Canal+ Cinéma DROM : Programme TV de la chaîne Canal+ Cinéma DROM

En ce moment sur Canal+ Cinéma DROM :

05h33 L'Etabli

Rediffusion Film : drame 1h54 -10
L'Etabli

Après ses études à l'Ecole normale supérieure, Robert se fait embaucher chez Citroën. Plusieurs mois se sont écoulés depuis les manifestations de mai 68, mais la colère est toujours présente chez ce militant d'extrême-gauche. Il souhaite raviver le feu révolutionnaire parmi les ouvriers. Si au départ ses collègues ne veulent plus entendre parler de politique, un événement fait basculer leurs regards sur la situation. Leur employeur exige qu'ils travaillent trois heures hebdomadaires supplémentaires à titre gracieux. Robert sent le vent tourner et veut désormais convaincre ses collègues de l'utilité d'un mouvement social... - Critique : Il a troqué ses habits de prof de philosophie pour le bleu de travail et il est devenu ouvrier chez Citroën… L’expérience dans laquelle se lança Robert Linhart quelques mois après Mai 68, et qu’il raconta dans le livre L’Établi, paru en 1978, fait naître aujourd’hui un beau personnage de cinéma, rendu très attachant par l’interprétation de Swann Arlaud. Cet intellectuel qui, à l’usine, se blesse d’emblée en commençant à travailler sur la chaîne de montage des 2 CV, apporte avec lui une fragilité, une complexité. Presque un mystère. Même si la détermination de son engagement politique est totale, le Robert Linhart mis en scène dans L’Établi reste un solitaire tourmenté qui, paradoxalement, veut galvaniser la masse ouvrière, impulser un mouvement de protestation collective. Quitte à se lancer dans un jeu trouble. En cachant qui il est, en déguisant ses intentions, ne manipule-t-il pas ces travailleurs qu’il prétend aider à se défendre ? Parmi eux, circule d’ailleurs un traître… Les doutes et les interrogations sont les atouts de ce film que le réalisateur Mathias Gokalp réussit à mener avec une admiration palpable pour Linhart (aujourd’hui âgé de 78 ans), mais aussi un juste recul. À travers de nombreux personnages secondaires, tous formidablement campés, des voix contradictoires s’élèvent, un passionnant tableau d’époque se dessine. Un prêtre-ouvrier de la CGT (Olivier Gourmet), plus tacticien que le radical Linhart, un patron intelligent et rusé (Denis Podalydès), un travailleur immigré (Malek Lamraoui) qui s’accroche à son poste et dit : « La politique, c’est que des problèmes. » Les différents points de vue racontent, au-delà de l’après-68, la France des luttes de classes. Le film se fait même parfois trop pédagogique et perd là un peu de vitalité. Mais cet effort de lisibilité a l’excuse d’ouvrir le passé ici reconstitué aux jeunes d’aujourd’hui, comme s’ils se confondaient avec ceux auxquels Linhart transmet, dans une scène marquante, ce message d’espoir : « Je trouve légitime de rêver un monde meilleur. Et peut-être aussi de le faire. »

40min

À suivre, dès 07h27 : The Great Escaper (Rediffusion)

Ce soir sur Canal+ Cinéma DROM :

21h58 + de courts

Rediffusion Magazine du cinéma 53mn -10

Magazine bimensuel consacré au cinéma court, les deuxième et quatrième dimanches de chaque mois. Une émission de 52 minutes qui aime le court métrage et qui en veut toujours plus. "+ de courts" accompagne par la parole la diffusion de 2 à 3 courts-métrages qui font l'actualité. Chaque émission propose des recommandations éclectiques aux spectateurs.

