Ciné+ Émotion : Programme TV de la chaîne Ciné+ Émotion

En ce moment sur Ciné+ Émotion :

01h07 Colette

Rediffusion Film : biographie 1h49 Tout public
Colette

En 1893, Gabrielle Sidonie Colette épouse Henry Gauthier-Villars dit Willy, un écrivain parisien de quatorze ans son aîné. En panne d'inspiration, ce mari infidèle lui demande d'écrire pour lui. La jeune femme s'inspire de sa propre vie pour rédiger "Claudine à l'école". Le livre sort sous le nom de Willy et c'est un énorme succès, nombre de femmes se reconnaissant dans cette histoire. Mais, bientôt, Gabrielle n'accepte plus d'être dans l'ombre et réclame désormais que son nom apparaisse sur les livres qu'elle écrit. Willy refuse. Combative, Gabrielle se rebelle, entame une liaison avec son amie Georgie Raoul-Duval, et s'émancipe de plus en plus... - Critique : Colette était une femme difficile à enfermer. Même son premier mari, Willy, plumitif mondain, n’y est pas parvenu. Pas plus que ce film sage, centré sur les débuts, qui tente vainement de comprimer la force vitale et terrienne de l’autrice des Claudine et de bien d’autres chefs-d’œuvre gorgés de sensualité. Keira Knightley est parfois touchante, mais elle n’est pas Colette. Trop vulnérable, trop gracile et réservée. Trop anglaise. Le spectacle de cet éveil artistique, de soirées décadentes en balades bucoliques, n’est pas déplaisant, mais interchangeable.

31min

À suivre, dès 02h56 : Reviens-moi (Rediffusion)

Ce soir sur Ciné+ Émotion :

20h50 Duelles

Inédit Film : thriller 1h34 -12

Au début des années 1960, Alice et Céline sont très amies. Elles vivent avec leurs familles dans la banlieue de Bruxelles, dans deux maisons mitoyennes identiques. Leurs fils de huit ans, Théo et Maxime, qui ont été élevés ensemble, sont également comme deux frères. Les maris, Simon et Damien, s'entendent également très bien. Cette entente idyllique est bouleversée quand Maxime meurt dans un accident auquel Alice assiste impuissante. Céline accuse son amie de n'avoir pas su protéger son enfant. La relation fusionnelle qui unissait les deux femmes explose. Alice a désormais peur que Céline ne cherche à se venger... - Critique : En 2010, Illégal, du même réalisateur, était sobre et convaincant. Tout l’inverse de ce thriller paranoïaque, lourdement référencé : musique envahissante façon Hitchcock, esthétique rétro de mélodrame à la Douglas Sirk et abus de personnages qui meurent. Seule la fin étonne, happy end paradoxalement toxique.

« Duelles » sur Ciné+ Émotion

22h24 Chloé

Rediffusion Film : thriller 1h33 -10

Catherine et David ont une vie de rêve, de l'argent, une magnifique maison, un métier qui les passionne et sont encore amoureux l'un de l'autre malgré la présence d'un fils en pleine crise d'adolescence. Mais Catherine est persuadée que David la trompe. Ne supportant plus de rester dans l'ignorance, elle décide d'engager une escort girl pour piéger son mari. La très belle et très sexy Chloé est donc chargée de séduire David pour ensuite tout raconter à Catherine. Mais les choses ne vont pas se dérouler comme prévu : Chloé tombe en effet sous le charme de Catherine, qui finit par la renvoyer. Blessée dans son amour-propre, Chloé prend très mal la situation et décide de se venger en séduisant le fils de Catherine...

