Ciné+ Émotion : Programme TV de la chaîne Ciné+ Émotion

En ce moment sur Ciné+ Émotion :

00h25 Café Society

Rediffusion Film : comédie dramatique 1h33 Tout public
Café Society

Pendant les années 1930, le jeune Bobby Dorfman a le sentiment qu'il ne s'accomplira pas à New York. Aussi est-il envoyé à Los Angeles par sa mère chez son oncle Phil, influent agent hollywoodien. Le professionnel, qui ne sait pas trop quoi faire du jeune homme, finit par le recevoir et lui propose un petit boulot pour démarrer. Il le met également en contact avec une de ses secrétaires, la délicieuse Vonnie, chargée de lui faire découvrir la ville. Bobby tombe très vite amoureux de la jeune femme, mais celle-ci est prise, amoureuse d'un mystérieux journaliste... - Critique : C’est presque un jeu pour ses fans : découvrir dans chaque nouveau Woody Allen des traces de ses films passés. Café Society évoque irrésistiblement Radio Days (1987) où un petit rouquin comme Woody se passionnait pour des émissions radiophoniques. C’est le cinéma qui fascine un autre grand roux, Bobby (Jesse Eisenberg, le clone le plus réussi du cinéaste). En plein milieu des années 1930, il quitte sa famille pour Hollywood où vit son oncle, directeur d’une agence de stars. Bien vite, Bobby s’éprend de Vonnie (Kristen Stewart), la fascinante assistante de son oncle, hélas amoureuse d’un homme marié… Woody Allen est devenu l’égal de son maître, Ernst Lubitsch. Les dialogues fusent. Les mouvements de caméra sophistiqués ne se remarquent pas : règle numéro un de l’élégance… Et les seconds rôles sont éblouissants. Dans Radio Days, des mondains, réunis sur le toit d’un immeuble de New York un 31 décembre, se demandaient, comme chez Tchekhov, quelles traces ils laisseraient sur terre : probablement aucune, constataient-ils avec effroi… Dans Café Society, toujours lors d’une Saint-Sylvestre, Bobby et Vonnie, désormais séparés, pensent soudain l’un à l’autre, s’interrogent. Et si, à force de s’aimer et de se perdre, ils étaient passés à côté de leur vie ? Au point de devenir, eux aussi, des fantômes sur un toit, fragiles et si faussement heureux qu’ils en ­feraient presque peur ?

46min

À suivre, dès 01h58 : Une vie à t'attendre (Rediffusion)

Ce soir sur Ciné+ Émotion :

20h50 Ma part du gâteau

Rediffusion Film : comédie dramatique 1h45 Tout public

France, une ouvrière, mère de trois enfants, vit à Dunkerque. Comme son usine vient de fermer, elle se retrouve au chômage et tente de se suicider. Une fois remise sur pied, elle décide de réagir et part à Paris dans l'espoir d'y trouver du travail. Elle décroche finalement un poste de femme de ménage chez Steve, un trader qui a très bien réussi sa vie qu'il partage entre la City de Londres et la Défense à Paris. Un jour, une femme dépose un petit garçon à l'appartement de Steve. Il s'agit d'Alban, le fils du trader, que sa mère lui confie pendant un mois. Dépassé par les événements, Steve propose un salaire mirobolant à France afin qu'elle reste chez lui pour s'occuper de l'enfant. France accepte... - Critique : On maltraite la France, et voilà qu’on la licencie. Si quelqu’un l’incarnait, ce pourrait être cette ouvrière de Dunkerque (Karin Viard) prénommée France, qui se révolte. Klapisch réagit aux conséquences de la spéculation financière. La bonne idée, c’est de provoquer la rencontre de cette ouvrière avec celui qui est responsable de sa mouise. Non plus son ennemi « historique », le patron, mais celui qui a favorisé la liquidation de sa boîte. C’est ainsi que l’ouvrière se retrouve femme de ménage chez le trader… Karin Viard déborde d’énergie, n’hésitant pas à être exubérante. L’humour, c’est sa part du gâteau. Klapisch montre ensuite le désir plus fort que les antagonismes sociaux — et qui s’en nourrit. Mais c’est la colère sociale qui l’emporte, avec tous ces ouvriers rassemblés pour soutenir une « France » devenue hors la loi. En termes de cinéma, c’est assez démonstratif. En termes politiques, c’est plutôt bienfaisant.

