Ciné+ Club : Programme TV de la chaîne Ciné+ Club

En ce moment sur Ciné+ Club :

20h50 Les Voleurs de chevaux

Film : drame 1h20 Tout public
Les Voleurs de chevaux

Olzhas, 12 ans, est le fils aîné d'une famille qui vit dans les contreforts du Tian Shan, la grande chaîne de montagnes qui traverse l'Asie centrale. La vie de la famille est bouleversée le jour où le père du petit garçon est tué par des voleurs de chevaux venus s'emparer du troupeau qui appartenait au village. La mère d'Olzhas devient la pestiférée de sa communauté. Elle n'a pas d'autre choix que de partir. Pour compenser les dettes, la famille est obligée de vendre la maison et de déménager. La mère désespérée demande de l'aide à un homme mystérieux… - Critique : Dans les montagnes du Kazakhstan, le père d’Olzhas, 10 ans, est tué par des voleurs de chevaux alors qu’il se rendait au marché pour vendre son troupeau. Pour éponger sa dette, sa mère est obligée de vendre sa maison et de retourner dans sa ville natale. Un jour, un étranger se présente et propose son aide à Olzhas et à sa famille… Le récit initiatique du passage de l’enfance à l’adolescence prend ici des allures de western – ou, plutôt, d’« eastern » – dans les paysages sauvages et grandioses de l’Asie centrale, mystérieux « cow-boy » solitaire, poursuite entre cavaliers et échanges de coups de feu inclus. Mais un western qui ne serait pas obnubilé par les scènes d’action — très efficaces ici, mais réduites. Les réalisateurs prennent le temps d’une description quasi documentaire des rituels religieux, des travaux des champs ou de l’activité d’un marché. Qui apporte un surcroît d’intensité, et de beauté, à cette épopée en terre peu connue.

39min

À suivre, dès 22h10 : Les témoins (Rediffusion)

Ce soir sur Ciné+ Club :

20h50 Les Voleurs de chevaux

Film : drame 1h20 Tout public

Olzhas, 12 ans, est le fils aîné d'une famille qui vit dans les contreforts du Tian Shan, la grande chaîne de montagnes qui traverse l'Asie centrale. La vie de la famille est bouleversée le jour où le père du petit garçon est tué par des voleurs de chevaux venus s'emparer du troupeau qui appartenait au village. La mère d'Olzhas devient la pestiférée de sa communauté. Elle n'a pas d'autre choix que de partir. Pour compenser les dettes, la famille est obligée de vendre la maison et de déménager. La mère désespérée demande de l'aide à un homme mystérieux… - Critique : Dans les montagnes du Kazakhstan, le père d’Olzhas, 10 ans, est tué par des voleurs de chevaux alors qu’il se rendait au marché pour vendre son troupeau. Pour éponger sa dette, sa mère est obligée de vendre sa maison et de retourner dans sa ville natale. Un jour, un étranger se présente et propose son aide à Olzhas et à sa famille… Le récit initiatique du passage de l’enfance à l’adolescence prend ici des allures de western – ou, plutôt, d’« eastern » – dans les paysages sauvages et grandioses de l’Asie centrale, mystérieux « cow-boy » solitaire, poursuite entre cavaliers et échanges de coups de feu inclus. Mais un western qui ne serait pas obnubilé par les scènes d’action — très efficaces ici, mais réduites. Les réalisateurs prennent le temps d’une description quasi documentaire des rituels religieux, des travaux des champs ou de l’activité d’un marché. Qui apporte un surcroît d’intensité, et de beauté, à cette épopée en terre peu connue.