« Chloé » sur Ciné+ Émotion

Programme Ciné+ Émotion de la journée d'aujourd'hui

Mardi 06 Décembre 2022

De 06h57 à 08h30 Deux jours, une nuit

Rediffusion Film : drame 1h33 Tout public

Un chef d'entreprise demande à ses employés de choisir entre leur prime annuelle de mille euros ou licencier une de leurs collègues, Sandra. Cette femme qui fait parfaitement son travail ne supporte pas cette injustice. Sans formation, elle ne peut pas se permettre de perdre son emploi. Soutenue par Manu, son mari, elle va alors tenter de convaincre ses collègues de renoncer à leur prime pour qu'elle puisse rester dans l'entreprise. Mais elle ne dispose que d'un week-end pour les persuader. Si certains acceptent sans hésiter, d'autres, aux fins de mois difficiles, renâclent et refusent de l'aider... - Critique : GENRE : Suspense moral. S’ils votent « pour », Sandra reprendra sa place. S’ils votent « contre », chacun des seize employés touchera une prime de 1 000 euros. C’est le deal imposé par l’entreprise, et personne n’a osé protester : on ne s’oppose pas à l’injustice en temps de crise. Sandra a le week-end pour plaider sa cause. Et convaincre ses collègues de renoncer à l’argent… On suit donc Marion Cotillard (d’une précision rare dans le plus petit geste, la moindre intonation) qui marche, court, prend le bus, roule en voiture, bref, qui avance sans cesse. Par moments, elle doute. Elle manque de souffle : les Dardenne la montrent comme asphyxiée, soudain, avalant de l’eau à pleines gorgées, respirant de l’air à pleins poumons. Sans doute sa gorge se noue-t-elle de honte à l’idée de devoir mendier l’aide de ses collègues. Provoquer leur gêne, peut-être leur haine. On décèle, désormais, chez les frères Dardenne, non pas un goût pour le miracle (le mot les ferait fuir), mais le reflet d’une transcendance possible. La transcendance, ici, c’est le lien qui unit Sandra à son mari. Il l’aime, il l’aide, il la soutient, il la pousse, il l’entraîne. En les contemplant, les frères filment ce qu’ils craignent de voir disparaître chez les autres : la complicité. Ces deux-là vont gagner ou perdre, qu’importe, puisqu’ils luttent ensemble. Par eux, pour eux, le film devient radieux. Ce programme est disponible en replay sur France.tv jusqu'au 12/09/2022.

Sur Cine Plus Emotion dès 06h57 : Deux jours, une nuit

De 08h30 à 10h30 Rock'n' Roll

Rediffusion Film : comédie 2h Tout public

A 43 ans, Guillaume Canet a tout pour être heureux : une vie de famille bien remplie avec Marion Cotillard, les honneurs de la profession et la reconnaissance du public. Malgré ce succès incontestable, son ego est mis à mal lorsqu'une jeune journaliste ne lui parle que de ses "successeurs", comme Pierre Niney ou Gaspard Ulliel. Camille, une jeune comédienne de 20 ans, va également lui rappeler son âge de manière insistante. Pour l'acteur-réalisateur, c'est le temps de la remise en question. Il demande à son agent de lui trouver des rôles plus "virils". Il commence à se comporter bizarrement, au grand dam de sa compagne et de ses proches... - Critique : Il ne s’y attendait pas. Enfin, pas tout de suite. Le ciel tombe, donc, sur la tête et l’ego de Guillaume Canet lorsque la jeune partenaire de son nouveau film lui dit, même pas méchamment, qu’elle le trouve un peu dépassé. Pas vieux, mais vraiment pas rock’n’roll. Un papy, lui ? Sa compagne, Marion Cotillard, balaie cette bêtise d’un revers de la main. Tout de même, Canet n’en mène pas large : cette petite ride, dont il se fichait hier, il ne voit plus qu’elle. Il décide de faire de la musculation, achète quelques crèmes et consulte un spécialiste. Et c’est l’engrenage, la transformation… C’est ce piège que Guillaume Canet décrit avec une drôlerie féroce. Quelques moments sont, certes, pesants : les scènes de bar avec potes ralentissent le rythme. En revanche, son audace séduit dans ce rôle où il se laisse dévorer par cet « alien » qui s’empare de lui. Lorsque cet avatar a définitivement accompli sa métamorphose, on s’aperçoit que le propos dépasse la petite comédie où des célébrités jouent leur propre rôle. On aboutit à la jolie satire d’un monde où les hommes et les femmes, aussi ridicules qu’émouvants, poursuivent désespérément leur jeunesse, figés dans une bulle qui les protège. Heureux, seuls et hors d’atteinte.