« Ma part du gâteau » sur Ciné+ Émotion

22h35 La loi du marché

Rediffusion Film : drame 1h28 Tout public

Thierry Taugourdeau, la cinquantaine, enchaîne les formations sans avenir et les rendez-vous à Pôle Emploi depuis qu'il a été licencié, comme beaucoup de ses collègues, par une société qui faisait pourtant des bénéfices. Entre les traites de l'achat de la maison familiale et les frais de scolarité élevés de leur fils handicapé, Thierry et son épouse ne s'en sortent plus financièrement. Pris à la gorge, Thierry accepte un poste de vigile dans un supermarché. Il se retrouve contraint de surveiller les clients, de les traquer. Cet emploi le confronte quotidiennement à des situations difficiles, qu'il a de plus en plus de mal à supporter et à accepter... - Critique : Au début, il proteste encore. Il est au plus bas, mais il râle. Toujours en lutte. Contre l’agent de Pôle emploi qui lui propose un stage qu’il devine inutile. Contre le sombre crétin qui veut lui acheter son mobile home à bas prix. Les mots s’agitent, se bousculent : Vincent Lindon (Prix d’interprétation masculine à Cannes et césar du meilleur acteur) semble les extirper de sa gorge, avec des hésitations, de brusques envolées et des pauses, comme si Thierry, son personnage, butait sur eux. Comme s’ils étaient de­venus inutiles pour les cœurs simples, dans un monde où ils sont foutus, déjà. Jadis, on parlait de fatalité. Aujourd’hui, on évoque la loi du marché… Et puis voilà que Thierry est engagé comme agent de sécurité dans une galerie marchande. Surveiller, ce n’est pas son truc. Mais il s’applique, tant bien que mal, à faire ce qu’on attend de lui. Jusqu’au jour où il se tait… Toute l’humanité, toute la tendresse du film passent alors par le regard de Lindon. Stéphane Brizé est un cinéaste qui colle à ses personnages. Sa sensibi­lité lui permet des scènes étonnantes : cet affrontement effrayant entre une employée et son patron où l’on voit cette dernière se défaire sous nos yeux. La Loi du marché est un film sur ces humiliés et ces offensés. Sur un système qui les pousse à s’humilier, qui s’autorise à les offenser. C’est un film de combat. Une tragédie ordinaire.

« La loi du marché » sur Ciné+ Émotion

Programme Ciné+ Émotion de la journée d'aujourd'hui

Jeudi 05 Août 2021

De 07h11 à 07h19 En coulisses Ciné+ : Don Juan

Rediffusion Magazine du cinéma 8mn Tout public

Magazine du cinéma.

Sur Cine Plus Emotion dès 07h11 : En coulisses Ciné+

De 07h19 à 07h51 Paris, etc. : La course

Série dramatique 32mn Tout public

Saison : 1 - Épisode : 11 - Gil laisse Tamatoa, triste et désemparé, repartir seul à Tahiti, mais lui promet de le rejoindre une fois ses affaires réglées. Elle prend le train pour le Sud de la France où la famille se réunit. En déposant son fils Colin chez son père, Marianne tombe nez à nez avec une femme. Mal à l'aise, Fred lui présente Angélique, sa fiancée, et lui apprend qu'elle vient d'emménager. Marianne est complètement effondrée. Comme à chaque fois qu'elle est confrontée à un problème, elle se rend au Bon Marché où elle cède à ses pulsions de cleptomane. David propose à Mathilde de le rejoindre au Japon, mais elle refuse. Allison fait des adieux émouvants à la brigade...

Sur Cine Plus Emotion dès 07h19 : Paris, etc.