« Les Voleurs de chevaux » sur Ciné+ Club

22h10 Les témoins

Rediffusion Film : drame 1h51 -10

Au cours de l'été 1984, Manu débarque à Paris, où il est venu chercher du travail. Il fait la connaissance d'Adrien, quinquagénaire cultivé qui lui présente des amis, Sarah et Mehdi. Des passions naissent, tandis que les rumeurs enflent au sujet d'une maladie inconnue et meurtrière : le sida... - Critique : | Genre : Drame. Comme pour mieux frapper, le sujet (la montée du sida au début des années 1980) se laisse d'abord oublier. La vie est un roman : les amours, les amitiés, et le mélange baroque des deux, occupent toute la place, avec, entre autres, le coup de foudre d'un médecin chercheur (Michel Blanc) pour un jeune provincial libre comme l'air (Johan Libéreau). Mais à la vitesse du passage des « beaux jours » (la première partie) répondra celle de la propagation du malheur, reconfigurant tout sur son passage, laissant les survivants perclus de culpabilité. Téchiné en sait quelque chose, qui fut lui-même un témoin rapproché de la tragédie. La présence des morts dans nos vies, la place de l'art, l'engagement personnel et collectif, les ressorts de l'attirance ou de l'affection qui nous attachent aux autres : le cinéaste parvient à faire résonner ensemble toutes ces questions. C'est un film adulte qui, à l'instar de ses personnages, tâche de donner sens et luminosité à l'expérience humaine. Pour que la vie soit toujours un roman. — Louis Guichard

« Les témoins » sur Ciné+ Club

Programme Ciné+ Club de la journée d'aujourd'hui

Lundi 08 Août 2022

De 06h45 à 08h30 143, rue du désert

Rediffusion Film documentaire 1h45 Tout public

Une maisonnette perdue en plein désert algérien, sur la RN1. C'est là que vit Malika. C'est de là que la vieille dame observe le monde. Elle n'a pas d'enfants, pas de parents et n'a pas peur des loups ; elle sert des cafés et tient compagnie aux visiteurs. En tant que femme, elle a le courage de diriger seule ce commerce où se retrouvent soldats, routiers. Un commerce menacé par la présence d'un hypermarché non loin de là. Malika fait du café et des œufs pour des clients très différents. Tout en s'affairant, elle se plaint des changements qui sont survenus dans les environs. À ses yeux, l'afflux de richesse a nui à l'harmonie... - Critique : Son trône est une chaise en plastique pourrie. Mais de là, Malika voit loin. Sexagénaire corpulente, portant djellaba et foulard, la reine a son royaume : une buvette dans le désert algérien, au bord de la nationale 1, à 900 kilomètres de la capitale. Elle y sert du thé, du café, une omelette à ceux qui passent, en voiture, camion ou moto. Certains s’étonnent : une femme, seule, là, au milieu de nulle part ? Comment fait-elle ? Hassen Ferhani lui aussi a voulu en savoir plus, mais sans jamais poser de question. C’est sa mise en scène qui s’en charge, avec une retenue synonyme de rigueur. Ce réalisateur algérien, remarqué avec Dans ma tête un rond-point, a planté sa caméra dans la cambuse nue. Pour filmer Malika et ceux qui ont fait une halte. Des routiers, des musiciens en tournée, des imams, des militaires, de pauvres hères. Un échantillonnage de l’Algérie, comme l’allégorie d’un pays au bord du vide, miné par le manque de travail, l’immobilisme. La buvette est un refuge, voire un lieu de recueillement. Les clients parlent. Malika écoute souvent. Comme une sage, une odalisque enrubannée, chaperonnant son chat et sa chienne. La beauté du film tient dans son voyage immobile, huis clos ouvert aux quatre vents, à la mer de sable, à l’ailleurs. Avec un sens aigu du cadre, Hassen Ferhani mise sur les vues dégagées par la porte et les fenêtres. Le lieu ressemble aussi à une scène, où Malika joue, compose. À l’unisson, le cinéaste l’observe, en préservant son intimité. Et ses secrets, pour tenir comme rempart contre le néant.

