Canal+ Cinéma DROM : Programme TV de la chaîne Canal+ Cinéma DROM

En ce moment sur Canal+ Cinéma DROM :

16h09 Le rythme de la vengeance

Rediffusion Film : thriller 1h46 -16
Le rythme de la vengeance

La vie de Stephanie Patrick est détruite lors du crash du vol NE027. Sa famille était à bord et il n'y a pas eu de survivants. Dévastée, Stéphanie tombe dans la drogue et dans la prostitution, jusqu'au jour où elle découvre que le crash n'était pas un accident mais un acte de terrorisme. Assoiffée de vengeance et n'ayant plus rien à perdre, elle devient une tueuse au sein d'une organisation secrète. Lors de son entraînement et ses missions, elle n'oublie pas son but ultime : éliminer les assassins de sa famille... - Critique : Malgré son échec au box-office américain, ce film d’espionnage à gros budget reste une curiosité. C’est l’une des rares productions du studio britannique EON à ne pas mettre en scène James Bond. C’est aussi, comme Instinct de survie (de Jaume Collet-Serra), une performance physique de Blake Lively, qui semble vouloir à tout prix gommer son image d’intrigante de la série Gossip Girl (2007-2012). Elle joue une jeune femme d’un milieu aisé, devenue prostituée, cherchant à venger sa famille après l’explosion d’une bombe dans un avion. Et se révèle touchante en tueuse qui fait ses gammes, incapable de commettre un assassinat de sang-froid. L’intrigue internationale et l’intensité des scènes d’action rappellent la saga Jason Bourne. À l’art du montage de Paul Greengrass, Reed Morano, connue pour son travail de directrice de la photographie, substitue un art du plan-séquence. Elle filme une bagarre avec un agent du MI-6 (Jude Law) comme une scène de ménage, dans la cuisine d’une baraque au bord d’un loch près d’Inverness, en Écosse. Puis une renversante course-poursuite en voiture à Tanger, au Maroc, où la caméra reste dans l’habitacle avec la conductrice. Braquer sans cesse l’objectif sur son visage — décomposé au début, rayonnant à la fin — donne ainsi au Rythme de la vengeance la dimension d’un film sur le deuil.

1h 9min

À suivre, dès 17h55 : Rencontres de cinéma (Rediffusion)

Ce soir sur Canal+ Cinéma DROM :

21h36 The Quarry

Rediffusion Film 1h40 -10

Une petite ville du Texas voit un jour arriver un nouveau pasteur, qui s'installe dans l'église de la commune. Ses sermons attirent de plus en plus de monde, ses ouailles ignorant la véritable identité de cet homme, en fait un usurpateur qui a tué le pasteur qui devait prendre en charge cette paroisse. Son attitude distante éveille les soupçons du chef de la police, qui tente de découvrir son secret. D'autres personnes commencent à douter de lui, dont la veuve qui gère l'église et des trafiquants de drogue de la région. - Critique : Sur le papier, ce thriller inédit (en France) ne manque pas d’atouts. Le réalisateur transpose dans le Texas rural un roman du Sud-Africain Damon Galgut, déjà ­adapté par Marion Hänsel (La Faille, 1998). Un vagabond tue un prêtre alcoolique, en chemin vers une paroisse perdue à la frontière mexicaine, puis endosse son iden­tité. Cet argument, comparable à celui de la série Banshee — en moins percutant —, promet un choc entre deux acteurs minéraux, Shea Whigham et Michael Shannon (en chef de la police locale), comme dans Take Shelter, de Jeff Nichols (2011). Le réalisateur coche avec application toutes les cases d’un cinéma de Sud gothique : barques pourries, eaux boueuses, mousse pendant aux arbres. Il réussit plutôt bien à raconter la (re)naissance d’un homme sans passé, d’abord couché sur les cailloux au bord d’une route, ensuite lancé dans une nouvelle vie (première signature, premier prêche), jusqu’à l’émancipation : il se présente comme pécheur devant ses fidèles et cite des versets rares de la Bible. Dommage que le film, reposant sur de lents plans-séquences — la caméra paraît embourbée dans la vase —, néglige autant les personnages secondaires. À l’arrivée, The Quarry se révèle davantage conventionnelle série B qu’œuvre prophétique sur l’Amérique déboussolée.