De 07h51 à 08h29 Paris, etc. : Amour toujours

Série dramatique 38mn -10

Saison : 1 - Épisode : 12 - Gil et ses enfants sont réunis autour de Jacques, gravement malade, dans la demeure familiale, située dans le sud de la France. Gil et Jacques ont décidé d'évoquer les raisons de leur séparation, le moment des révélations a sonné. Nora et Julien assistent, dans un magnifique château, au séminaire de sexologie destiné à réveiller le désir de leur couple. Ils se retrouvent aux mains du professeur Masson-Poudler dont les méthodes sont un peu particulières. Mathilde vient plaider la cause de Marianne, appréhendée par les vigiles du Bon Marché pour avoir une nouvelle fois cédé à ses pulsions cleptomanes. Elle se lance dans une magnifique plaidoirie digne des Assises...

Sur Cine Plus Emotion dès 07h51 : Paris, etc.

De 08h29 à 09h57 La stratégie de la poussette

Rediffusion Film : comédie sentimentale 1h28 Tout public

Thomas, jeune dessinateur, est inconsolable depuis le départ de Marie. A force de fuir la paternité, le trentenaire adolescent, sceptique à l'idée de fonder une famille, a laissé filer la femme de sa vie, puéricultrice et heureuse de l'être. Cela fait un an déjà, et il s'en mord toujours les doigts. Lorsque le bébé de la voisine atterrit dans ses bras suite à une malheureuse chute dans l'escalier, Thomas n'a pas d'autre choix que de prendre soin du petit Léo en l'absence de sa mère, qui séjourne à l'hôpital. Biberons, couches, pleurs, risettes, Thomas découvre les joies du pouponnage. Une nouvelle expérience qui lui donne des idées. Et si, pour reconquérir Marie, il se faisait passer pour un père accompli ?... - Critique : Pour une comédie romantique, un couple d'acteurs charmants (Raphaël Personnaz, Charlotte Le Bon), c'est bien. Un bon scénario, c'est mieux. Celui de Clément Michel tient sur un Post-it : un trentenaire veut récupérer son ex en utilisant un bébé... De pauvres gags, totalement usés depuis Trois Hommes et un couffin. Pour relancer la machine, le réalisateur intègre au forceps des sketchs taillés sur mesure pour l'humoriste Jerôme Commandeur en prof de tennis. — N.Di.

Sur Cine Plus Emotion dès 08h29 : La stratégie de la poussette

De 09h57 à 11h41 Une vie à t'attendre

Rediffusion Film : drame 1h44 Tout public

Alex, restaurateur à Paris, s'apprête à se marier avec Claire quand il croise par hasard Jeanne, son premier amour. Son retour à Paris après douze ans d'absence le bouleverse. Alex est perdu: doit-il respecter ses engagements ou reprendre son histoire avec Jeanne? - Critique : | Genre : nous nous sommes tant aimés. Il suffit qu'Alex revoie Jeanne, qui l'a quitté jadis, pour que la passion renaisse. Dès lors, plus rien ne compte : ni son restaurant, ni son frère, ni sa fiancée. Sa seconde chance, il ne la gâchera pas... C'est Nathalie Baye qui incarne cette seconde chance. Mais elle n'est ni douce ni quiète. Le doute la domine, et, lorsqu'elle s'abandonne enfin au sentiment amoureux, c'est trop tard, bien sûr... On sent, à chaque plan, l'amour que Thierry Klifa porte à tous ses acteurs. Du coup, autour du couple vedette Bruel-Baye, tous les seconds rôles sont importants. Danielle Darrieux est formidable quand elle commente sa vie en détaillant ses rides. Et Géraldine Pailhas, lorsqu'elle s'arrange pour croiser sa rivale à la piscine. Anouk Grinberg, elle, est intense et belle dans son rôle d'amie entêtée et fidèle, vaguement amoureuse et toujours perdante. Son insatisfaction s'impose insensiblement à ce film faussement étale, par moments maladroit (l'escapade en Toscane) mais toujours délicat. — Pierre Murat

