Ciné+ Club : Programme TV de la chaîne Ciné+ Club

En ce moment sur Ciné+ Club :

22h35 Maps to the Stars

Rediffusion Film : drame 1h49 -12
Maps to the Stars

Le docteur Stafford Weiss, un psychothérapeuthe, a fait fortune grâce à ses manuels de bien-être. Sa femme Cristina s'occupe de la carrière de leur fils de 13 ans, Benjie, un enfant star qui sort d'une cure de désintoxication. Quant à leur fille, Agatha, elle a séjourné dans un asile pour soigner sa pyromanie. Lorsqu'elle en sort, elle se lie d'amitié avec Jerome Fontana, un chauffeur de limousine, aspirant acteur et scénariste, et devient l'assistante de Havana Segrande, une patiente de son père, une jeune femme littéralement obsédée par sa défunte mère, Clarice. Havana veut absolument reprendre le rôle tenu par sa mère Clarice dans les années 1960, un rôle qui l'a rendue célèbre... - Critique : Au début du Mulholland Drive de Lynch, une jeune femme blonde arrive à Los Angeles en avion, avec des étoiles dans les yeux. Au début de Maps to the Stars, une jeune femme blonde arrive à L.A. en car, avec de la haine dans le regard. Le film de Lynch partait des vestiges du rêve hollywoodien. Celui de David Cronenberg part directement de son envers monstrueux. Logiquement, la ­figure centrale est une actrice vieillissante (pléonasme, à Los ­Angeles), assoiffée de reconnaissance, et dont l’ego a supplanté tout sens moral — géniale Julianne Moore, Prix d’interprétation à Cannes. Mais le personnage le plus saisissant, tête d’affiche arrogante, à 13 ans, d’une comédie familiale au succès planétaire, évoque Macaulay Culkin, l’enfant star de Maman, j’ai raté l’avion, qui dut arrêter sa carrière, pris dans une spirale de débauche et d’autodestruction. La patte de Cronenberg consiste à marier ces comportements extrêmes à l’esthétique froide, mate et assourdie de ses films tardifs, comme Cosmopolis. Un style clinique pour dépeindre une ville devenue une clinique psychiatrique géante. Les « maps to the stars » sont les cartes vendues aux touristes, qui mentionnent les villas des célébrités. De façon plus ironique, ou poétique, on peut les envisager, avec ce film, comme une cartographie du ciel, post mortem. L’indication d’une route tortueuse vers l’au-delà.

9min

À suivre, dès 00h24 : Huit millimètres (Rediffusion)

Ce soir sur Ciné+ Club :

20h50 Passion

Rediffusion Film : thriller 1h38 -10

Christine dirige la filiale d'une grosse agence de publicité. Belle et dominatrice, elle exerce une véritable fascination sur son assistante Isabelle, jeune femme ambitieuse mais naïve qui lui est totalement soumise. Perverse et manipulatrice, Christine se joue de son ascendant sur Isabelle, allant jusqu'à lui voler la vedette au sein de l'entreprise en prétendant être à l'origine d'une de ses idées, un concept original salué par l'ensemble des cadres de la multinationale. Mais Isabelle se rebelle et fait savoir que c'est elle, et non pas sa patronne, qui a trouvé comment promouvoir de manière originale ce nouveau produit. Pendant que son mentor l'entraîne dans une liaison trouble mêlée de désir et de jalousie, l'assistante échafaude un plan diabolique pour se venger... - Critique : | Genre : Thriller fétichiste. Un personnage qui s'accuse pour mieux être innocenté : Crime d'amour, l'ultime film d'Alain Corneau, dont Passion est le remake, avait un petit quelque chose de Fritz Lang et de L'Invraisemblable Vérité. Avec Brian De Palma, qui a reconfiguré le scénario, nous voici évidemment du côté de Hitchcock, mais relu, ressassé et concassé : le sel d'une grande part de la filmographie du cinéaste. Une agence de pub. Trois jeunes louves, différentes par le rang hiérarchique mais interchangeables par leur avidité. La répétition, la duplication sont depuis toujours les hantises de De Palma : dès 1976, Obsession était un décalque de Vertigo (Sueurs froides), lui-même chef-d'oeuvre de référence quant à la question du double. Cette fois, le thème prend des résonances sociologiques. Dans cette agence de pub, vue comme la quintessence du monde capitaliste, le désir mimétique fait rage : chacune veut le job de l'autre, le corps de l'autre, veut être l'autre. De Palma se déchaîne aussi avec la mise en abyme des images. Le temps n'a fait que donner raison à ses fantasmes, lui qui voit depuis toujours des écrans partout, et des caméras, et des yeux indiscrets. L'intrigue de Passion avance à coups d'affrontements sur Skype, de call conferences, de films balancés sur YouTube, de preuves enregistrées par la vidéosurveillance ou le smartphone : systèmes voyeurs ou exhibitionnistes souvent imbriqués les uns dans les autres, puis relayés par le bon vieux split screen (la division de l'écran, le grand), pour chorégraphier la scène du crime. Cette concurrence effrénée entre divers types d'images, qui déréalisent le monde, prépare un dernier mouvement étourdissant, sommet d'effroi et d'ambiguïté.— Louis Guichard

