. Quant à Auteuil, les éloges décernés à l'époque sont toujours valables : il est bouleversant. Le premier grand rôle d'une seconde carrière qui est celle que l'on sait aujourd'hui.

Sur Cine Plus Famiz dès 20h50 : Manon des sources

De 22h41 à 00h34 Les enfants du marais

Rediffusion Film : comédie dramatique 1h53 Tout public

Dans la France rurale des années 30. Garris et Riton, deux amis, sont installés sur les bords de la Loire. Le premier, ancien poilu de la Première Guerre mondiale, vit seul, tandis que le second cohabite avec une femme colérique et trois enfants turbulents. Un jour, Garris s'éprend d'une femme de ménage... - Critique : | Genre : revival. Retour aux sources de tout, pied de nez implicite au modèle dominant (jeune, urbain, friqué), revival nostalgique d'un cinéma pour tous... les raisons qui expliquent le mégasuccès de cette bagatelle sentimentalo-bucolique sont faciles à deviner... après coup. A sa sortie, personne ou presque n'aurait misé un sou sur ce film, qui a tout l'air d'un baroud d'honneur. On l'aime comme on aime les meubles rustiques, la cuisine du terroir, les places ombragées. Séjour agréable au bord de l'eau avec excursions, l'ode à la vie simple fleure bon la France authentique ( ?) d'avant-hier et fait honneur aux acteurs pas bégueules : feu Villeret, attachant, Gamblin, sobre - enfin, façon de parler. On y loue l'école buissonnière, le bonheur sans argent, l'individualisme vaguement libertaire. Utopie d'Epinal ? Il faut bien que vieillesse se passe. Et puis un film où on fume et on picole autant ne peut être foncièrement mauvais. — Jacques Morice

Sur Cine Plus Famiz dès 22h41 : Les enfants du marais