Sur Cine Plus Emotion dès 09h57 : Une vie à t'attendre

De 11h41 à 13h29 27 robes

Rediffusion Film : comédie sentimentale 1h48 Tout public

Jane a toujours été plus douée pour prendre soin du bonheur des autres que du sien. Toute sa vie, elle s'est évertuée à rendre ses proches heureux, et les 27 robes de demoiselle d'honneur qui remplissent son armoire sont autant de preuves de son dévouement. Lors d'une soirée mémorable, Jane parvient à faire la navette entre deux réceptions de mariage, l'une à Manhattan, l'autre à Brooklyn, sous les yeux ébahis de Kevin, un journaliste, qui réalise que l'histoire de cette accro aux mariages pourrait lui apporter la gloire qu'il espère tant. Pour compliquer les choses, la vie parfaitement réglée de Jane est bouleversée par l'arrivée de sa petite soeur, Tess... - Critique : Film d'Anne Fletcher (27 Dresses, USA, 2008). 105 mn. VM. Avec Katherine Heigl, Edward Burns, James Marsden, Brian Kerwin. Genre : serial noceuse. Histoire d'une éternelle demoiselle d'honneur, capable de cavaler d'une noce à l'autre dans la même soirée en se changeant dans un taxi, de frétiller comme un poisson pilote entre les faire-part et l'organdi, mais toujours désespérément célibataire. Cette pauvre créature, pour laquelle le sommet de l'existence se trouve tout en haut de la pièce montée, c'est Katherine Heigl. Son charme tout en fossettes permet de feuilleter sans déplaisir le catalogue nuptial, plutôt rigolo (mariage sous-marin, mariage travesti...). Et, surtout, de supporter un scénario aussi prévisible qu'une danse des canards en fin de banquet : la vingt-huitième robe sera-t-elle la bonne ? Dans la vie, faut-il un jour lâcher la traîne d'autrui pour pouvoir attraper son propre bouquet ?... Autant de questions brûlantes qui seront ici enfin résolues, ouf, quel suspense.

Sur Cine Plus Emotion dès 11h41 : 27 robes

De 13h29 à 16h11 L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux

Rediffusion Film : drame 2h42 Tout public

Victime d'un accident de cheval qui l'a laissée gravement handicapée et a coûté la vie à sa meilleure amie, Grace MacLean, 13 ans, s'enferme dans son chagrin. Pilgrim, son cheval, impliqué dans l'accident, est devenu, lui aussi, très difficile à approcher. La mère de Grace, Annie, s'oppose obstinément à sa mise à mort. Quittant New York pour le Montana, elle rencontre Tom Booker, un expert en dressage de chevaux, qu'elle convainc - péniblement - de rééduquer l'animal. L'expérience, longue et difficile, semble porter ses fruits. Petit à petit, Pilgrim retrouve son équilibre. Grace, qui le croyait perdu, reprend elle-même goût à la vie. Parallèlement, Annie tombe sous le charme de Tom... - Critique : Un cheval blessé. Une adolescente. Un guérisseur sage. L’étonnant, c’est que Robert Redford ait métamorphosé ce roman-photo vaguement new age en drame au lyrisme tranquille, à la manière d’un John Ford, par exemple, avec son sens de l’espace et la beauté des sentiments. De toute évidence, le personnage principal, c’est Annie, la mère, qui va chercher ce mec bizarre qui a la réputation de « murmurer à l’oreille des chevaux » pour mieux les guérir. Parce que Annie est interprétée par Kristin Scott Thomas et le guérisseur par Robert Redford, on devine bien que ces deux-là seront attirés l’un par l’autre. Mais la naissance du sentiment amoureux entre cette New-Yorkaise snob et ce solitaire un peu triste est filmée avec sensibilité et drôlerie. C’est cette fragilité qui séduit. Cette capacité à saisir au vol, entre deux moments contemplatifs, des instants apparemment insignifiants mais pourtant intenses.

Sur Cine Plus Emotion dès 13h29 : L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux

De 16h11 à 17h49 A vif !

