Canal+ Cinéma DROM : Programme TV de la chaîne Canal+ Cinéma DROM

En ce moment sur Canal+ Cinéma DROM :

23h02 Le sens des affaires

Film : comédie 1h29 Tout public
Le sens des affaires
1h 16min

À suivre, dès 00h31 : Avida (Rediffusion)

Ce soir sur Canal+ Cinéma DROM :

21h31 Tijuana Bible

Rediffusion Film : drame 1h31 -12

Nick, un vétéran américain blessé en Irak, vit dans la Zona Norte, le quartier chaud de Tijuana. Il y fait la connaissance d’Ana, une jeune mexicaine à la recherche de son frère disparu depuis quelques semaines. Ensemble, ils vont plonger dans les bas-fonds de cette ville aux mains des narcos-trafiquants. - Critique : Luis Buñuel les appelait « les oubliés » (Los olvidados, 1950), ces gamins des bidonvilles de Mexico que la misère poussait au crime. Depuis une douzaine d’années, Jean-Charles Hue s’est frotté aux oubliés de Tijuana, ville-frontière entre le Mexique et les États-Unis, ville-cloaque recueillant les désillusionnés du rêve américain : vétérans d’Irak ou d’Afghanistan qui viennent soigner leur syndrome de stress post-traumatique dans les bordels et dans la drogue, citoyens de seconde zone trop pauvres pour se loger dans leur pays, prostituées sombrant dans la folie à force de fumer le « crystal »… En partant de cette matière brute, le réalisateur des frontières a tricoté un nouveau film, son cinquième tourné à Tijuana, autour d’un soldat américain et d’une jeune Mexicaine à la recherche de son frère disparu. Pas vraiment une bluette, même si pareil argument semble l’avoir obligé à faire des concessions sur le scénario, moins radical que celui de sa précédente fiction, Mange tes morts, chez les Gitans picards. De cette plongée dans les bas-fonds de Tijuana surgissent des scènes à la beauté renversante : une déambulation dans une décharge de verre dont les débris reflètent un soleil trompeur ; et une séquence bouleversante de camera obscura, où la lumière, dans le trou d’un rideau, projette sur le corps décharné du héros les images inversées de l’héroïne qui se tient au-dehors. Des éclats de poésie dans un film constamment sur le fil, entre perdition et salvation.

« Tijuana Bible » sur Canal+ Cinéma DROM

23h02 Le sens des affaires

Film : comédie 1h29 Tout public
« Le sens des affaires » sur Canal+ Cinéma DROM

Programme Canal+ Cinéma DROM de la journée d'aujourd'hui

Mardi 03 Août 2021

De 06h35 à 07h28 Covidwood, l'année où Hollywood s'arrêta

Rediffusion Documentaire : société 53mn -10

En 2020, le confinement tient les Américains loin des salles de cinéma. Les plateformes de diffusion profitent de l'occasion pour devenir le recours des studios : les films seront désormais proposés directement en ligne. Universal ouvre le bal avec "Trolls 2", sorti en VOD aux Etats-Unis. D'autres studios suivent le mouvement. Le pli de la VOD et des plateformes est pris. Tout comme les marchés de films, les prix aujourd'hui explosent. Les tournages s'enchaînent, toujours sous la menace d'un virus qui peut tout stopper à la moindre suspicion de contamination. Les salles, elles, agonisent. Sous perfusion des aides fédérales, les exploitants sont plongés dans un étrange coma artificiel. Le cinéma américain se remettra-t-il de cette crise majeure ?

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 06h35 : Covidwood, l'année où Hollywood s'arrêta