Sur Cine Plus Club dès 06h45 : 143, rue du désert

De 08h30 à 10h06 Vaurien

Rediffusion Film : thriller 1h36 Tout public

Djé est un charmant vagabond qui vient à Limoges sans argent, sans endroit où dormir, sans aucun plan apparemment. Grâce à sa débrouillardise et sa séduction, il parvient facilement à se glisser partout. Tout le monde l'accepte facilement et il n'a aucun problème à établir la confiance partout où il se trouve. Cependant, derrière toute cette apparence se cache son côté sombre et personne ne soupçonne même ce qu'il mijote vraiment. - Critique : La première séquence, tendue, tire la sonnette d’alar­me : ce type qui s’assoit en face d’une fille dans le train pourrait être dangereux. Djé débarque en ville sans argent ni logement, mais, grâce à son charme, il trouve de petits boulots, des amis, et des relations d’un soir. Avec certaines femmes, il passe une nuit, et repart. Avec d’autres, le séducteur se métamorphose en prédateur… Voilà un premier long métrage qui frappe aussi fort que juste, portrait puissamment réaliste d’un « tueur en série », cette appellation utilisée seu­lement une fois que de tels hommes ont été identifiés. Mais auparavant ? Peter Dourountzis répond à la question avec une intelligence rare et dérangeante, en donnant à son vaurien (euphémisme) l’apparence d’un quadragénaire blanc, séduisant, donc rassurant. Fort de ses quinze années au Samu social, le réalisateur dresse une cartographie passionnante de la vie en marge : maraudes, petits boulots, associations ­altermondialistes… Et s’il s’inspire, entre autres, de l’affaire Guy Georges, il se place du côté des victimes pour un thriller qui laisse l’acte violent hors champ et se concentre sur l’avant, la peur au ventre ressentie par les femmes, mais aussi leur puissance de résistance. Si Djé parvient à passer inaperçu, c’est aussi « grâce » à la misogynie ordinaire et au racisme ambiant, que Peter Dourountzis dénonce dans des séquences précises mais jamais démonstratives. Face à Pierre Deladonchamps, exceptionnel en monstre froid et magnétique, Ophélie Bau (Mektoub, my love : canto uno) prouve que ce film de (mauvais) genre doit s’envisager sous une lumière violemment féministe.

Sur Cine Plus Club dès 08h30 : Vaurien

De 10h06 à 11h47 Mon frère est fils unique

Rediffusion Film : drame 1h41 Tout public

Adolescent rebelle, Accio, dit "la teigne", fait le désespoir de ses parents. Impulsif, bagarreur, il agit par instinct et entre toujours en conflit avec ses proches. Son frère, le beau Manrico, aimé de tous, est tout aussi dangereux. Dans l'Italie des années 1960, les deux jeunes hommes sont également totalement opposés politiquement : alors que Manrico s'inscrit au Parti communiste, Accio a choisi de rejoindre les militants d'un mouvement fasciste. Mais quand ces derniers veulent s'attaquer à Manrico, Accio se détourne d'eux. Il se rapproche de son frère et tombe amoureux de l'amie de celui-ci, la belle Francesca... - Critique : Mon frère est fils unique s’attache à un drôle de phé­nomène, un individu que l’on baptisera – d’après le titre original du livre dont le film est tiré – un « facho-communiste ». Ado au début des années 1960, dans les environs de Rome que ne touche pas encore la prospérité, Accio est curieux de tout, et tout le temps en colère. En colère contre l’injustice, la sottise, les mensonges des adultes, leur soumission, aussi. Donc il se bat : pas un jour sans bagarre ; pas une heure sans rouspétance. Une véritable teigne ! Il s’initie aux rites néofascistes, puis grandit, se documente ; cette soif de connaissance l’amène dans le sillage des idéologies de gauche. Le film est porté par l’énergie de cet électron libre : les deux acteurs formidables qui l’interprètent enfant puis ado en font un « chieur » sympathique. Qui a dit que les grands acteurs italiens n’appartenaient qu’au passé ?