« The Quarry » sur Canal+ Cinéma DROM

23h16 L'état sauvage

Rediffusion Film : western 1h56 -10

1861, pendant la gurre de Sécession. Une famille de colons français installée dans le Missouri se sent étrangère au conflit qui ne va pas manquer de la rattraper. Edmond, Madeleine, et leurs filles Esther, Justine et Abigaëlle doivent quitter leur belle demeure pour sauver leur vie. Ensemble, ils se lancent dans un long et dangereux périple afin d'atteindre un port où un bateau les ramènera en France. Pour assurer leur sécurité, ils ont engagés Victor, un mercenaire au passé trouble. Sa vie aventureuse va remonter à la surface à travers Bettie, une femme mystérieuse qui se met à suivre le convoi... - Critique : C’est l’itinéraire sanglant, en pleine guerre de Sécession, d’une famille de colons français installée dans le Missouri et poussée à la fuite par l’arrivée des nordistes. Le père disparaissant rapidement, ne restent, pour ce voyage, que la mère, ses trois filles et leur bonne noire, guidées par un ambigu mercenaire. L’ambition formelle du réalisateur (français) est frappante, comme ses multiples influences, contemporaines : L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, d’Andrew Dominik, et True Grit, des frères Coen. Les séquences où une troupe de tueurs, cavaliers de l’Apocalypse aux masques de tissu évoquant le Ku Klux Klan, sort de la brume, s’imposent ainsi en étonnantes visions, à la limite du fantastique. D’autres, hélas, comme le passage d’un chariot au bord d’un ravin, virent au ridicule… L’« état sauvage » est d’abord celui de la jeune et vierge Esther (Alice Isaaz, magnifique), aux prises avec toutes les violences et avec son attirance irrésistible pour le mercenaire. Là encore, la romance avec ce viril personnage évoque un ressort de scénario quelque peu forcé. Dommage, car David Perrault sait magnifier la sororité armée face à la sauvagerie des hommes et des éléments, et cette demoiselle en dentelle qui s’émancipe fièrement dans l’adversité.

« L'état sauvage » sur Canal+ Cinéma DROM

Programme Canal+ Cinéma DROM de la journée d'aujourd'hui

Samedi 17 Avril 2021

De 06h54 à 07h07 L'hebd'Hollywood

Rediffusion Magazine du cinéma 13mn Tout public

Le magazine trace la chronique de la vie à Hollywood, des grands studios aux indépendants, des stars aux étoiles montantes. Entre événements, indiscrétions et exclusivités, le journaliste Didier Allouch propose depuis Los Angeles un décryptage très personnel de l'actualité du cinéma américain. News sur les tournages, tendances, films en salles, stars… la cité des Anges livre tous ses secrets.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 06h54 : L'hebd'Hollywood

De 07h07 à 07h21 Rencontres de cinéma : Désigné coupable

Rediffusion Magazine du cinéma 14mn Tout public

L'équipe d'un film est invitée par Laurent Weil à évoquer dans le détail, lors d'une discussion informelle, le tournage et les enjeux qui les ont réunis. Une conversation s'improvise sereinement, avec les grandes vedettes du cinéma français et international. Cinéphiles et amateurs découvrent sous un autre angle les sorties qui font l'actualité du 7e art.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 07h07 : Rencontres de cinéma