Sur Cine Plus Emotion dès 08h30 : Rock'n' Roll

De 10h30 à 12h39 Un long dimanche de fiançailles

Rediffusion Film : drame 2h9 Tout public

La Première Guerre mondiale vient de s'achever. Mathilde, dont le fiancé, Manech, a disparu lors d'une attaque ennemie, part à sa recherche. Tout laisse penser que Manech est mort, abandonné dans le no man's land. Mais Mathilde ne perd pas espoir et engage, pour l'aider, un détective du nom de Pire... - Critique : Genre : fabuleux destin. Mathilde est de ces jeunes filles qui rêvent leur vie. Malgré la polio, qui l'a laissée boiteuse, la Grande Guerre, qui lui prend son seul amour... Dans son coeur, elle a l'espoir qu'il est vivant. Du roman, le film garde la trame de faux polar dont l'enquêtrice principale serait une Bretonne têtue, suffragette qui s'ignore. Mais Jeunet n'en fait que l'arrière-plan. Ce qui l'intéresse depuis toujours, c'est créer un monde. Avec son enfer — les tranchées —, son paradis — une maison de Bretagne — et, entre les deux, une Belle Epoque soigneusement stylisée. Jeunet a du génie pour trouver des réponses visuelles aux problèmes de récit. Rarement la sauvagerie de la guerre de 1914 aura été aussi cruellement rendue. Cette surenchère esthétique reste longtemps l'atout numéro un du film. Elle en devient pourtant la limite : Jeunet crée un trop-plein qui nuit à l'épaisseur de ses personnages principaux et freine l'émotion. On le mesure a contrario quand deux scènes trouvent leur vraie durée : la rencontre embarrassée entre Jérôme Kircher et Jodie Foster, histoire d'amour périphérique d'où naît l'un des plus beaux moments du film ; puis le dîner auquel s'invite Albert Dupontel, à la verve savoureuse — Audrey Tautou s'y endort sur l'épaule de sa tante. On comprend que son personnage est d'abord celui d'une enfant, plus capricieuse que passionnée...

Sur Cine Plus Emotion dès 10h30 : Un long dimanche de fiançailles

De 12h39 à 13h30 Tchi tcha

Inédit Magazine du cinéma 51mn -10

Magazine cinéma au coeur de l'actualité culturelle, Tchi Tcha traite tous les genres cinématographiques, des plus pointus aux plus populaires, des blockbusters aux découvertes. Laurie Cholewa, avec la complicité de Perrine Quennesson et Renan Cros, donne rendez-vous chaque vendredi à 19H45 et chaque dimanche à 12H en clair sur Canal+. L'émission est aussi à retrouver sur Ciné+.

Sur Cine Plus Emotion dès 12h39 : Tchi tcha

De 13h30 à 15h06 On sera 2 !

Rediffusion Film : comédie romantique 1h36 Tout public

C'est l'été, ce qui signifie pour Alice, récemment séparée à cause de son infidélité, et Ben, l'éternel célibataire qui a peur de s'engager, une nouvelle saison de mariages dans leur entourage. Se sentant seuls lors des noces d'un ami, chacun des deux jeunes Californiens accepte d'être l'invité de l'autre pour les innombrables mariages à venir. Amis de longue date, ils se retrouvent donc à chaque cérémonie et forment un couple pour éviter de se retrouver à la redoutable table des célibataires et se soutiennent mutuellement lors des interminables discours...

Sur Cine Plus Emotion dès 13h30 : On sera 2 !

De 15h06 à 17h01 Judy

Rediffusion Film : biographie 1h55 -10

En 1968, Judy Garland vit à New York avec les deux enfants qu'elle a eus de Sidney Luft, dont elle est désormais divorcée. Mais les temps sont durs pour la comédienne et chanteuse, qui doit impérativement se refaire financièrement, afin de conserver la gare de ses enfants. Pour ce faire, elle accepte une tournée de concerts à Londres, où l'actrice du Magicien d'Oz a conservé sa popularité d'autrefois... - Critique : Avec ce film, Renée ­Zellweger avait toutes les chances de remporter l’Oscar de la meilleure actrice, ce qui arriva. En effet, rien n’enchante plus les « juges » hollywoodiens qu’une belle performance transformiste, spectaculaire et douloureuse. Et quoi de mieux, pour se faire brillamment mal, que le rôle de Judy Garland, star parmi les stars, feu follet, mythe ardent, vulnérable, dépendante, tragique… Pas la fraîche Dorothy du Magicien d’Oz (enfant actrice martyrisée par l’ogre producteur Louis B. Mayer, que l’on aperçoit le temps de quelques flash-back), mais une Judy crépusculaire, essorée. En 1969, quelques mois avant sa mort, l’ancienne petite fiancée de l’Amérique est forcée de s’exiler à Londres, où on lui propose une série de concerts dans un cabaret. Elle est seule, ou presque, et ruinée. Elle a besoin de ce cachet. Mais l’alcool, l’anxiété, l’insomnie et les médicaments s’en mêlent… Zellweger a tout happé de son modèle, mimiques, gestuelle, regards de biche perdue, et même la voix : la comédienne interprète elle-même quelques chansons, dont le célébrissime Over the ­Rainbow. Numéro d’imitation parfait. Presque trop : une détermination minérale affleure à la surface de ce remarquable travail d’actrice, un masque sous le masque, impossible à oublier. Comme si l’actrice d’aujourd’hui entrait en concurrence avec la diva déchue. « Regardez ce que je m’inflige, ce que je peux faire », semble répéter Renée Zellweger dans chaque tremblement, dans chaque sourire qui vacille…