Sur Cine Plus Club dès 10h06 : Mon frère est fils unique

De 11h47 à 13h18 Helmut Newton, l'effronté

Documentaire beaux-arts 1h31 Tout public

Décédé en 2004, Helmut Newton a marqué son époque avec ses photographies à la fois provocantes et sensuelles. Dès les années 1970, le photographe berlinois privilégie le nu pour des clichés à paraître dans de grands magazines de mode tels que Vogue, Vanity Fair et Harper's Bazaar. De la série "Naked and Dressed" où une armée de mannequins se dressent dans le plus simple appareil, à "Bergström Over Paris", en passant par le célèbre portrait provocant de Catherine Deneuve en 1976, Helmut Newton signe des œuvres en noir et blanc peuplées de femmes puissantes et triomphantes. Hommage aux femmes ou pure misogynie ? Le photographe a longtemps divisé la critique.

Sur Cine Plus Club dès 11h47 : Helmut Newton, l'effronté

De 13h18 à 13h29 Les animaux sauvages

Film : court métrage 11mn Tout public

Une journée d'hiver en montagne. Mathieu, féru de tir à la carabine, initie ses amis à cette discipline. Maxime, chagrinée par sa relation avec Jade, s'éloigne du groupe et s'enfonce dans la nature pour se défouler. À son retour, il embrigade ses amis dans sa folie.

Sur Cine Plus Club dès 13h18 : Les animaux sauvages

De 13h29 à 15h21 Le promeneur du champ de Mars

Rediffusion Film : drame 1h52 Tout public

Antoine Moreau, un jeune journaliste, est contacté par le président de la République, qui souhaite se confier, alors que son mandat se termine. Intrigué par cette invitation, le jeune homme se rend au palais de l'Elysée pour découvrir un personnage un peu distant, qui ne paraît pas prêt à se livrer. Aux grandes questions politiques et existentielles que se pose le jeune homme, le président répond par des idées beaucoup plus prosaïques et ne semble pas résolu à résumer sa pensée en quelques phrases. Mais les rendez-vous se multiplient, et le contact se noue, peu à peu, entre le journaliste et l'homme politique. Une relation qui s'établit autour de petites phrases et se cimente au fil des rendez-vous entre les deux hommes... - Critique : Modifiant celui du livre qu’il adapte, le titre choisi par Robert Guédiguian est tout sauf anodin : le nom de Mitterrand disparaît. De tout le film, on ne l’entendra pas. Et le rythme adopté est donc celui du promeneur. Avec le président, on prend le train, on survole la Beauce en hélicoptère, mais le plus souvent on marche, sans hâte. Plus que l’exercice purement politique de la « fonction suprême », on voit ici la mort au travail, son questionnement (comment finir ?) et l’intimité des coulisses. Ces lieux sacrés sont visités avec précaution et sensualité. Comme un visiteur toucherait le cuir des fauteuils ou des livres en se demandant l’instant d’après ce qu’il fait là. Dans la peau du scribe chargé de consigner paroles et mémoires du président, Jalil Lespert oscille entre la présence et l’effacement. « Pourquoi m’avait-il choisi ? » dit-il en voix off. Ce malaise est le pendant d’une fascination que semble partager le cinéaste. Mais Guédiguian, s’il sacrifie à quelques scènes symboliques (le discours à la mine de Liévin), se garde de prendre position. Délibérément, il vide son film de tout signe d’actualités. La puissance théâtrale de Michel Bouquet fait le reste, impossible à discerner de celle de son modèle. Formidable travail d’acteur, qui rejoint l’essence de la politique, cet art de maîtriser le temps. Ce programme est disponible en svod sur MyCanal.

