BE 1 : Programme TV de la chaîne BE 1

En ce moment sur BE 1 :

18h55 Toni en famille

Rediffusion Film : comédie dramatique 1h35 Tout public
Toni en famille

Agée de 43 ans, Toni a affronté de nombreux obstacles pour élever seule ses cinq enfants. Mais la vie passe tellement vite qu'il est désormais temps pour ses deux aînés de rentrer à l'université. Ce départ annoncé amène Toni à se remettre en question et à penser à son avenir. Elle s'est sacrifiée pour ses enfants durant tant d'années, mettant entre parenthèses sa propre vie et son bonheur. Aujourd'hui, Toni décide de penser un peu à elle et de réaliser son rêve : devenir enseignante... - Critique : On ne peut pas dire que Toni s’ennuie. Avec ses cinq enfants adolescents – « J’étais très fertile », résume-t-elle, dans un sourire presque contrit – , cette veuve de 42 ans n’a pas une seconde pour souffler. Ses journées sont des « 24h chrono » de la mère de famille tendre et responsable : tirer ses gosses de sous la couette, petit déjeuner pressé, dépose-minute au lycée, au collège, au cours de danse, chez le dentiste (addition salée pour cinq sourires), ménage, kilos de linge, et préparation du dîner avant de partir chanter dans un restaurant. Ancienne révélation d’un célèbre télé-crochet, elle a à son actif un tube qui a cartonné, disque d’or et tout et tout, mais, il y a longtemps qu’elle a préféré la maternité au succès, moyennant quoi la chanson est devenue purement alimentaire. Alors que son fils et sa fille aînés s’inscrivent sur Parcoursup, soudain, voilà que Toni se découvre un vœu devant toutes ces filières, ces champs du possible : et si elle reprenait ses études ? On avait remarqué le très jeune Nathan Ambrosioni pour son premier long métrage, Les Drapeaux de papier (2018), sur les rapports entre une sœur et un frère, où brillait déjà sa direction d’acteurs. Aujourd’hui, à 24 ans, il frappe par la maturité de son écriture, son impressionnante exactitude pour dessiner les contours d’une belle femme de 40 ans à l’agenda de ministre (de la Famille, du Logement et même de l’Intérieur en cas de disputes) qui, pour la première fois, va s’occuper de son propre avenir. Il détaille, non sans une douce cruauté, ce parcours de la combattante envers et contre tout : les fourches caudines de la réinsertion, sa propre mère qui continue à la rêver célèbre (Catherine Mouchet, parfaitement castratrice en une seule scène), et surtout ses ados, inquiets à l’idée d’être négligés, et même un peu méprisants – tenir absolument à aller à la fac quand on est « vieille », quelle drôle d’idée. Une héroïne du quotidien Riche en détails comiques (Pas qu’un peu, le vieux tube des années 1990 de Toni est un sommet du genre, entre Jenifer et Elsa), en parfait brouhaha, mais aussi en tension et mélancolie dans les rapports parent-enfants, cette chronique filmée sur la Côte d’Azur des vraies gens a l’intelligence d’un happy end modeste et réaliste : juste une porte à franchir pour, peut-être, se réinventer. Cernée de toutes parts par un jeune casting plein de promesses (dont Thomas Gioria, le petit garçon de Jusqu’à la garde de Xavier Legrand), Camille Cottin est magnifiquement crédible dans chaque attendrissement, colère ou abattement. Silhouette d’étudiante (justement) et regard outremer, elle rayonne en héroïne du quotidien.

Programme terminé

À suivre, dès 20h30 : Mémoire meurtrière

Ce soir sur BE 1 :

22h20 Mafia Mamma

Rediffusion Film : comédie 1h40 Tout public

Kristin, une mère de famille américaine, découvre un beau jour qu'elle vient d'hériter de l'empire mafieux de son grand-père italien, qui vient de mourir. Elle se rend aussitôt en Italie pour assister à l'enterrement du patriarche. Aussitôt, elle se retrouve confrontée à un univers qui ne lui est pas familier. Les codes mafieux, les règlements de comptes et les fusillades constituent un quotidien auquel sa paisible banlieue ne l'avait pas habituée. Pourtant, contre toute attente, elle décide de reprendre en main l'entreprise, bouleversant l'équilibre fragile du milieu.

« Mafia Mamma » sur BE 1

Programme BE 1 de la journée d'aujourd'hui

Vendredi 19 Avril 2024

De 06h50 à 06h59 Home cinéma : Edouard Bergeon

Rediffusion Magazine du cinéma 9mn Tout public

Home Cinéma vous donne rendez-vous pour une nouvelle saison pleine de promesses, qui se fait l'écho de l'actualité du cinéma d'ici et d'ailleurs ! Au programme : Fabrice Du Welz, des personnalités exceptionnelles et le traditionnel agenda.