« + de courts » sur Canal+ Cinéma DROM

22h51 Nezouh

Rediffusion Film : drame 1h41 -10

Zeina, 14 ans, vit avec ses parents, Motaz et Hala, dans un quartier de Damas déserté et ravagé par les bombes. Malgré la guerre, son père refuse d'abandonner son appartement et de devenir un réfugié. Sa mère, elle, voudrait fuir la ville. Lorsqu'un missile fait un trou béant dans le plafond de sa chambre, Zeina s'imagine que c'est une fenêtre vers un monde plus beau. Grâce à cette ouverture, elle peut monter sur le toit-terrasse où elle fait la connaissance d'Amer, un voisin de son âge. Cependant, quand la violence des combats s'intensifie, la question du départ de la famille se fait plus pressante. Face à l'entêtement de Motaz, Hala et Zeina doivent prendre une décision. - Critique : Une question philosophique traverse Nezouh (le « déplacement de l’âme, de l’eau ou d’une personne », en arabe). Faut-il fuir un pays en guerre, et en être déraciné, ou bien rester, en risquant sa vie ? Zeina, jeune Syrienne, se retrouve déchirée par ce choix impossible. Son père, déterminé à résister dans un Damas en ruine, ne peut se résoudre à devenir un « réfugié », mot qu’il honnit. Sa mère, elle, craint pour l’avenir de sa fille. Quand un bombardement ravage l’appartement dans lequel les trois vivent cloîtrés, les murs éventrés offrent pourtant des possibles à l’enfant : la rencontre avec un merveilleux voisin, l’observation des étoiles… Les draps accrochés à la va-vite pour masquer les trous béants sont filmés avec grâce dans le chaos. Ces incursions oniriques, presque fantastiques, maintiennent l’héroïne dans l’enfance, alors que gronde, dehors, la folie des adultes…

« Nezouh » sur Canal+ Cinéma DROM

Programme Canal+ Cinéma DROM de la journée d'aujourd'hui

Jeudi 13 Juin 2024

De 07h27 à 09h00 The Great Escaper

Rediffusion Film : drame 1h33 -10

Bernard Jordan, un vétéran de la Seconde Guerre mondiale, coule des jours paisibles dans une maison de retraite, aux côtés de son épouse Rene. Un matin, il décide de prendre la fuite et grimpe dans un ferry, direction la France. Son objectif est d'assister au 70e anniversaire du Débarquement de Normandie...

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 07h27 : The Great Escaper

De 09h00 à 11h01 Le capitaine Volkonogov s'est échappé

Rediffusion Film : thriller 2h1 -12

En 1938, le capitaine Volkonogov travaille au sein du département régional des affaires intérieures, une institution clé en URSS. En effet, c'est cette police politique qui met en oeuvre la répression lancée par Staline. Lorsqu'il assiste au suicide de son supérieur, Volkonogov décide de s'enfuir avec son arme. Il demande l'aide de sa petite amie, mais comprend vite que celle-ci lui a tendu un piège. Recherché, le capitaine parvient à échapper au major Golovnia mais se retrouve à devoir enterrer les corps de policiers exécutés, parmi lesquels il reconnaît un de ses collègues. Il est frappé d'une vision selon laquelle il doit demander pardon aux victimes s'il souhaite vivre en paix... - Critique : Rappel historique : entre août 1937 et novembre 1938, Joseph Staline entreprend d’anéantir les « ennemis » du socialisme en URSS. Un million et demi de personnes sont arrêtées, la moitié d’entre elles sont mises à mort — soit un citoyen soviétique sur deux cents, selon les chiffres de l’historien Nicolas Werth… Le capitaine Volkonogov, héros de ce film sidérant réalisé par un couple de cinéastes russes aujourd’hui en exil, est un exécutant zélé de cette « Grande Terreur ». Jusqu’à ce que le jeune officier du NKVD (la police politique du régime) devine qu’il figure, à son tour, sur la liste des hommes à abattre, et prenne la fuite. Alors que ses anciens camarades le traquent sans relâche, l’ancien bourreau a une vision : il va partir à la rencontre des familles de ses victimes, afin de leur demander pardon. Et, espère-t-il, gagner sa place au paradis… La quête métaphysique de Fiodor Volkonogov se déroule dans une Russie étrange, que l’on pourrait qualifier de rétrofuturiste : les appartements communautaires de Leningrad dans lesquels règne la promiscuité renvoient, bien sûr, à l’époque soviétique, mais les uniformes des miliciens au crâne rasé évoquent davantage les skinheads de l’ère Thatcher en Angleterre. Un ancien palais tsariste est devenu le siège du NKVD, où les tortionnaires se détendent en jouant au volley-ball sous les lustres de cristal — et où les parquets luxueux ont été recouverts de paille pour éviter que le sang des prisonniers ne les souille. À travers des courses-poursuites spectaculaires et des scènes sous haute tension d’« interrogatoires spécifiques » (le terme qui, en novlangue stalinienne, désigne la torture), Natalia Merkoulova et Alexeï Tchoupov font ressentir la peur omniprésente sur laquelle s’appuie tout pouvoir totalitaire. Dans leur récit empreint d’un habile mélange des genres, le fantastique peut surgir à tout moment et l’humour est forcément noir. Très noir… Lors d’un flash-back, le capitaine Volkonogov fait part de son trouble à devoir faire avouer à des détenus des actes antipatriotiques qu’ils n’ont pas commis. Son supérieur lui assure alors le plus sérieusement du monde qu’« on est dans un État de droit », avant de lui délivrer une leçon de dialectique imparable : « On ne peut quand même pas les arrêter sans raison : à chaque châtiment doit correspondre un crime ! » Un peu plus tard, un vieil homme refuse de croire le militaire plein de remords venu lui révéler que son fils exécuté en tant qu’« ennemi » était innocent. Terrible ironie, il est même persuadé que son visiteur lui tend un piège : « Tu ne m’auras pas comme ça, j’ai survécu à quatre purges du parti ! » Plus le capitaine Volkonogov s’acharne à dire la vérité, plus sa tentative de rédemption apparaît absurde. L’extraordinaire Yuriy Borisov (déjà admiré dans Compartiment n° 6, de Juho Kuosmanen) semble habité par son rôle. Dans son regard bleu laser d’une intensité folle, passent autant la froideur du milicien que l’innocence de l’enfant.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 09h00 : Le capitaine Volkonogov s'est échappé