Sur Cine Plus Emotion dès 15h06 : Judy

De 17h01 à 19h11 Loving

Rediffusion Film : drame 2h10 Tout public

Virginie, en 1958. Richard Loving vient d'épouser Mildred et de lui montrer le terrain sur lequel il veut construire leur future maison. Une nuit, le couple est réveillé par la police. Son crime : s'être uni alors que le mariage mixte est interdit dans cet état ségrégationniste. Il évite les poursuites s'il accepte de quitter les lieux. Il s'exécute la mort dans l'âme. Bernie Cohen, un avocat engagé dans la lutte pour les droits civiques, contacte les Loving pour leur proposer ses services. Mildred, qui souffre d'être éloignée de sa famille, accepte de le rencontrer et l'idée de se battre. Richard est plutôt réticent... - Critique : Mildred est noire, Richard est blanc. Ils s’aiment. Leur nom de famille est Loving. Mais, en 1958, dans leur Virginie natale, les couples mixtes sont illégaux… Le réalisateur Jeff Nichols investit le genre biographique comme il s’était emparé de la science-fiction dans Midnight Special : en y instillant son souffle poétique. On reconnaît sa singularité, son sens des plans méditatifs, de l’ellipse et des silences. Héros taiseux, anxieux, rugueux, comme naguère celui de Take Shelter, Joel Edgerton livre une performance intense et pudique. Quant à sa partenaire, la gracieuse Ruth Negga, elle laisse deviner en douceur une force têtue, impressionnante. Tout au long des épreuves du couple, le cinéaste évite ce qui pourrait faire écran entre le spectateur et des personnages simples, dignes et limpides. Tout est mis au service d’une histoire d’autant plus grande qu’elle se développe dans les détails intimes et touchants d’un amour au long cours. Ni militants ni porte-drapeaux, les Loving sont à l’image du film : discrets, profondément humains.

Sur Cine Plus Emotion dès 17h01 : Loving

De 19h11 à 20h50 Pour un garçon

Film : comédie dramatique 1h39 Tout public

Will, un trentenaire oisif, fortuné et résolument célibataire, enchaîne les conquêtes. Un jour, par commodité, il décide de ne plus fréquenter que des mères divorcées. Il s'invente un enfant et s'inscrit dans un groupe d'entraide pour familles monoparentales. Un garçon désemparé s'entiche de lui... - Critique : | Genre : séduction désinvolte. C'est l'histoire de deux types. Le premier, Will, est un glandeur de compétition, éternel beau gosse de 38 ans, riche héritier. Il n'a jamais rien fait de ses dix doigts, sauf jouer de la télécommande et lutiner le maximum de jolies dames. Sans attaches, Will cultive et protège le vide, en lui et autour. Le second type n'en est pas encore vraiment un : Marcus a 12 ans, un sérieux à toute épreuve, d'affreux pulls flous et une mère baba cool, dépressive et divorcée... Quiproquos, tête-à-tête heurtés. Ces deux-là finissent par s'entraider presque malgré eux. Improbable amitié, tout sauf une adoption : deux solitudes croisées. Le film puise son charme dans l'interprétation de Hugh Grant, parfait en cynique hésitant et superficiel, aux prises avec un gamin gaffeur et pensif (Nicholas Hoult, un pataud épatant, revu depuis dans A single man, de Tom Ford). En filigrane, on lit l'ironique sensibilité de Nick Hornby (Haute Fidélité), chroniqueur subtil du Londres d'aujourd'hui. — Cécile Mury

Sur Cine Plus Emotion dès 19h11 : Pour un garçon

De 20h50 à 22h24 Duelles

Inédit Film : thriller 1h34 -12

Au début des années 1960, Alice et Céline sont très amies. Elles vivent avec leurs familles dans la banlieue de Bruxelles, dans deux maisons mitoyennes identiques. Leurs fils de huit ans, Théo et Maxime, qui ont été élevés ensemble, sont également comme deux frères. Les maris, Simon et Damien, s'entendent également très bien. Cette entente idyllique est bouleversée quand Maxime meurt dans un accident auquel Alice assiste impuissante. Céline accuse son amie de n'avoir pas su protéger son enfant. La relation fusionnelle qui unissait les deux femmes explose. Alice a désormais peur que Céline ne cherche à se venger... - Critique : En 2010, Illégal, du même réalisateur, était sobre et convaincant. Tout l’inverse de ce thriller paranoïaque, lourdement référencé : musique envahissante façon Hitchcock, esthétique rétro de mélodrame à la Douglas Sirk et abus de personnages qui meurent. Seule la fin étonne, happy end paradoxalement toxique.