Rediffusion Film : comédie dramatique 1h38 Tout public

Adam Jones est un grand chef cuisinier réputé autant pour son talent que pour son arrogance. Grisé par le succès et marqué par son passé où il abusait volontiers des drogues et de l'alcool, Adam a vu l'établissement parisien dont il était chef perdre de sa notoriété à cause de ses excès. Mais après des années d'absence et désormais sur la voie de la sobriété, il fait son retour à Londres où il rêve d'ouvrir le meilleur des restaurants. Adam réunit autour de lui une équipe de choc, une brigade à laquelle se joignent de jeunes commis prometteurs comme d'anciens partenaires chefs de parties. Déterminé à élever son restaurant londonien au plus haut rang de la gastronomie, l'enfant terrible de la cuisine, toujours hanté par son passé, entame un rude chemin vers la rédemption... - Critique : Prenez un concept télévisuel à succès (celui qui a donné en France Top chef et Masterchef). Mélangez avec un scénario au rabais : un cuistot arrogant et narcissique mais, bien sûr, avec un coeur d'or au fond, lorgne une troisième étoile au Michelin. Saupoudrez le tout avec pas mal de bavardages, quelques pétages de plombs façon Cauchemar en cuisine et des gros plans hachés menu sur de belles assiettes. Vous obtiendrez un plat du jour parfaitement fade. Dans le genre tambouille made in Hollywood, mieux vaut revoir le récent et sympathique #Chef, de Jon Favreau, qui avait davantage de fraîcheur et de consistance. — N.Di.

Sur Cine Plus Emotion dès 16h11 : A vif !

De 17h49 à 19h16 Happy End

Rediffusion Film : comédie dramatique 1h27 Tout public

A 23 ans, Val, une jeune actrice française, a des rêves de star plein la tête. Partie à New York tenter sa chance, la jeune femme collectionne les galères. Forte de ses rencontres, va-t-elle changer son destin? - Critique : Film d'Amos Kollek (Nowhere to go but up, USA/Fr/All, 2003). Scénario : Amos Kollek. Image : Ken Kelsch. 90 mn. VM. Avec Audrey Tautou : Val. Justin Theroux : Jack. Jennifer Tilly : Edna. Jenna Lamia : Sparkle. Le genre : Amélie perdue dans Manhattan. Juste après le 11 septembre 2001, la presse américaine écrivait à propos d'Amélie-Audrey Tautou qu'elle redonnait « a little joie de vivre » à New York. Le cinéaste local Amos Kollek a pris au mot cette affirmation : une french girl sans un cent, déterminée à devenir star, tente sa chance à Manhattan et insuffle un peu de son ardeur à ceux qu'elle croise. Exit l'âpreté de Sue perdue dans Manhattan (qui a fait la renommée du cinéaste). Ici, la misère est indolore, Val couche dans la rue, mais elle éclate de santé. Le genre revendiqué, la comédie romantique, n'entraîne pas pour autant Kollek vers le film Prozac. Le cinéaste poursuit sa description des névroses et turpitudes urbaines à la manière d'un disciple brouillon de Woody Allen. Et l'héroïne encaisse des reparties assez drôles, du genre : « Toutes les grandes ont commencé dans le porno, Meryl Streep, Barbra Streisand, Michelle Pfeiffer... » Happy End souffre de labourer des terres tout sauf vierges, notamment la satire des gens de cinéma. Mais vaut pour son petit charme un peu braque et sa conclusion acidulée : un rêve réalisé ne rapporte que la nostalgie du temps de la conquête. Louis Guichard

Sur Cine Plus Emotion dès 17h49 : Happy End

De 19h16 à 20h50 Tout peut changer, et si les femmes comptaient à Hollywood ?

Rediffusion Film documentaire 1h34 -10
Sur Cine Plus Emotion dès 19h16 : Tout peut changer, et si les femmes comptaient à Hollywood ?