« Passion » sur Ciné+ Club

22h28 Je suis une groupie

Film 1h16 -16

Une groupie parvient à passer la nuit avec son idole, une star du rock. Mais quand le bellâtre repart en tournée en Europe, la groupie décide de le suivre.

« Je suis une groupie » sur Ciné+ Club

Programme Ciné+ Club de la journée d'aujourd'hui

Jeudi 05 Août 2021

De 06h10 à 06h41 Le village : Deux miracles de plus !

Documentaire : découvertes 31mn Tout public

Saison : 1 - La vie quotidienne d'un village ardéchois, Lussas, où des passionnés produisent et diffusent des documentaires. Leur nouveau projet est la création d'une plateforme Internet.

Sur Cine Plus Club dès 06h10 : Le village

De 06h41 à 06h53 La légende

Rediffusion Film 12mn Tout public
Sur Cine Plus Club dès 06h41 : La légende

De 06h53 à 08h30 Soul Kitchen

Rediffusion Film : comédie 1h37 -10

A Hambourg, Zinos tient un petit restaurant lugubre. Ses clients apprécient la cuisine simple qui leur est proposée, et l'ambiance est conviviale. Sa petite amie, Nadine, une journaliste issue de la meilleure société, part quelques mois pour Shanghai. Les ennuis commencent. Zinos souffre d'une hernie discale et ne peut plus travailler. Son frère Illias sort de prison et, pour bénéficier de sa liberté conditionnelle, exige d'être embauché dans le restaurant. Zinos engage aussi un nouveau cuisinier, Shayn, qui fait fuir les clients par sa cuisine trop élaborée. Enfin, Thomas Neumann, un ancien camarade d'école devenu promoteur immobilier, essaie de le convaincre de lui céder son restaurant pour le raser et vendre le terrain... - Critique : Zinos, jeune restaurateur de Hambourg, est un immigré turc, corps étranger dans une société qui, sans cesse, le rejette. Sa gargote, mi-populaire, mi-branchée, Soul Kitchen, est menacée à la fois par la faillite et par des promoteurs semi-mafieux. Sa copine est partie vivre à Shanghai. Son « chef » (interprété par Birol Ünel, le héros de Head-on, du même Fatih Akin) est une diva caractérielle. Quant à son frère (Moritz Bleibtreu), c’est un repris de justice — charmant mais irresponsable… Pas étonnant que le malheureux Zinos, dos complètement bloqué (et pas d’assurance-maladie…), traverse la moitié du film plié en deux. Ce qui ne l’empêche pas de se démener, avec sa petite bande de doux marginaux. Vont-ils, ensemble, résister aux truands en col blanc ? À la fatalité sociale ? Un suspense tragi-­comique, moitié affectif, moitié policier, s’installe autour de la survie du restaurant. L’endroit fait office de refuge : un îlot de chaleur et de solidarité, à protéger coûte que coûte. C’est dans la joyeuse cohue de ces scènes de groupe, sur les accords de soul, musique noire américaine, que le film s’envole vraiment, comme un rêve d’utopie, fragile et fervent.