De 07h21 à 08h47 Bluebird

Rediffusion Film : thriller 1h26 -12

Danny, un étranger qui a purgé sa peine en Belgique, sort de prison. Bénéficiant d'une libération conditionnelle, il loge dans un petit hôtel dont la patronne, Laurence, accepte les anciens détenus le temps qu'ils se remettent sur pied. Elle sait la difficulté de la réinsertion, étant elle-même femme de voyou incarcéré. Laurence peine à élever seule sa fille Clara, une adolescente séductrice, qui se met à tourner autour de Danny, qui a trouvé un emploi dans un restaurant chinois. Quand la jeune fille est agressée, il retrouve ses vieux démons... - Critique : Depuis son prix SNCF du polar (pour Balancé dans les cordes, en 2013), l’auteur Jérémie Guez est devenu un scénariste demandé, travaillant sur quelques réussites du cinéma de genre made in France, tels Arès (Jean-Patrick Benes, 2016), Sparring (Samuel Jouy, 2017) ou La nuit a dévoré le monde (Dominique Rocher, 2018). En matière de films noirs, son premier long métrage s’apparente plutôt à l’école belge, avec une atmosphère qui rappelle ceux de Michaël R. Roskam (Bullhead). Le Danois Roland Møller, dans une performance hiératique façon Matthias Schoenaerts, incarne un détenu en liberté conditionnelle, père de substitution pour la fille de sa logeuse. Le jeune réali­sateur sait exploiter la cinégénie de son décor de friche industrielle. Et, surtout, le potentiel métaphorique de l’arrière-cuisine d’un restaurant chinois, où le héros fait la plonge. Dans cette pièce, sorte d’écurie d’Augias, il décrasse autant les murs que sa conscience, secondé par un lave-vaisselle en panne qu’il doit réparer pour absorber le flux d’assiettes sales, joli symbole des emmerdes. Dommage que la mise en scène de Guez, un rien apprêtée, un rien complaisante, ne possède pas la même sécheresse que son écriture. Son deuxième long métrage, Sons of Philadelphia, reporté à cause de la crise sanitaire, devrait sortir en salles courant 2021.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 07h21 : Bluebird

De 08h47 à 10h55 Le coupable idéal

Rediffusion Film 2h8 -12

La Suède des années 1990. Après avoir reconnu plus de trente meurtres, Thomas Quick est condamné pour huit d'entre eux. Il est alors considéré comme le tueur en série le plus sadique de l'histoire de la Scandinavie. Cependant, lorsqu'ils entreprennent de se plonger dans les confessions du psychopathe, les journalistes Hannes Rastam et Jenny Küttim relèvent de nombreuses incohérences et des mensonges évidents. Ils se lancent alors dans une bataille médiatique et judiciaire pour prouver l'innocence de Quick... - Critique : Considéré comme le pire tueur en série que la Scandinavie ait connu, Sture Bergwall avoue, à partir de 1991, plus d’une trentaine de crimes d’enfants et d’adultes. Un cas tellement singulier que certains mettent en doute ses confessions. En 2008, le journaliste Hannes Råstam le rencontre pour une émission d’investigation de la télévision publique suédoise. Et le coupable sort du silence où il était muré depuis sept ans… Parce que l’histoire est vraie, ce film resté inédit en salles évoque directement la série américaine Mindhunter, qui reconstitue des confrontations éprouvantes avec des tueurs ayant existé. Mais, dans Le Coupable idéal, ce face-à-face avec le monstre est le début de la véritable énigme : l’affaire Thomas Quick, du nom qu’avait choisi Sture Bergwall pour s’inventer un passé sanguinaire. Le réalisateur raconte la contre-enquête journalistique qui a permis de faire surgir la vérité. Mis en scène avec une efficacité à l’américaine, le film prend la forme d’un thriller séduisant pour interroger une illusion collective troublante. Qui a manipulé qui dans cette horrible pantomime ? Au cœur du récit, le mystère de Sture Bergwall repose sur les épaules de David Dencik : l’acteur incarne idéalement l’homme qui a intitulé son autobiographie Moi seul sais qui je suis.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 08h47 : Le coupable idéal

De 10h55 à 12h39 The Way Back

Rediffusion Film : drame 1h44 -10

Lorsqu'il était jeune, tout semblait réussir à Jack Cunningham. Joueur de basket-ball d'exception, il aurait pu intégrer une équipe universitaire. Mais, contre toute attente, Jack décida de renoncer à une carrière sportive. Des années plus tard, alors que Jack a tout perdu à cause de son alcoolisme, une seconde chance s'offre à lui. On lui propose d'entraîner l'équipe de basket-ball de son ancien lycée. Jack accepte sans grand enthousiasme... - Critique : Depuis 2008, le réalisateur américain Gavin O’Connor peine à retrouver le niveau du sombre et très réussi Prix de la loyauté. Dans sa filmographie alternant le médiocre et le correct, The Way Back, sorti en VOD en France, rejoint plutôt le haut du panier. Ben Affleck (inexpressif, comme d’habitude) joue un ancien basketteur star de son lycée qui accepte d’entraîner l’équipe locale, devenue calamiteuse. Auteur d’un film sur le tournoi olympique de hockey sur glace cru 1980 (Miracle, 2004), le cinéaste se tire bien des séquences sportives. À l’entraînement, il montre les bras cassés se transformer en dream team, avec une technique de pressing basée sur l’agressivité défensive. Durant les matchs, le film vise moins la lisibilité des actions qu’une certaine intensité — bouillonnement des tribunes, fébrilité sur le banc, provocations sur le terrain. Les scènes mélodramatiques, en revanche, manquent de subtilité. Exemple : la canette de bière sur le porte-savon de la douche, pour souligner l’alcoolisme du héros…