De 11h01 à 12h28 Les minutes noires

Rediffusion Film policier 1h27 -12

Vincente Rangel, un officier de police, travaille dans l'un des commissariats les plus corrompus de l'une des villes pétrolières les plus corrompues du Golfe du Mexique. Mais quand une jeune journaliste est assassinée, il décide d'en finir avec les compromissions et les pots-de-vin. D'autant plus que la ville est le théâtre des agissements d'un tueur en série particulièrement vicieux, surnommé le "Chacal", qui ne s'en prend qu'aux jeunes femmes. Problème : chaque fois qu'il devient un peu trop curieux, Vincente trouve toujours un collègue en travers de sa route. Aussi juge-t-il qu'il est temps de faire le ménage.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 11h01 : Les minutes noires

De 12h28 à 14h22 Limbo

Rediffusion Film policier 1h54 -16

Un assassin s'attaque à des femmes au hasard et leur coupe les mains. L'officier de police Will Ren rejoint l'équipe du vétéran Cham Lau, une forte tête, pour enquêter sur cette série de crimes. Leurs recherches sont infructueuses jusqu'au jour où Cham recroise Wong To, une délinquante toxicomane, qui est responsable de la mort de sa femme et de son fils. Il décide d'utiliser la jeune femme comme appât pour tenter d'attirer le meurtrier, en mettant en place un plan qui selon lui doit être imparable. Malgré l'absence de pistes crédibles, il espère obtenir l'arrestation de l'homme qui se cache derrière ces meurtres... - Critique : Elle ne sait dire que ça : « Je ne veux pas mourir. » Seule contre tous, Wong To (l’actrice et chanteuse chinoise Cya Liu, très impressionnante) répète la même supplique au flic qui la tabasse et l’utilise comme balance et aux voyous qu’elle a trahis, lesquels entendent la trucider. Mais rien n’y fait, les hommes s’acharnent, jusqu’à un tueur en série dont la spécialité consiste à trancher la main gauche de ses victimes (encore vivantes) avec un outil rouillé… Abandonnez (presque) tout espoir, vous qui entrez dans Limbo, thriller hongkongais poisseux d’un réalisateur pas manchot, Soi Cheang (Dog Bite Dog, Accident). Découvert à la Berlinale 2021 et récompensé par le Grand Prix au festival Reims Polar 2023, le film brille à la fois par son esthétique – un noir et blanc sculpté par la pluie, la nuit, la ville – et son extrême violence. De prime abord, le terrain semble familier, avec un duo de policiers à l’antagonisme archétypal : Cham (Ka-Tung Lam), vétéran de la Crim ruminant une haine personnelle contre Wong To, et Will Ren (Mason Lee), son jeune supérieur propre sur lui. Lorsqu’un cinglé se met à semer des mains de femmes, l’enquête les traîne dans les bas-fonds de Hongkong, un dédale stylisé de bidonvilles et de décharges sauvages où pourrissent ceux que la société traite comme des déchets. Filmé au ras du bitume et des sacs-poubelles, dans la puanteur – Cham, fin limier, se repère à l’odorat – et le bourdonnement des mouches, Limbo explore un enfer dont Soi Cheang tire des images à la beauté paradoxale. Si le metteur en scène excelle dans les poursuites et les combats – comment oublier l’affrontement final, sous un déluge d’apocalypse ? –, il ne résiste pas toujours à la complaisance. Une scène de viol, aussi pénible qu’inutile, en témoigne. Reste qu’il gagne la partie par l’attention qu’il accorde au martyre de Wong To, la petite voleuse en quête de pardon, qui s’impose progressivement, par sa formidable pulsion de survie, comme l’héroïne incassable de ce polar sans pitié.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 12h28 : Limbo