Sur Cine Plus Club dès 06h53 : Soul Kitchen

De 08h30 à 10h18 Un enfant de Calabre

Rediffusion Film : comédie dramatique 1h48 Tout public

1960. L'Italie prépare les Jeux olympiques de Rome dans la fièvre. Dans la campagne calabraise, Mimi, un jeune paysan d'une douzaine d'années, s'entraîne à courir, pieds nus, pour ne pas user ses chaussures. Son père, Nicola, gardien dans un asile d'aliénés, voit cette passion d'un fort mauvais oeil. En revanche, sa mère, Mariuccia, le soutient fermement. Malgré les menaces de son père, Mimi progresse grâce aux conseils avisés de Felice, un vieux chauffeur de car boiteux. Son héros et modèle : le champion Abebe Bikila... - Critique : Un petit paysan passionné de course à pied s'entraîne pour les J.O. Entre chronique sociale et film d'apprentissage, un très joli film où Comencini jette un regard de tendresse infinie sur l'enfance, son besoin d'idéal et sa force vitale. Très touchant.

Sur Cine Plus Club dès 08h30 : Un enfant de Calabre

De 10h18 à 11h53 Euphoria

Film : drame 1h35 -10
Sur Cine Plus Club dès 10h18 : Euphoria

De 11h53 à 13h07 River of Grass

Rediffusion Film : drame 1h14 Tout public

Derrière les Everglades, la " rivière d’herbe ", vit Cozy, seule, dans un mariage sans passion, ignorant ses enfants. Elle rêve de devenir danseuse, acrobate, gymnaste. Une nuit dans un bar, elle rencontre Lee, un jeune homme sans emploi qui vient de récupérer une arme à feu. - Critique : En 2006, Old Joy racontait la randonnée de deux potes qui s’étaient perdus de vue. Comme un cadeau régénérateur, à même de raviver le cinéma indépendant américain. Depuis, la réalisatrice Kelly Reichardt n’a jamais déçu, confirmant, de ­Wendy et Lucy à Certaines femmes, qu’elle savait comme personne mêler le destin d’héroïnes singulières à la contemplation du paysage américain. Voici River of Grass (traduire : « rivière d’herbe »), son premier film, réalisé douze ans avant Old Joy. Dans les Everglades (région de Floride où la cinéaste a grandi), une jeune mère de famille qui n’aime ni ses enfants ni son mari s’enfuit sur la route avec un échalas blond au profil de glandeur loser. Est-ce lui ou le flingue avec lequel il fait joujou qui stimule la fille au drôle de nom (Cozy) ? En parallèle l’enquête de son père piétine, ancien batteur de jazz et flic nonchalant rongé par la mélancolie… Le résultat évoque une version absurde de Wanda, film mythique de Barbara Loden. Le romantisme de la cavale est presque réduit à néant. Les fugitifs ne semblent guère amoureux, l’un dort toujours lorsque l’autre lui confie des choses importantes. Leur errance est une suite de fiascos, non dénuée d’étincelles poétiques. Même s’il tient parfois du brouillon, ­River of Grass est une dérive pleine de charme, où nombre de motifs ultérieurement repris par l’autrice (la solitude, les paysages ­désolés, la féminité) sont déjà là.