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 10h55 : The Way Back

De 12h39 à 14h04 Patient Zero

Rediffusion Film : épouvante, horreur 1h25 -12

Une pandémie sans précédent a transformé une majorité d'humains en zombies. Dans ce monde ravagé, un homme a le pouvoir de communiquer avec les morts-vivants et s'en sert afin de trouver le remède capable de sauver sa femme, infectée, et le reste de l'humanité...

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 12h39 : Patient Zero

De 14h04 à 16h09 Spider-Man : Far From Home

Film d'action 2h5 Tout public

Peter Parker raccroche son costume de Spider-Man le temps de vacances en Europe en compagnie de ses amis Ned et MJ. Il est amoureux de cette dernière mais n'ose pas lui révéler ses sentiments. Mais son voyage est rapidement interrompu par Nick Fury, qui lui ordonne de mettre hors d'état de nuire les Élémentaux, d'étranges créatures qui détruisent tout sur leur passage. Pour mener à bien sa mission, il croise sur sa route Mysterio qui devient comme un mentor... - Critique : Incarné par le sympathique Tom Holland, l’homme-araignée revient pour prendre des vacances mouvementées avec sa classe, à Venise et Prague. Le méchant se révèle réussi : c’est un spécialiste des effets spéciaux, trucages et illusions. Il crée des scènes qui ne sont que de la poudre aux yeux… Y aurait-il là une réflexion sur les blockbusters ? En tout cas, pour Peter Parker et tous les lycéens, l’amorce d’une dissertation sur le faux à l’heure des fake news.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 14h04 : Spider-Man : Far From Home

De 16h09 à 17h55 Le rythme de la vengeance

Rediffusion Film : thriller 1h46 -16

La vie de Stephanie Patrick est détruite lors du crash du vol NE027. Sa famille était à bord et il n'y a pas eu de survivants. Dévastée, Stéphanie tombe dans la drogue et dans la prostitution, jusqu'au jour où elle découvre que le crash n'était pas un accident mais un acte de terrorisme. Assoiffée de vengeance et n'ayant plus rien à perdre, elle devient une tueuse au sein d'une organisation secrète. Lors de son entraînement et ses missions, elle n'oublie pas son but ultime : éliminer les assassins de sa famille... - Critique : Malgré son échec au box-office américain, ce film d’espionnage à gros budget reste une curiosité. C’est l’une des rares productions du studio britannique EON à ne pas mettre en scène James Bond. C’est aussi, comme Instinct de survie (de Jaume Collet-Serra), une performance physique de Blake Lively, qui semble vouloir à tout prix gommer son image d’intrigante de la série Gossip Girl (2007-2012). Elle joue une jeune femme d’un milieu aisé, devenue prostituée, cherchant à venger sa famille après l’explosion d’une bombe dans un avion. Et se révèle touchante en tueuse qui fait ses gammes, incapable de commettre un assassinat de sang-froid. L’intrigue internationale et l’intensité des scènes d’action rappellent la saga Jason Bourne. À l’art du montage de Paul Greengrass, Reed Morano, connue pour son travail de directrice de la photographie, substitue un art du plan-séquence. Elle filme une bagarre avec un agent du MI-6 (Jude Law) comme une scène de ménage, dans la cuisine d’une baraque au bord d’un loch près d’Inverness, en Écosse. Puis une renversante course-poursuite en voiture à Tanger, au Maroc, où la caméra reste dans l’habitacle avec la conductrice. Braquer sans cesse l’objectif sur son visage — décomposé au début, rayonnant à la fin — donne ainsi au Rythme de la vengeance la dimension d’un film sur le deuil.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 16h09 : Le rythme de la vengeance