De 14h22 à 16h07 Butcher's Crossing

Rediffusion Film : western 1h45 -10

Le jeune Will Andrews, promis à un bel avenir, met brutalement fin à ses études dans la prestigieuse université Harvard, dans le Massachusetts. Désireux de donner plus de sens à son existence, il prend la direction de l'Ouest sauvage. Là, il entre en contact avec un groupe de rudes chasseurs de bisons qui lui font miroiter une vie d'aventures et un enrichissement rapide. Peu à peu, leur équipée vire au cauchemar. Les dangers qui les entourent prennent en effet des visages inattendus qui ne tardent pas à les déborder... - Critique : Encore un « Nicolas Cage’s movie ». Chaque nouveau film où l’imprévisible acteur transformiste joue en est un. C’est l’attraction principale, parfois la seule. Comme dans ce western assez banal sur le massacre des bisons. Cage interprète un cow-boy chauve. Il s’est rasé la tête, semble-t-il pour la première fois de sa carrière capillaire — mais on n’a pas vérifié cette information capitale. Le scénario aussi est dégarni. Un étudiant innocent débarque dans un patelin sinistre du Kansas pour apprendre deux ou trois trucs sur la vie sauvage. Il sera servi. Embarqué dans une chasse aux bisons de plusieurs semaines avec Cage et sa bande, il aura un aperçu de ce que la folie meurtrière et l’appât du gain fait aux hommes… Sur les 60 millions de bisons pâturant l’Amérique en 1860, il n’en restait que trois cents (vous avez bien lu) vingt ans plus tard. Cette sombre page de la conquête de l’Ouest méritait mieux qu’un western aux (belles) images et aux personnages stéréotypés. Aucun animal n’aurait été blessé pendant le tournage. Seuls les spectateurs le seront, métaphoriquement, au visionnage.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 14h22 : Butcher's Crossing

De 16h07 à 18h21 Zillion

Rediffusion Film : biographie 2h14 -12

1997, en Belgique. Véritable génie de l'informatique, Frank Verstraeten possède également un sens aigu des affaires. Passionné par le monde de la nuit, le jeune homme se fixe un objectif : lancer sa propre discothèque, le "Zillion". Déterminé à ridiculiser ses concurrents, Frank ne lésine pas sur les moyens. Son établissement brille de mille feux et s'impose comme le plus spectaculaire de tout le pays. Une alliance nouée avec un ponte local du porno, autre idée brillante, lui assure la présence de femmes séduisantes à chacune de ses soirées. Mais son ambition démesurée finit bientôt par se retourner contre lui... - Critique : Jeune prodige du cinéma flamand, Robin Pront avait fait forte impression en 2015 avec son premier long métrage, Les Ardennes, polar poisseux qui se démarquait par ses accès de surréalisme. On ne peut hélas pas en dire autant de ce biopic tape-à-l’œil recyclant sans vergogne tous les clichés du film d’ascension sociale puis de chute, en l’espèce celles d’un certain Frank Verstraeten, petit génie de l’informatique devenu magnat du porno et propriétaire de la plus célèbre boîte de nuit d’Anvers à la fin du siècle dernier. De la ravissante idiote qui tombe dans la cocaïne à l’inspecteur du fisc « répugnace » (répugnant et pugnace), en passant par le videur albanais ultra violent, tous les personnages sont de grossières caricatures. « Sexe, drogue et musique techno », promet l’affiche. Mais Zillion ne laisse qu’une grosse gueule de bois.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 16h07 : Zillion