Sur Cine Plus Club dès 11h53 : River of Grass

De 13h07 à 13h31 May Day

Film 24mn Tout public
Sur Cine Plus Club dès 13h07 : May Day

De 13h31 à 14h52 Dégradé

Rediffusion Film : comédie dramatique 1h21 Tout public

Dans la bande de Gaza, de nos jours. Le salon de beauté de Christine, jeune immigrée russe, déborde de clientes : une divorcée amère, une jeune fille en passe de se marier, la mère et la belle-mère de la future mariée, une toxicomane lunatique, une religieuse ou encore une femme enceinte et sa soeur. Mais leur moment de détente est bientôt interrompu par des coups de feu dans la rue. Une famille de mafieux a volé le lion du zoo et le Hamas a décidé de s'occuper d'eux. Prises au piège par l'affrontement armé, les femmes se retrouvent alors enfermées dans le salon. Les esprits s'échauffent d'autant que la climatisation vient de tomber en panne... - Critique : Un salon de coiffure à Gaza où des femmes ont l’illusion d’une vie normale. « Se faire les ongles en pleine guerre, c’est déjà résister », dit l’un des réalisateurs… Mais, au-dehors, Fatah et Hamas règlent leurs comptes : le havre des coquettes vire au huis clos d’enfer… Dans cette comédie noire sur le quotidien d’un peuple doublement victime — de l’occupation israélienne et des affrontements interpalestiniens —, la violence se faufile partout. Le fait de se concentrer sur les luttes fratricides et les dissensions ­sociales à Gaza (et non sur le rapport de force avec Israël) fait tout l’intérêt du film.

Sur Cine Plus Club dès 13h31 : Dégradé

De 14h52 à 16h43 L'échelle de Jacob

Rediffusion Film fantastique 1h51 -12

Jacob Singer, ancien du Viêt-nam, est hanté depuis longtemps par les souvenirs de la guerre. Mais à présent, des années plus tard, quelque chose de beaucoup plus effrayant semble se produire. Des visions démoniaques, des hallucinations ont envahi sa vie à tel point qu'il doute de son existence. - Critique : Depuis son retour du Vietnam, Jacob est hanté par d'atroces cauchemars. Que lui a-t-on fait subir là-bas ? Tim Robbins est habité et bouleversant dans ce film d'Adrian Lyne plutôt bien foutu et surprenant pour un cinéaste d'ordinaire peu ambitieux.

Sur Cine Plus Club dès 14h52 : L'échelle de Jacob

De 16h43 à 18h59 The Murderer

Rediffusion Film : thriller 2h16 -12

Gu-nam vit à la frontière de la Russie, de la Chine et de la Corée du Nord dans une petite province coréenne. Sa femme est partie à Séoul pour essayer de vivre mieux et il n'a plus de nouvelles d'elle. Seul et d'un tempérament impulsif, l'homme a du mal à faire face à ses nombreuses dettes. C'est alors que Myun, un gangster local, lui propose de prendre en charge toutes ses dettes s'il accepte de tuer un homme pour lui. Gu-nam accepte et part pour Séoul. Il n'a le droit qu'à six jours sur place pour mener à bien sa mission. Après avoir localisé sa cible et tout mis en place pour l'assassinat, Gu-nam profite de son temps libre pour rechercher sa femme... - Critique : | Genre : thriller rageur. Le prologue, cruel, donne le ton : The Murderer sera un film noir d'ébène, plein de la rage désespérée des laissés-pour-compte du « miracle économique asiatique ». Et de la rage d'une mise en scène conçue comme une succession d'uppercuts sanglants. Pour payer ses dettes, un chauffeur de taxi chinois accepte de rejoindre clandestinement la Corée du Sud. Sa mission ? Tuer un professeur de judo. Dans un crescendo de violence, l'homme va se retrouver seul contre tous : des policiers maladroits jusqu'au burlesque, un homme d'affaires cruel et, surtout, son terrifiant commanditaire, venu faire le ménage lui-même. A l'exception notable des armes à feu, tous les moyens sont bons pour survivre : poings nus, barres à mine, lames diverses, voire rebuts de repas — stupéfiant ce qu'un os de gigot peut faire de dégâts... Na Hong-jin scrute ces corps à corps furieux sans le moindre lyrisme. Ses images sont sèches, brutales, explosives. Le réalisateur a aussi le génie des courses-poursuites. Souvent au volant, parfois à pied : une scène démente montre le héros transformé en yo-yo entre un cargo et le quai d'un port industriel. Na Hong-jin s'est beaucoup amusé à jouer aux autos tamponneuses avec de grosses berlines et des voitures de police. Au risque, comme dans ses deux autres films (The Chaser et, cette année, The Strangers), de faire durer un peu trop le plaisir. — Samuel Douhaire