De 17h55 à 18h08 Rencontres de cinéma : Désigné coupable

Rediffusion Magazine du cinéma 13mn Tout public

L'équipe d'un film est invitée par Laurent Weil à évoquer dans le détail, lors d'une discussion informelle, le tournage et les enjeux qui les ont réunis. Une conversation s'improvise sereinement, avec les grandes vedettes du cinéma français et international. Cinéphiles et amateurs découvrent sous un autre angle les sorties qui font l'actualité du 7e art.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 17h55 : Rencontres de cinéma

De 18h08 à 19h46 Jeux d'espions

Rediffusion Film 1h38 -12

Après une mission qui a mal tourné, Martin Baxter a quitté le MI6. L'ex-agent travaille désormais comme portier dans un club londonien, tout en participant à des combats de MMA. Lorsque Lisa, sa fille, est enlevée, Martin est contraint de reprendre du service. Les kidnappeurs exigent de lui qu'il récupère une mallette en Ukraine. Sur place, il fait équipe avec une jeune journaliste. Tous deux font alors des découvertes stupéfiantes sur les activités des services secrets russes. Au cours de cette mission, Martin va devoir affronter les démons de son passé... - Critique : Troisième rôle dans des productions importantes (Expendables 2, Doctor Strange, Jason Bourne) et vedette dans des sous-produits d’action, Scott Adkins n’a jamais été aussi proche du jeu d’acteur que dans Jeux d’espions. Pour rehausser ce thriller d’espionnage, l’Anglais musclé ne distribue pas seulement les coups de tatane, mais suggère aussi le traumatisme de l’ex-agent du MI6 qu’il interprète. Hanté par le fantôme de sa compagne, assassinée lors d’une mission désastreuse dont il avait la responsabilité (elle réapparaît avec un maquillage digne de Halloween), cet épigone de 007 doit reprendre du service lorsque sa fille est enlevée par des agents russes… Pour Scott Adkins, maître de taekwondo et de kick-boxing, l’envie d’offrir plus que ses biceps ne doit pas faire oublier que, à l’instar de Jackie Chan, il exécute lui-même ses cascades. Le monteur du film lui rend grâce, au cours de longues prises où les combats survien­nent pour de bonnes raisons. De quoi racheter une intrigue convenue, qui enchaîne les figures imposées — l’entrevue dans un hangar désaffecté, la fusillade dans une boîte de nuit, l’interrogatoire ­sadique. Seule originalité du scénario : la mention du Novitchok, ce neurotoxique au cœur du scandale diplomatique de l’empoisonnement de citoyens russes sur le sol britannique.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 18h08 : Jeux d'espions

De 19h46 à 20h00 L'hebd'Hollywood

Rediffusion Magazine du cinéma 14mn Tout public

Le magazine trace la chronique de la vie à Hollywood, des grands studios aux indépendants, des stars aux étoiles montantes. Entre événements, indiscrétions et exclusivités, le journaliste Didier Allouch propose depuis Los Angeles un décryptage très personnel de l'actualité du cinéma américain. News sur les tournages, tendances, films en salles, stars… la cité des Anges livre tous ses secrets.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 19h46 : L'hebd'Hollywood

De 20h00 à 21h36 Manhattan Lockdown

Film : thriller 1h36 -10

Fils d'un policier tué durant ses fonctions, Andre a rejoint lui-même les forces de l'ordre. Un soir, huit de ses collègues sont assassinés alors qu'ils intervenaient sur un braquage. Andre est déterminé à retrouver et arrêter les deux truands qui ont fait le coup. Il sait qu'il a peu de temps avant qu'ils réussissent à fuir et à se fondre dans la population. Il ordonne donc de fermer tous les ponts qui mènent à Manhattan et de stopper la circulation des métros. Mais en menant l'enquête, Andre comprend qu'il doit en réalité faire face à une immense conspiration... - Critique : Pour capturer deux tueurs de flics, la police boucle Manhattan. Argument à la John Carpenter (New York 1997) ? Plutôt attrape-nigaud, tant la fermeture de l’île ne change rien au déroulement de ce polar quelconque avec Chadwick Boseman (Black Panther). Spécialiste des séries télé, le réalisateur se con­tente d’alterner scènes d’action et bavar­da­ges interminables.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 20h00 : Manhattan Lockdown