Sur BE 1 dès 06h50 : Home cinéma

De 06h59 à 07h00 Pause

Autre 1mn Tout public

Une usine de jouets en Thaïlande. Placé sous le joug d'un contremaître ultra violent, et soumis à des cadences infernales, un jeune enfant fabrique des poupée ninja. Un jour, l'une d'elles, frappée par la foudre, prend vie. Le jouet tombe entre les mains du jeune Alex ; il va changer la vie du jeune garçon timide, souffre-douleur du caïd du collège.

Sur BE 1 dès 06h59 : Pause

De 07h00 à 09h20 Sans filtre

Rediffusion Film : comédie satirique 2h20 -10

Partis pour une croisière de luxe sur un yacht, en compagnie de nombreuses personnes aisées de sphères différentes, Carl et Yaya espèrent passer un séjour inoubliable. Entre bronzage et repas très copieux, ils ont tout un équipage aux petits soins, jusqu'à ce qu'une tempête rebatte les cartes. Alors que les richissimes clients avaient l'habitude d'être traités comme des rois, la catastrophe qui se profile semble tout transformer. Tandis que les esprits s'échauffent, le capitaine organise un véritable festin pour calmer ses hôtes. Mais le pire se produit, mettant en danger la vie des passagers et celle du personnel... - Critique : :u4: POUR Une deuxième Palme d’or, c’est la juste mesure pour saluer l’appétit de cinéma pantagruélique de Ruben Östlund. Un Suédois qui a hérité de Woody Allen comme de Michael Haneke. Plein d’humour dans son observation des mœurs modernes, sa mise en scène tout en maîtrise et rigueur en fait parallèlement un analyste sévère de nos comportements. Mais son refus de l’intellectualisme l’amène aussi à utiliser le langage des images spectaculaires à l’américaine, comme celle de l’avalanche qui annonçait la déconfiture de la figure paternelle dans Snow Therapy (2014). L’originalité de cette démarche faisait la richesse de The Square (2017), son premier couronnement cannois, qui manquait cependant de cohésion. Cette fois, le cinévore a vraiment trouvé la formule. Et on a envie d’applaudir. Sans filtre est un film d’une étonnante envergure. Il raconte le monde d’aujourd’hui en faisant le portrait d’un couple, son inspiration est épique sans jamais quitter tout à fait l’intimisme. Carl et Yaya, mannequins et influenceurs, dînent dans un restaurant chic et cher. Elle devait, pour une fois, l’inviter et c’est lui qui se retrouve, comme toujours, à devoir payer la note. S’il s’en offusque, c’est parce que le jeune homme a l’espoir d’avoir des relations égalitaires avec sa compagne. L’argent ne change-t-il pas leurs rapports ? L’argent ne les assigne-t-il pas à des places rigides ? Avec ces questionnements pour bagage, le réalisateur entraîne ses influenceurs sur un yacht, où ils vont participer à une croisière de grand luxe qui ne leur a rien coûté, au milieu d’oligarques russes et autres nantis aux moyens sans limite. Dans un microcosme régi par la satisfaction du client à tout prix, l’argent définit tout, les relations et la place de chacun. Croyant échapper à cette distribution des rôles, une riche plaisancière ordonne que le personnel puisse se baigner, ne faisant que confirmer sa toute-puissance. Il faudra une grosse tempête et une beuverie d’anthologie pour faire bouger les lignes. Sur une île déserte où un paquet de bretzels devient un trésor, les naufragés comprendront comment l’absence d’argent change la donne… Très réfléchie et très joueuse de bout en bout, la fable a de formidables effets de révélateur. Carl avait peur que sa relation avec Yaya manque de liberté ? Il ne découvrira qu’asservissement partout, rapports de pouvoir, de classes. Le réalisateur fait revenir ses personnages au temps des cavernes pour mieux nous montrer qu’ils ne sont jamais sortis de l’âge de pierre. Même le langage leur manque, remplacé par des slogans, des noms de marque, des citations politiques que s’envoient à la figure le capitaine du yacht, marxiste à la dérive, et son compagnon de cuite, homme d’affaires répétant sans fin « Je vends de la merde ». Seule une femme victime d’un AVC et ne pouvant dire que « Dans les nuages » nous rappelle le mystère perdu des mots. Le tour de force de Ruben Östlund est d’avoir su rendre attachants tous les personnages de Sans filtre, défendus, il est vrai, par des comédiens idéalement choisis, jouant la folie anar (Woody Harrelson, le capitaine), l’innocence (Harris Dickinson, Carl), la fragilité et la mélancolie (Charlbi Dean, Yaya, tristement disparue en août dernier). Une tendresse traverse ce panorama cinglant sur une société où chacun est condamné à sa prison, qu’elle soit une cabine de luxe ou une place dans les soutes du yacht. Pessimiste, Ruben Östlund ose aussi s’amuser avec un humour potache du chaos général. Sur son Titanic, les gags scatologiques sont permis. On rit sacrément et cela aide à méditer sur la situation. La liberté que ses personnages cherchent, le Suédois se la donne en tant que cinéaste. Et nous en fait cadeau. – F.S. :u1: CONTRE Il faut reconnaître à Ruben Östlund au moins un talent : celui d’annihiler l’esprit critique des jurés du festival de Cannes. La première Palme d’or attribuée au réalisateur suédois pour le médiocre The Square, en 2017, était une mauvaise plaisanterie. Sa deuxième, reçue au printemps dernier en récompense de l’épouvantable Sans filtre (ce qui fait du réalisateur suédois « l’égal » de Francis Ford Coppola, Ken Loach ou des Dardenne, excusez du peu !), a tout de la farce sinistre. Östlünd voudrait créer le malaise en étirant toutes ses scènes au-delà du supportable. Sa misanthropie crasse, sa détestation narquoise de tous ses personnages ne suscitent que l’ennui. Et ses provocations se révèlent, plus que jamais, des pétards mouillés. Les scènes de vomi ad nauseam, les Monty Python les avait déjà inventées, en plus drôle et plus troublant à la fois, dans Le Sens de la vie, quarante ans plus tôt. Et quand ce pseudo-rebelle se pique de marxisme, sa vision de la lutte des classes est plus cynique que révolutionnaire. Dans la dernière (et interminable) partie de Sans filtre, les ultrariches rescapés d’un naufrage se retrouvent à la merci d’une femme de ménage philippine qui, quelques heures plus tôt, nettoyait leurs toilettes à bord du yacht. Message reçu cinq sur cinq : tout exploité est un exploiteur en puissance. À quoi bon, donc, renverser l’ordre établi si la dictature du prolétariat est aussi nocive que celle des nantis ? Ruben Östlund n’y aurait, d’ailleurs, aucun intérêt : il profite trop bien du système qu’il prétend dénoncer. – S.D.