Sur Cine Plus Club dès 16h43 : The Murderer

De 18h59 à 20h04 Carré 35

Rediffusion Film documentaire 1h5 Tout public

«Carré 35 est un lieu qui n’a jamais été nommé dans ma famille : c’est là qu’est enterrée ma soeur aînée, morte à l’âge de 3 ans. Cette soeur dont on ne m’a rien dit ou presque, et dont mes parents n’avaient curieusement gardé aucune photographie. C’est pour combler cette absence d’image que j’ai entrepris ce film. Croyant simplement dérouler le fil d’une vie oubliée, j’ai ouvert une porte dérobée sur un vécu que j’ignorais, sur cette mémoire inconsciente qui est en chacun de nous et qui fait ce que nous sommes»... - Critique : C’est une histoire insensée, renfermant des morts cachées, comme dans une Série noire. Ça y ressemble, d’ailleurs. Le privé, ce pourrait être Eric Caravaca, enquêtant sur sa propre famille et sur lui-même. A quand remonte le jour où il a appris l’existence de sa sœur aînée, morte à 3 ans, avant la naissance de son frère et la sienne ? C’était sans doute chez ses oncles et tantes espagnols, mais il ne saurait le dire avec exactitude, on parlait d’elle trop vaguement. Aucune photo de cette fillette n’existe, comme si on avait voulu tout effacer. Pourquoi ? Mais Christine est enterrée au Carré 35, la partie française du cimetière de Casablanca. L’acteur-réalisateur se met à enquêter. Il se rend sur place, au Maroc, recherche dans les films de famille, les pièces d’état civil, pour savoir si ce qu’on lui dit est vrai. Il interroge ses proches en tête à tête. Son frère, puis son père — son portrait craché dans les années 1950. Enfin, sa mère. Une femme altière, ayant gardé une part de cette beauté qui éclate dans les images aux couleurs pastel du super-8, au temps béni des jours heureux, lors de son mariage ou sur une plage. C’est elle qu’on entend le plus. Mais elle esquive, escamote. Son fils insiste, elle contrôle. C’est elle qui le tient. On a rarement vu à l’écran le déni aussi bien saisi, capté dans la continuité. La vérité, Eric Caravaca la traque ailleurs, en mettant au jour d’autres fardeaux, où la petite histoire croise la grande. Il est question de la colonisation, du Maroc, de la guerre d’Algérie : épisodes honteux, enfouis eux aussi, liés aux crimes des soldats français, que des images d’archives viennent rappeler. C’est la force de Carré 35 que de mettre en parallèle des événements très personnels et la mémoire collective. De voyager à travers le temps et les pays, pour rejoindre certains lieux magnétiques, comme cette maison dite de « l’Oasis » à Casablanca, qui semble receler une part du secret familial. Carré 35 est un film habité. Hanté, même. Qui ose la transgression — lorsque le cinéaste filme la dépouille de son père, mort durant le tournage. Mais où dominent, malgré tout, douceur, rigueur, élégance. Chaque mot est pesé, chaque note de musique (de Florent Marchet), pensée. Rien en trop. Pas de déballage de linge sale : Eric Caravaca ne règle pas ses comptes. Il ne veut pas la guerre, mais plutôt une forme de paix. De recueillement. Celui-là même qu’il instaure en érigeant une sorte de tombeau à sa grande petite sœur. Sans se cantonner à l’obscurité. Au contraire, il tend vers la lumière et l’atteint, un jour de plein soleil où réconciliation et réparation ne font plus qu’un.