Sur Cine Plus Emotion dès 20h50 : Duelles

De 22h24 à 23h57 Chloé

Rediffusion Film : thriller 1h33 -10

Catherine et David ont une vie de rêve, de l'argent, une magnifique maison, un métier qui les passionne et sont encore amoureux l'un de l'autre malgré la présence d'un fils en pleine crise d'adolescence. Mais Catherine est persuadée que David la trompe. Ne supportant plus de rester dans l'ignorance, elle décide d'engager une escort girl pour piéger son mari. La très belle et très sexy Chloé est donc chargée de séduire David pour ensuite tout raconter à Catherine. Mais les choses ne vont pas se dérouler comme prévu : Chloé tombe en effet sous le charme de Catherine, qui finit par la renvoyer. Blessée dans son amour-propre, Chloé prend très mal la situation et décide de se venger en séduisant le fils de Catherine...

Sur Cine Plus Emotion dès 22h24 : Chloé

De 23h57 à 01h33 L'étreinte

Film : drame 1h36 Tout public

Margaux, une jeune femme ayant perdu son mari, décide de reprendre sa vie en main et s'inscrit à l'université pour suivre des études de littérature. Après avoir emménagé avec sa soeur, elle s'intéresse à de nouvelles activités et se retrouve entraînée par ses émotions. Des compulsions commencent à apparaître et elle se met en quête d'amour au risque de s'y perdre, avec des jeunes hommes voire des moins jeunes. - Critique : Observer de près la peau du visage et des bras. La toucher des yeux avant d’envisager la caresse et l’étreinte, voilà ce que réussit très bien ce premier long métrage de Ludovic Bergery, sensuel mais d’abord à distance. Car c’est plutôt le froid hivernal, le manque, l’absence qui règnent ici. La cinquantaine, Margaux vient de quitter Nice après la mort de son mari et revient s’installer seule dans une grande maison laissée par sa sœur, près de Versailles, à Neauphle-le-­Château, ville bien connue des « durassiens », où elle a grandi mais ne connaît plus personne. Elle a décidé de reprendre des études de littérature allemande à la fac. Elle y rencontre une bande d’étudiants, fatalement plus jeunes qu’elle. Ils s’amusent ensemble de ce décalage. Parmi la bande, elle fraternise surtout avec Aurélien, un homosexuel incisif qui devient son confident. À son contact, l’endeuillée retrouve une certaine légèreté. Et le désir de ressentir des émotions, des sensations. Le retour de cette femme quinquagénaire, c’est aussi celui d’Emmanuelle Béart, qu’on n’avait pas vue ainsi depuis longtemps, au premier plan. Le rôle se confond un peu avec son image à elle, son physique, son âge. Au-delà, il y a aussi la part de composition de la comédienne et le portrait libre que dessine Ludovic Bergery. Par fines touches, il décrit les ­divers états d’âme d’une femme qui tente de renouer avec l’amour physique, non sans appréhension. Une première nuit, avec un prof qui l’attire, est un fiasco. Margaux ne se laisse pas abattre pour autant. Elle s’inscrit sur un site de rencontres. Peu à peu se profile une femme un peu enfant, qui se révèle exaltée sous son ­apparente timidité. Une héroïne candide aussi charnelle que romantique, qui se cherche, trouve le plaisir, sombre, renaît. C’est l’originalité du film : il navigue entre réalisme et fantasme, baignant dans une atmosphère de mélancolie assez littéraire. Où sont cités Goethe et Fritz Zorn, où le goût de la langue germanique se fait entendre. Où la nuit est propice à des dérives, magiques ou menaçantes. À travers le regard tendre et pudique du cinéaste, Emmanuelle Béart se montre touchante, désirable et conquérante, éperdue. Au détour d’une séquence, on découvre ce gros plan très troublant sur elle, juste après l’amour. Transfigurée, le visage étoilé de taches de rousseur, elle ressemble l’éclair d’un instant à une adolescente épanouie.

Sur Cine Plus Emotion dès 23h57 : L'étreinte