De 07h28 à 09h16 Garçon chiffon

Rediffusion Film : comédie 1h48 -10

Jérémie, un jaloux maladif tiraillé entre ses déboires sentimentaux, professionnels et familiaux est au bord de la rupture. Il décide de quitter Paris et se rend sur sa terre d’origine, le Limousin, où il va tenter de se réparer auprès d’une mère très... envahissante. - Critique : Souffre-t-il de multiples problèmes, ou bien d’un seul, qui se manifeste par de multiples souffrances ? Jérémie, acteur, se sent sous-estimé par les gens de cinéma, qui rechignent à lui proposer du travail. Il s’estime tout aussi mal aimé par Albert, son amant vétérinaire, et en conçoit une jalousie obsessionnelle et destructrice. L’amour s’éloi­gne, la carrière ne décolle pas, les larmes montent. Et voici qu’une réalisatrice au sommet de l’égocentrisme torturé (Laure Calamy, génialement drôle) le voudrait non pas comme comédien, mais comme coach… C’en est trop. Jérémie retourne chez sa mère, dans le Limousin, du moins pour quelques jours, et pour préparer l’audition de la dernière chance : le rôle, au théâtre, d’un « jeune homme mélancolique dans un monde hostile, et qui va se suicider ». À sa manière, sa mère l’encourage : « C’est pour toi ! » Ainsi Nicolas Maury, désormais célèbre pour son rôle d’assistant émotif dans la série Dix pour cent, s’adonne-t-il aux délices d’une certaine autofiction tragi-comique. Où il est tentant de croire que tout est vrai, puisque le principal l’est, inchangé de film en film : la voix, les intonations, les postures, la pensée qu’elles reflètent, bref le style. La poésie funambule émanant de l’acteur-réalisateur nim­be l’agencement des scènes et voile subtilement leur degré de réalité. Le séjour dans la maison maternelle évoque un voyage mental, un retour en enfance, dans un labyrinthe de souvenirs et d’émotions, plutôt que des retrouvailles réalistes. Même Nathalie Baye, qui avait déjà joué la mère d’un jeune gay (chez Xavier Dolan, entre autres), en paraît réinventée, tout en douceur automnale, enveloppante. Plus tard, un soupçon de comédie musicale inopinée défie l’ordre des choses, mais naturellement, au diapason de ce premier film enchanteur. Garçon chiffon, autrement dit : masculin singulier. Or la vulnérabilité, la préciosité du héros ne sont pas réductibles à l’homosexualité, bien sûr — Albert le vétérinaire adoré (Arnaud Valois) en offre une autre incarnation, solide et carrée. Entre deux pleurs, Jérémie va, lui, jusqu’à affirmer que les garçons, les hommes représentent à ses yeux un mystère insondable, une altérité radicale, comme s’il n’était nullement des leurs… Le beau mouvement du film consiste à faire peu à peu apparaître des passerelles entre cette personnalité si insulaire et les autres — pas forcément ceux qu’il croyait. Et à laisser opérer l’alchimie qui sauve parfois les cas désespérés : la transmutation de toutes leurs écorchures en rayonnement.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 07h28 : Garçon chiffon

De 09h16 à 11h02 Les apparences

Rediffusion Film : thriller 1h46 -10

Vienne, ses palais impériaux, son Danube bleu et… sa microscopique communauté française. Jeune couple en vue, Ève et Henri, parents d’un petit Malo, ont tout pour être heureux. Lui est le chef d’orchestre de l’Opéra, elle travaille à l’Institut français. Une vie apparemment sans fausse note, jusqu’au jour où Henri succombe au charme de l’institutrice de leur fils. - Critique : Soit une commu­nauté d’expatriés français à Vienne, vivant dans une opulence ostentatoire, exerçant des professions valorisantes, et s’invitant les uns les autres à longueur de mois, de saisons. Évelyne (Karin Viard), qui se fait appeler Ève (plus chic, juge-t-elle), dirige la médiathèque française et partage la vie d’Henri (Benjamin Biolay), célèbre chef d’orchestre. Comme ils ont un fils, encore enfant, la photo de famille est parfaite. À tel point que, tombant un jour sur la preuve d’une liaison ­extraconjugale d’Henri, Ève pense d’abord et seulement à sauver les apparences. À tout prix. Marc Fitoussi avait déjà exploré avec sagacité les faux-semblants et les simulacres de la sphère marchande (Copacabana, 2010) ou du monde de l’entreprise (Maman a tort, 2016). Il en vient donc à ceux de la bourgeoisie. La cible paraît beaucoup plus classique, mais, peu à peu, ce sont tous les protagonistes, riches et pauvres, qui se révèlent enclins à mentir sur leur identité, leur passé, leurs sentiments. Ainsi de l’amante (Laetitia Dosch) du chef d’orchestre, cachant un fait divers ancien, ou du jeune Autrichien marginal par qui Ève se laisse séduire dans un bar. Chacun se retrouve en représentation — première à l’Opéra, excuses publiques devant des parents d’élèves ou soirée d’anniversaire. Chacun déchaîne, derrière une façade rassurante, sa part machiavélique, jusqu’au meurtre. Les acteurs, célèbres ou non, excellent : dans cette histoire de duplicité générale, tous jubilent manifestement de jouer à jouer.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 09h16 : Les apparences