Sur BE 1 dès 07h00 : Sans filtre

De 09h20 à 11h35 Zillion

Rediffusion Film : biographie 2h15 -12

1997, en Belgique. Véritable génie de l'informatique, Frank Verstraeten possède également un sens aigu des affaires. Passionné par le monde de la nuit, le jeune homme se fixe un objectif : lancer sa propre discothèque, le "Zillion". Déterminé à ridiculiser ses concurrents, Frank ne lésine pas sur les moyens. Son établissement brille de mille feux et s'impose comme le plus spectaculaire de tout le pays. Une alliance nouée avec un ponte local du porno, autre idée brillante, lui assure la présence de femmes séduisantes à chacune de ses soirées. Mais son ambition démesurée finit bientôt par se retourner contre lui... - Critique : Jeune prodige du cinéma flamand, Robin Pront avait fait forte impression en 2015 avec son premier long métrage, Les Ardennes, polar poisseux qui se démarquait par ses accès de surréalisme. On ne peut hélas pas en dire autant de ce biopic tape-à-l’œil recyclant sans vergogne tous les clichés du film d’ascension sociale puis de chute, en l’espèce celles d’un certain Frank Verstraeten, petit génie de l’informatique devenu magnat du porno et propriétaire de la plus célèbre boîte de nuit d’Anvers à la fin du siècle dernier. De la ravissante idiote qui tombe dans la cocaïne à l’inspecteur du fisc « répugnace » (répugnant et pugnace), en passant par le videur albanais ultra violent, tous les personnages sont de grossières caricatures. « Sexe, drogue et musique techno », promet l’affiche. Mais Zillion ne laisse qu’une grosse gueule de bois.