Sur Cine Plus Club dès 18h59 : Carré 35

De 20h04 à 20h22 Au commencement

Film 18mn Tout public
Sur Cine Plus Club dès 20h04 : Au commencement

De 20h22 à 20h50 Viva cinéma : Le style Wyler

Magazine du cinéma 28mn Tout public

Chaque semaine, le tour de l'actualité cinéphile avec des sujets inédits, des entretiens, des analyses de séquences, des archives, des montages et des nouvelles rubriques pour combler les amoureux du cinéma.

Sur Cine Plus Club dès 20h22 : Viva cinéma

De 20h50 à 22h28 Passion

Rediffusion Film : thriller 1h38 -10

Christine dirige la filiale d'une grosse agence de publicité. Belle et dominatrice, elle exerce une véritable fascination sur son assistante Isabelle, jeune femme ambitieuse mais naïve qui lui est totalement soumise. Perverse et manipulatrice, Christine se joue de son ascendant sur Isabelle, allant jusqu'à lui voler la vedette au sein de l'entreprise en prétendant être à l'origine d'une de ses idées, un concept original salué par l'ensemble des cadres de la multinationale. Mais Isabelle se rebelle et fait savoir que c'est elle, et non pas sa patronne, qui a trouvé comment promouvoir de manière originale ce nouveau produit. Pendant que son mentor l'entraîne dans une liaison trouble mêlée de désir et de jalousie, l'assistante échafaude un plan diabolique pour se venger... - Critique : | Genre : Thriller fétichiste. Un personnage qui s'accuse pour mieux être innocenté : Crime d'amour, l'ultime film d'Alain Corneau, dont Passion est le remake, avait un petit quelque chose de Fritz Lang et de L'Invraisemblable Vérité. Avec Brian De Palma, qui a reconfiguré le scénario, nous voici évidemment du côté de Hitchcock, mais relu, ressassé et concassé : le sel d'une grande part de la filmographie du cinéaste. Une agence de pub. Trois jeunes louves, différentes par le rang hiérarchique mais interchangeables par leur avidité. La répétition, la duplication sont depuis toujours les hantises de De Palma : dès 1976, Obsession était un décalque de Vertigo (Sueurs froides), lui-même chef-d'oeuvre de référence quant à la question du double. Cette fois, le thème prend des résonances sociologiques. Dans cette agence de pub, vue comme la quintessence du monde capitaliste, le désir mimétique fait rage : chacune veut le job de l'autre, le corps de l'autre, veut être l'autre. De Palma se déchaîne aussi avec la mise en abyme des images. Le temps n'a fait que donner raison à ses fantasmes, lui qui voit depuis toujours des écrans partout, et des caméras, et des yeux indiscrets. L'intrigue de Passion avance à coups d'affrontements sur Skype, de call conferences, de films balancés sur YouTube, de preuves enregistrées par la vidéosurveillance ou le smartphone : systèmes voyeurs ou exhibitionnistes souvent imbriqués les uns dans les autres, puis relayés par le bon vieux split screen (la division de l'écran, le grand), pour chorégraphier la scène du crime. Cette concurrence effrénée entre divers types d'images, qui déréalisent le monde, prépare un dernier mouvement étourdissant, sommet d'effroi et d'ambiguïté.— Louis Guichard

Sur Cine Plus Club dès 20h50 : Passion

De 22h28 à 23h44 Je suis une groupie

Film 1h16 -16

Une groupie parvient à passer la nuit avec son idole, une star du rock. Mais quand le bellâtre repart en tournée en Europe, la groupie décide de le suivre.

Sur Cine Plus Club dès 22h28 : Je suis une groupie

De 23h44 à 01h19 La vie sexuelle dans les prisons de femmes

Rediffusion Film 1h35 -16
Sur Cine Plus Club dès 23h44 : La vie sexuelle dans les prisons de femmes