De 11h02 à 12h38 L'esprit de famille

Rediffusion Film : comédie 1h36 Tout public

Alexandre s’embrouille une nouvelle fois avec son père, Jacques. A priori, il ne devrait pas, car ce dernier vient de décéder, mais Jacques, ou plutôt son esprit, est bien là, à râler à ses côtés. Et comme Alexandre est le seul à le voir et donc lui parler, sa mère et son frère commencent à s’inquiéter de son étrange comportement. - Critique : Le père d’Alexandre, romancier autocentré (pléonasme), meurt sous ses yeux. Ou presque : le fils regardait ailleurs… Et se retrouve littéralement harcelé par le fantôme de ce paternel exubérant, photographe très estimé et très absent de son vivant, mais qui a, enfin, tout son temps pour lui enseigner, sur le tard, quelques règles de vie. Lors d’un week-end dans la grande maison familiale avec sa mère, son frère et... un joueur de rugby fidjien déprimé, Alexandre va changer de point de vue sur ses proches et surtout sur lui-même… On accordera à Éric Besnard son effort louable pour insufler un nouvel « esprit » à la comédie de deuil, surtout en donnant à François Berléand, jamais décevant dans la fantaisie goguenarde, l’occasion d’occuper tout l’espace – même si son fils (Guillaume de Tonquédec, bien) est le seul à le voir, et à beaucoup discuter avec lui. À cheval – et embarrassé de l’être ? – entre mélo et poésie burlesque, le film séduit, de temps à autre, lors de réelles embardées, comme ce pique-nique sur la plage autour de la couche de la mère veuve, puisqu’elle refuse de quitter son lit. Hélas, beaucoup de répétitions alanguissent le rythme et, si le réalisateur ose aborder de tristes sujets (la dépression, l’envie de suicide post-traumatique), il ne peut s’empêcher de les lisser pour célébrer, in fine, et une fois de plus, la réconciliation générale et la vie « cool ». Avec un Bertrand Blier, par exemple, tout cela aurait tourné au merveilleux carnage… D’autant plus regrettable que Josiane Balasko (la mère) ou le talentueux Jérémy Lopez, de la Comédie-Française, en cadet nettement plus désespéré qu’il ne peut l’admettre, se voient contraints d’éteindre leurs qualités dramatiques dans un consensus doux-amer, ni vraiment dur, ni vraiment drôle. Restent cette maison, personnage en soi très bien filmée, qui donne envie de Bretagne, et un film qui passe, plaisant mais oubliable.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 11h02 : L'esprit de famille

De 12h38 à 14h20 Intrigo : mort d'un auteur

Rediffusion Film 1h42 -10
Sur Canal Plus Cinema DROM dès 12h38 : Intrigo : mort d'un auteur

De 14h20 à 16h17 Fukushima 50

Film 1h57 -10
Sur Canal Plus Cinema DROM dès 14h20 : Fukushima 50

De 16h17 à 18h12 Looper

Rediffusion Film de science-fiction 1h55 -12

En 2044, les Etats-Unis ont changé : la crise économique a favorisé l'essor du crime organisé pendant que certaines personnes ont développé des pouvoirs surnaturels. C'est dans ce contexte qu'opère Joe, tueur à gages pour le compte de la Mafia. Il est chargé d'éliminer ceux que la technologie de 2074 permet d'envoyer dans le passé, là où plus personne ne retrouvera leur trace. Les victimes apparaissent à une heure et à un endroit précis, accompagnés de lingots d'argent ou d'or. Un jour, alors qu'il se prépare à remplir un nouveau contrat, Joe réalise que l'homme envoyé du futur n'est autre que lui-même, plus vieux. Il hésite un moment avant de tirer, et permet à sa cible de prendre la fuite... - Critique : Bienvenue dans l’Amérique du futur, figurée par… un champ de maïs. Si Rian Johnson s’aventure dans la science-fiction, c’est moins pour filmer quelques motos volantes que pour libérer son séduisant imaginaire de conteur. Au coin du champ de maïs, un tueur attend. C’est Joe (Joseph Gordon-Levitt), un « looper » : il gagne sa vie en flinguant des types que la mafia lui envoie. Ils arrivent d’un futur lointain et il les fait disparaître en 2044, pour ne laisser aucune trace d’eux. La boucle (loop, en anglais) est bouclée. Mais le jour où Joe se retrouve face à lui-même âgé de trente ans de plus, il n’arrive pas à tuer ce Joe vieillissant, incarné par Bruce Willis… Looper mêle avec esprit deux aspects du cinéma d’anticipation. Il y a du spectacle pétaradant, le futur comme fantaisie : la tendance Bruce Willis en quelque sorte. Il y a aussi du raffinement, un plaisir plus cérébral, le futur comme trip qui a du style : la tendance Joseph Gordon-Levitt. Rian Johnson réunit le tout au fil d’une rêverie sur l’enfance pleine d’étrangeté, sombre et brillante. Entre les deux Joe, un enfant fait le lien. L’un veut le tuer pour changer l’avenir, l’autre reconnaît en lui le gamin abandonné qui hante son passé. Les élucubrations les plus audacieuses débouchent ici sur des émotions vives, directes, mélancoliques parfois.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 16h17 : Looper

De 18h12 à 20h00 Coma : esprits prisonniers

Rediffusion Film 1h48 -10
Sur Canal Plus Cinema DROM dès 18h12 : Coma : esprits prisonniers