De 18h21 à 19h56 Houria

Rediffusion Film : drame 1h35 -10

Tout en s'entraînant beaucoup pour réaliser son rêve de devenir ballerine, Houria gagne sa vie en travaillant comme femme de ménage à Alger. Pour arrondir ses fins de mois, la jeune femme s'adonne également aux paris clandestins sur des combats de béliers qui se déroulent de nuit, à l'abri des regards indiscrets. Cette habitude illégale finit par porter ses fruits : Houria remporte un véritable pactole. Mais ce gain attise les convoitises d'un individu malintentionné et déçu d'avoir perdu gros. L'homme décide de suivre Houria avant de l'agresser violemment pour tenter de récupérer l'argent que cette dernière a empoché... - Critique : Papicha, le premier film de fiction en partie autobiographique de Mounia Meddour, en 2019, avait été un vent de fraîcheur dans le paysage du cinéma franco-maghrébin par son éloge de la sororité face à la montée de l’intégrisme religieux dans l’Algérie de la décennie noire, sa réalisation électrique et son élan vital. Il est à nouveau question de la difficile émancipation des femmes en terre d’Islam dans Houria, la mise au scène au plus près des visages et des corps procure la même sensation d’urgence, et Lyna Khoudri, à nouveau en tête d’affiche, impressionne toujours par son énergie folle et son émotion à fleur de peau. Mais le charme n’opère plus… La réalisatrice, qui a dû reconstituer Alger à Marseille faute de pouvoir tourner toutes les scènes voulues sur place, a largement perdu l’authenticité quasi documentaire qui participait de la puissance de son coup d’essai. Mais le principal écueil de Houria est, sans doute, d’arriver en salles un an pile après En corps, alors qu’il raconte peu ou prou la même histoire que le film à succès de Cédric Klapisch : une jeune espoir du ballet classique, le corps brisé par un accident — ou, ici, par une agression —, se reconstruit au contact des autres et par la découverte de la danse contemporaine. Dans En corps, le parcours de résilience d’Élise (Marion Barbeau) se suffisait à lui-même. Celui de Houria s’inscrit dans un contexte politique et social si marqué (la tentation de l’émigration pour les jeunes Algériens d’une part, les stigmates de la guerre civile d’autre part) qu’il devient envahissant. Au risque d’un scénario par trop démonstratif.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 18h21 : Houria

De 19h56 à 21h58 Fin des programmes

Fin 2h2 Tout public

Nos programmes se terminent pour cette journée, en attendant ceux de demain.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 19h56 : Fin des programmes

De 21h58 à 22h51 + de courts

Rediffusion Magazine du cinéma 53mn -10

Magazine bimensuel consacré au cinéma court, les deuxième et quatrième dimanches de chaque mois. Une émission de 52 minutes qui aime le court métrage et qui en veut toujours plus. "+ de courts" accompagne par la parole la diffusion de 2 à 3 courts-métrages qui font l'actualité. Chaque émission propose des recommandations éclectiques aux spectateurs.

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 21h58 : + de courts

De 22h51 à 00h32 Nezouh

Rediffusion Film : drame 1h41 -10

Zeina, 14 ans, vit avec ses parents, Motaz et Hala, dans un quartier de Damas déserté et ravagé par les bombes. Malgré la guerre, son père refuse d'abandonner son appartement et de devenir un réfugié. Sa mère, elle, voudrait fuir la ville. Lorsqu'un missile fait un trou béant dans le plafond de sa chambre, Zeina s'imagine que c'est une fenêtre vers un monde plus beau. Grâce à cette ouverture, elle peut monter sur le toit-terrasse où elle fait la connaissance d'Amer, un voisin de son âge. Cependant, quand la violence des combats s'intensifie, la question du départ de la famille se fait plus pressante. Face à l'entêtement de Motaz, Hala et Zeina doivent prendre une décision. - Critique : Une question philosophique traverse Nezouh (le « déplacement de l’âme, de l’eau ou d’une personne », en arabe). Faut-il fuir un pays en guerre, et en être déraciné, ou bien rester, en risquant sa vie ? Zeina, jeune Syrienne, se retrouve déchirée par ce choix impossible. Son père, déterminé à résister dans un Damas en ruine, ne peut se résoudre à devenir un « réfugié », mot qu’il honnit. Sa mère, elle, craint pour l’avenir de sa fille. Quand un bombardement ravage l’appartement dans lequel les trois vivent cloîtrés, les murs éventrés offrent pourtant des possibles à l’enfant : la rencontre avec un merveilleux voisin, l’observation des étoiles… Les draps accrochés à la va-vite pour masquer les trous béants sont filmés avec grâce dans le chaos. Ces incursions oniriques, presque fantastiques, maintiennent l’héroïne dans l’enfance, alors que gronde, dehors, la folie des adultes…

Sur Canal Plus Cinema DROM dès 22h51 : Nezouh