Sur Cine Plus Club dès 13h29 : Le promeneur du champ de Mars

De 15h21 à 17h04 Les années de plomb

Rediffusion Film : drame 1h43 Tout public

Marianne et Juliane sont deux soeurs révoltées par le passé nazi de leur pays, mais elles ont choisi chacune une façon différente de lutter contre l'oubli et la démission morale de leurs contemporains. Alors que Marianne s'est engagée dans l'action terroriste, Juliane a choisi de militer pacifiquement, à travers son métier de journaliste. Lorsqu'elle apprend que Marianne, arrêtée, s'est donné la mort en prison, Juliane, rejetant la version du suicide, se sent coupable d'avoir trahi sa soeur et de n'avoir pas soutenu son combat. Aiguillonnée par ce sentiment de culpabilité et portée par son irrépressible amour de la vérité, la journaliste ne vivra plus que pour éclaircir les circonstances de cette mort... - Critique : Juliane, journaliste, se souvient de sa sœur Marianne, qui a choisi la voie du terrorisme, avant d’être « suicidée » en prison. Juliane s’est battue pour faire la lumière sur cette mort mystérieuse… Aux souvenirs proches se mêle le passé plus ancien de leur adolescence, dans une Allemagne encore marquée par les crimes nazis… Cette œuvre profonde et admirablement maîtrisée, dont l’écriture narrative complexe semble davantage appartenir aux années 1970, est sans doute le meilleur film de Margarethe von Trotta. Partant d’un fait divers authentique — les sœurs Esslin ont servi de modèle aux sœurs Klein —, la cinéaste brosse deux magnifiques portraits de femmes rebelles, comme « enfantées » par une nation blessée, rongée par le souvenir et la mauvaise conscience. La figure paternelle finit subtilement par incarner l’Allemagne entière… Pourquoi Marianne, adolescente sage, a-t-elle choisi la voie de la violence, tandis que Juliane, devenue journaliste, lutte avec les mots ? Voilà quelques-uns des mystères de deux vies que Margarethe von Trotta révèle peu à peu, avec pessimisme (les relations amoureuses sont condamnées au naufrage) et dignité. Les interprètes sont au diapason de cette œuvre exigeante. Jutta Lampe et Barbara Sukowa (ainsi que les seconds rôles, notamment le metteur en scène Luc Bondy) parviennent à donner vie et émotion à cette aventure très cérébrale.

Sur Cine Plus Club dès 15h21 : Les années de plomb

De 17h04 à 17h12 En coulisses Ciné+ : Rroû

Rediffusion Magazine du cinéma 8mn Tout public

Magazine du cinéma.

Sur Cine Plus Club dès 17h04 : En coulisses Ciné+

De 17h12 à 18h59 Beaucoup de bruit pour rien

Rediffusion Film : comédie 1h47 Tout public

Le gouverneur de Messine, Leonato, et sa famille fêtent gaillardement l'arrivée des beaux jours. C'est alors que don Pedro, de retour de campagne avec ses valeureux soldats, Benedict et Claudio, fait halte dans sa propriété. Dès qu'il voit la belle Hero, fille de Leonato, Claudio en tombe éperdument amoureux. La jeune fille partage cette passion. Benedict qui, pour sa part, n'est pas prêt à renoncer à son célibat, entreprend une joute verbale avec la belle Beatrice. Alors que tout le monde est à la fête, don Juan, le frère bâtard de don Pedro, nourrit de sombres desseins. Il entend en effet s'opposer par la ruse au bonheur de Claudio... - Critique : | Genre : Comédie pétillante et solaire. En Toscane, au xvie siècle. Don Pedro, prince d'Aragon, accompagné de ses ­lieutenants, séjourne chez Leonato, ­gouverneur de Messine. Intrigues, complots, romances et marivaudages sont au rendez-vous. Pour la deuxième fois, Kenneth Branagh redonnait vie à Shakespeare, passant des brumes de Henry V au faste lumineux de Beaucoup de bruit pour rien. Son adaptation est tourbillonnante et joyeuse. Le verbe est agile, truculent, comme une couleur plus éclatante encore que celle de l'été italien. Et la distribution se donne de clinquantes allures de catalogue hollywoodien, de Denzel Washington à Keanu Reeves, en passant par Robert Sean Leonard, jeune premier évadé du Cercle des poètes disparus. Quant à Kenneth Branagh et Emma Thompson, ils font merveille en couple chamailleur : le caustique lieutenant Benedict et son adorable « mégère », Beatrice, grande soeur espiègle de toutes les féministes. Un vrai bonheur. — Cécile Mury