De 21h36 à 23h16 The Quarry

Rediffusion Film 1h40 -10

Une petite ville du Texas voit un jour arriver un nouveau pasteur, qui s'installe dans l'église de la commune. Ses sermons attirent de plus en plus de monde, ses ouailles ignorant la véritable identité de cet homme, en fait un usurpateur qui a tué le pasteur qui devait prendre en charge cette paroisse. Son attitude distante éveille les soupçons du chef de la police, qui tente de découvrir son secret. D'autres personnes commencent à douter de lui, dont la veuve qui gère l'église et des trafiquants de drogue de la région. - Critique : Sur le papier, ce thriller inédit (en France) ne manque pas d’atouts. Le réalisateur transpose dans le Texas rural un roman du Sud-Africain Damon Galgut, déjà ­adapté par Marion Hänsel (La Faille, 1998). Un vagabond tue un prêtre alcoolique, en chemin vers une paroisse perdue à la frontière mexicaine, puis endosse son iden­tité. Cet argument, comparable à celui de la série Banshee — en moins percutant —, promet un choc entre deux acteurs minéraux, Shea Whigham et Michael Shannon (en chef de la police locale), comme dans Take Shelter, de Jeff Nichols (2011). Le réalisateur coche avec application toutes les cases d’un cinéma de Sud gothique : barques pourries, eaux boueuses, mousse pendant aux arbres. Il réussit plutôt bien à raconter la (re)naissance d’un homme sans passé, d’abord couché sur les cailloux au bord d’une route, ensuite lancé dans une nouvelle vie (première signature, premier prêche), jusqu’à l’émancipation : il se présente comme pécheur devant ses fidèles et cite des versets rares de la Bible. Dommage que le film, reposant sur de lents plans-séquences — la caméra paraît embourbée dans la vase —, néglige autant les personnages secondaires. À l’arrivée, The Quarry se révèle davantage conventionnelle série B qu’œuvre prophétique sur l’Amérique déboussolée.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 21h36 : The Quarry

De 23h16 à 01h12 L'état sauvage

Rediffusion Film : western 1h56 -10

1861, pendant la gurre de Sécession. Une famille de colons français installée dans le Missouri se sent étrangère au conflit qui ne va pas manquer de la rattraper. Edmond, Madeleine, et leurs filles Esther, Justine et Abigaëlle doivent quitter leur belle demeure pour sauver leur vie. Ensemble, ils se lancent dans un long et dangereux périple afin d'atteindre un port où un bateau les ramènera en France. Pour assurer leur sécurité, ils ont engagés Victor, un mercenaire au passé trouble. Sa vie aventureuse va remonter à la surface à travers Bettie, une femme mystérieuse qui se met à suivre le convoi... - Critique : C’est l’itinéraire sanglant, en pleine guerre de Sécession, d’une famille de colons français installée dans le Missouri et poussée à la fuite par l’arrivée des nordistes. Le père disparaissant rapidement, ne restent, pour ce voyage, que la mère, ses trois filles et leur bonne noire, guidées par un ambigu mercenaire. L’ambition formelle du réalisateur (français) est frappante, comme ses multiples influences, contemporaines : L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, d’Andrew Dominik, et True Grit, des frères Coen. Les séquences où une troupe de tueurs, cavaliers de l’Apocalypse aux masques de tissu évoquant le Ku Klux Klan, sort de la brume, s’imposent ainsi en étonnantes visions, à la limite du fantastique. D’autres, hélas, comme le passage d’un chariot au bord d’un ravin, virent au ridicule… L’« état sauvage » est d’abord celui de la jeune et vierge Esther (Alice Isaaz, magnifique), aux prises avec toutes les violences et avec son attirance irrésistible pour le mercenaire. Là encore, la romance avec ce viril personnage évoque un ressort de scénario quelque peu forcé. Dommage, car David Perrault sait magnifier la sororité armée face à la sauvagerie des hommes et des éléments, et cette demoiselle en dentelle qui s’émancipe fièrement dans l’adversité.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 23h16 : L'état sauvage