De 20h50 à 22h35 Ma part du gâteau

Rediffusion Film : comédie dramatique 1h45 Tout public

France, une ouvrière, mère de trois enfants, vit à Dunkerque. Comme son usine vient de fermer, elle se retrouve au chômage et tente de se suicider. Une fois remise sur pied, elle décide de réagir et part à Paris dans l'espoir d'y trouver du travail. Elle décroche finalement un poste de femme de ménage chez Steve, un trader qui a très bien réussi sa vie qu'il partage entre la City de Londres et la Défense à Paris. Un jour, une femme dépose un petit garçon à l'appartement de Steve. Il s'agit d'Alban, le fils du trader, que sa mère lui confie pendant un mois. Dépassé par les événements, Steve propose un salaire mirobolant à France afin qu'elle reste chez lui pour s'occuper de l'enfant. France accepte... - Critique : On maltraite la France, et voilà qu’on la licencie. Si quelqu’un l’incarnait, ce pourrait être cette ouvrière de Dunkerque (Karin Viard) prénommée France, qui se révolte. Klapisch réagit aux conséquences de la spéculation financière. La bonne idée, c’est de provoquer la rencontre de cette ouvrière avec celui qui est responsable de sa mouise. Non plus son ennemi « historique », le patron, mais celui qui a favorisé la liquidation de sa boîte. C’est ainsi que l’ouvrière se retrouve femme de ménage chez le trader… Karin Viard déborde d’énergie, n’hésitant pas à être exubérante. L’humour, c’est sa part du gâteau. Klapisch montre ensuite le désir plus fort que les antagonismes sociaux — et qui s’en nourrit. Mais c’est la colère sociale qui l’emporte, avec tous ces ouvriers rassemblés pour soutenir une « France » devenue hors la loi. En termes de cinéma, c’est assez démonstratif. En termes politiques, c’est plutôt bienfaisant.

Sur Cine Plus Emotion dès 20h50 : Ma part du gâteau

De 22h35 à 00h03 La loi du marché

Rediffusion Film : drame 1h28 Tout public

Thierry Taugourdeau, la cinquantaine, enchaîne les formations sans avenir et les rendez-vous à Pôle Emploi depuis qu'il a été licencié, comme beaucoup de ses collègues, par une société qui faisait pourtant des bénéfices. Entre les traites de l'achat de la maison familiale et les frais de scolarité élevés de leur fils handicapé, Thierry et son épouse ne s'en sortent plus financièrement. Pris à la gorge, Thierry accepte un poste de vigile dans un supermarché. Il se retrouve contraint de surveiller les clients, de les traquer. Cet emploi le confronte quotidiennement à des situations difficiles, qu'il a de plus en plus de mal à supporter et à accepter... - Critique : Au début, il proteste encore. Il est au plus bas, mais il râle. Toujours en lutte. Contre l’agent de Pôle emploi qui lui propose un stage qu’il devine inutile. Contre le sombre crétin qui veut lui acheter son mobile home à bas prix. Les mots s’agitent, se bousculent : Vincent Lindon (Prix d’interprétation masculine à Cannes et césar du meilleur acteur) semble les extirper de sa gorge, avec des hésitations, de brusques envolées et des pauses, comme si Thierry, son personnage, butait sur eux. Comme s’ils étaient de­venus inutiles pour les cœurs simples, dans un monde où ils sont foutus, déjà. Jadis, on parlait de fatalité. Aujourd’hui, on évoque la loi du marché… Et puis voilà que Thierry est engagé comme agent de sécurité dans une galerie marchande. Surveiller, ce n’est pas son truc. Mais il s’applique, tant bien que mal, à faire ce qu’on attend de lui. Jusqu’au jour où il se tait… Toute l’humanité, toute la tendresse du film passent alors par le regard de Lindon. Stéphane Brizé est un cinéaste qui colle à ses personnages. Sa sensibi­lité lui permet des scènes étonnantes : cet affrontement effrayant entre une employée et son patron où l’on voit cette dernière se défaire sous nos yeux. La Loi du marché est un film sur ces humiliés et ces offensés. Sur un système qui les pousse à s’humilier, qui s’autorise à les offenser. C’est un film de combat. Une tragédie ordinaire.

Sur Cine Plus Emotion dès 22h35 : La loi du marché