Sur Cine Plus Club dès 17h12 : Beaucoup de bruit pour rien

De 18h59 à 20h50 Ice Storm

Rediffusion Film : drame 1h51 Tout public

En 1973, dans le Connecticut. Deux familles voisines et amies, les Hood et les Carver, traversent une période difficile. Les parents s'ennuient et se trompent mutuellement, tandis que les enfants sont en pleine crise d'adolescence. Le lendemain de Thanksgiving, une tempête de glace est annoncée...

Sur Cine Plus Club dès 18h59 : Ice Storm

De 20h50 à 22h10 Les Voleurs de chevaux

Film : drame 1h20 Tout public

Olzhas, 12 ans, est le fils aîné d'une famille qui vit dans les contreforts du Tian Shan, la grande chaîne de montagnes qui traverse l'Asie centrale. La vie de la famille est bouleversée le jour où le père du petit garçon est tué par des voleurs de chevaux venus s'emparer du troupeau qui appartenait au village. La mère d'Olzhas devient la pestiférée de sa communauté. Elle n'a pas d'autre choix que de partir. Pour compenser les dettes, la famille est obligée de vendre la maison et de déménager. La mère désespérée demande de l'aide à un homme mystérieux… - Critique : Dans les montagnes du Kazakhstan, le père d’Olzhas, 10 ans, est tué par des voleurs de chevaux alors qu’il se rendait au marché pour vendre son troupeau. Pour éponger sa dette, sa mère est obligée de vendre sa maison et de retourner dans sa ville natale. Un jour, un étranger se présente et propose son aide à Olzhas et à sa famille… Le récit initiatique du passage de l’enfance à l’adolescence prend ici des allures de western – ou, plutôt, d’« eastern » – dans les paysages sauvages et grandioses de l’Asie centrale, mystérieux « cow-boy » solitaire, poursuite entre cavaliers et échanges de coups de feu inclus. Mais un western qui ne serait pas obnubilé par les scènes d’action — très efficaces ici, mais réduites. Les réalisateurs prennent le temps d’une description quasi documentaire des rituels religieux, des travaux des champs ou de l’activité d’un marché. Qui apporte un surcroît d’intensité, et de beauté, à cette épopée en terre peu connue.

Sur Cine Plus Club dès 20h50 : Les Voleurs de chevaux

De 22h10 à 00h01 Les témoins

Rediffusion Film : drame 1h51 -10

Au cours de l'été 1984, Manu débarque à Paris, où il est venu chercher du travail. Il fait la connaissance d'Adrien, quinquagénaire cultivé qui lui présente des amis, Sarah et Mehdi. Des passions naissent, tandis que les rumeurs enflent au sujet d'une maladie inconnue et meurtrière : le sida... - Critique : | Genre : Drame. Comme pour mieux frapper, le sujet (la montée du sida au début des années 1980) se laisse d'abord oublier. La vie est un roman : les amours, les amitiés, et le mélange baroque des deux, occupent toute la place, avec, entre autres, le coup de foudre d'un médecin chercheur (Michel Blanc) pour un jeune provincial libre comme l'air (Johan Libéreau). Mais à la vitesse du passage des « beaux jours » (la première partie) répondra celle de la propagation du malheur, reconfigurant tout sur son passage, laissant les survivants perclus de culpabilité. Téchiné en sait quelque chose, qui fut lui-même un témoin rapproché de la tragédie. La présence des morts dans nos vies, la place de l'art, l'engagement personnel et collectif, les ressorts de l'attirance ou de l'affection qui nous attachent aux autres : le cinéaste parvient à faire résonner ensemble toutes ces questions. C'est un film adulte qui, à l'instar de ses personnages, tâche de donner sens et luminosité à l'expérience humaine. Pour que la vie soit toujours un roman. — Louis Guichard

Sur Cine Plus Club dès 22h10 : Les témoins