De 20h00 à 21h31 Les Nouveaux Mutants

Rediffusion Film fantastique 1h31 -12

Les Mutants sont les plus dangereux, pour eux-mêmes comme pour les autres, lorsqu’ils découvrent leurs pouvoirs. Détenus dans une division secrète contre leur volonté, cinq nouveaux mutants doivent apprivoiser leurs dons et assumer les erreurs graves de leur passé. Traqués par une puissance surnaturelle, leurs peurs les plus terrifiantes vont devenir réalité. - Critique : Initialement programmé pour avril 2018, puis repoussé à de multiples reprises – à cause du rachat de la Fox par Disney, à cause de la pandémie de Covid-19 –, le troisième long métrage de Josh Boone (Nos étoiles contraires, 2014) sort en salles avec plus de deux ans de retard. Cette adaptation d’une série de BD dérivée des X-Men vise, d’abord, à séduire un public adolescent, comme en témoigne les présences au casting de Maisie Williams (Game of Thrones) ou de Charlie Heaton (Stranger Things). Elle cherche, ensuite, à concilier super-héros et film d’horreur : une fausse bonne idée qui a déjà engendré plusieurs ratages dont, en 2019, le dernier Hellboy et Brightburn : l’enfant du mal. Soit l’enfermement dans un centre médical, en compagnie de quatre autres pensionnaires, d’une jeune mutante amérindienne capable de rendre réelles les peurs enfouies de chacun. Sans surprise, ce film d’hospice – le tournage s’est déroulé dans un hôpital désaffecté de Nouvelle-Angleterre – véhicule un imaginaire frelaté, symbolisé par la docteure à tendance eugéniste qui suit les ordres de mystérieux « supérieurs », façon organigramme nazi. D’abord pauvre en action, le scénario se gâte à mesure que les visions horrifiques se multiplient, jusqu’au final boursouflé – l’attaque d’un ours-démon géant dans une chapelle –, qui évoque le pire du cinéma de Zack Snyder (Sucker Punch, 2011). Le plus désolant ? Que l’univers des Nouveaux mutants, à l’instar d’autres productions Marvel, soit si replié sur lui-même, en vase clos. Le bâtiment est ici entouré d’un champ de force en forme de dôme, qui empêche même la pluie de passer. La scène trahit, malgré elle, cette imperméabilité au monde extérieur. Tout l’inverse d’X-Men : le commencement (Matthew Vaughn, 2011), stimulante relecture d’une page d’histoire contemporaine.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 20h00 : Les Nouveaux Mutants

De 21h31 à 23h02 Tijuana Bible

Rediffusion Film : drame 1h31 -12

Nick, un vétéran américain blessé en Irak, vit dans la Zona Norte, le quartier chaud de Tijuana. Il y fait la connaissance d’Ana, une jeune mexicaine à la recherche de son frère disparu depuis quelques semaines. Ensemble, ils vont plonger dans les bas-fonds de cette ville aux mains des narcos-trafiquants. - Critique : Luis Buñuel les appelait « les oubliés » (Los olvidados, 1950), ces gamins des bidonvilles de Mexico que la misère poussait au crime. Depuis une douzaine d’années, Jean-Charles Hue s’est frotté aux oubliés de Tijuana, ville-frontière entre le Mexique et les États-Unis, ville-cloaque recueillant les désillusionnés du rêve américain : vétérans d’Irak ou d’Afghanistan qui viennent soigner leur syndrome de stress post-traumatique dans les bordels et dans la drogue, citoyens de seconde zone trop pauvres pour se loger dans leur pays, prostituées sombrant dans la folie à force de fumer le « crystal »… En partant de cette matière brute, le réalisateur des frontières a tricoté un nouveau film, son cinquième tourné à Tijuana, autour d’un soldat américain et d’une jeune Mexicaine à la recherche de son frère disparu. Pas vraiment une bluette, même si pareil argument semble l’avoir obligé à faire des concessions sur le scénario, moins radical que celui de sa précédente fiction, Mange tes morts, chez les Gitans picards. De cette plongée dans les bas-fonds de Tijuana surgissent des scènes à la beauté renversante : une déambulation dans une décharge de verre dont les débris reflètent un soleil trompeur ; et une séquence bouleversante de camera obscura, où la lumière, dans le trou d’un rideau, projette sur le corps décharné du héros les images inversées de l’héroïne qui se tient au-dehors. Des éclats de poésie dans un film constamment sur le fil, entre perdition et salvation.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 21h31 : Tijuana Bible

De 23h02 à 00h31 Le sens des affaires

Film : comédie 1h29 Tout public
Sur Canal Plus Cinema DROM dès 23h02 : Le sens des affaires