Sur BE 1 dès 09h20 : Zillion

De 11h35 à 13h30 Rogue Agent

Rediffusion Film : thriller 1h55 Tout public

Robert Hendy-Freegard est un ancien barman. L'homme, malin et organisé, se fait passer pour un agent des services secrets britanniques. Sous sa fausse identité, il se présente comme un membre du fameux MI-5 et aborde des personnes, les impliquant dans ses récits imaginaires. Il en profite surtout pour extorquer ses victimes en leur demandant de fortes sommes d'argent, au prétexte de les protéger de prétendues menaces terroristes en provenance de factions de l'IRA. Ses affabulations parviennent à berner un certain nombre de gens. - Critique : Si vous ne connaissez pas Robert Hendy-Freegard, évitez de vous renseigner avant de voir cette fiction, inspirée de ses « exploits ». Vous vous mettrez ainsi dans la position de ses recrues, à qui il affirme appartenir aux services secrets britanniques. Étudiants qui rêvent de s’évader de leur village perdu, dans les West Midlands, ou avocate londonienne aguerrie, mais prisonnière de son travail… Tous sont prêts à entrer dans son réseau, au gré de ses couvertures (barman, concessionnaire automobile). Avec lui, la réalité dépasse toujours la fiction dans ce faux film d’espionnage, qui aspire au vrai thriller hitchcockien, d’avant l’Internet roi (les années 1990). S’il n’est pas aussi fou que son scénario, Rogue Agent se concentre sur les personnes qu’endoctrine cet agent voyou. James Norton, qui l’interprète, lui donne une profondeur inattendue, face à Gemma Arterton, qui mise intelligemment sur la détermination, plus que sur le charisme. C’est l’héroïne de ce film sage mais captivant, dont le sujet n’est pas l’emprise de l’un, mais la reconquête de leur dignité par les autres, à qui on a volé leur vie.

Sur BE 1 dès 11h35 : Rogue Agent

De 13h30 à 13h45 Je rentre

Rediffusion Film : court métrage dramatique 15mn Tout public

C'est le confinement général en France. Pour préserver leur couple, Robin et Pauline ont décidé de le passer chacun de leur côté : Pauline est partie chez ses parents en province laissant Robin profiter seul de leur petit appartement. Du moins le croit-elle, puisque celui-ci a profité de son absence pour rejoindre en douce Charlotte, son amante, dans sa maison de campagne. Seulement Pauline décide de rentrer plus tôt que prévu...

Sur BE 1 dès 13h30 : Je rentre

De 13h45 à 14h45 Winning Time : The Rise of the Lakers Dynasty : What is and what should never be

Série dramatique 1h -12

Saison : 2 - Épisode : 7 - A l'approche des finales de la NBA de 1984, les tension entres les Lakers et les Celtics atteignent de nouveaux sommets, ainsi qu'entre Magic Johnson et Larry Bird. Buss se défend contre des poursuites judiciaires, Claire envisage une nouvelle faillite.

Sur BE 1 dès 13h45 : Winning Time : The Rise of the Lakers Dynasty

De 14h45 à 15h35 Le cercle séries

Rediffusion Magazine culturel 50mn Tout public

Animée par une bande de chroniqueurs passionnés, cette émission mensuelle consacrée exclusivement aux séries passe en revue les sorties et les tournages qui font l'actualité de nos séries préférées.

Sur BE 1 dès 14h45 : Le cercle séries

De 15h35 à 17h20 Le Retour

Rediffusion Film : drame 1h45 Tout public

Khédidja, une assistante maternelle, a quitté la Corse il y a quinze ans. Elle s'occupe de ses deux filles et travaille au service d'une famille parisienne aisée. Elle part en Corse avec ses employeurs pour s'occuper de leurs enfants pendant les vacances d'été. Elle emmène avec elle ses filles, Jessica et Farah. Loin de Paris, ces dernières, adolescentes, font de nouvelles rencontres et se laissent aller à explorer leur sexualité. Elles font également face aux préjugés raciaux sur l'île. Ce voyage est aussi une manière de découvrir ce passé sur lequel leur mère ne s'est jamais attardée et les raisons de son départ de Corse... - Critique : Il y a plusieurs films dans ce Retour, présenté en compétition au dernier Festival de Cannes. Une affaire de famille d’abord, de celles qui laissent de vilaines cicatrices mal refermées, et autres secrets mal enfouis. Lorsqu’elles arrivent en Corse, les deux filles de Khedidja ignorent presque tout des raisons qui ont poussé leur mère à fuir, quinze ans plus tôt, et des circonstances de la mort de leur père, ce même lointain jour tragique. La sage Jessica, sœur aînée exemplaire, brillante et raisonnable, aussi bien que Farah, la cadette, petite bombe d’irrévérence et d’énergie brouillonne, s’attendent seulement à profiter de la plage, pendant que Khedidja travaille à garder les enfants d’une riche famille de Parisiens en vacances. Il faudra bien des crises, et des péripéties, jusqu’au fin fond d’un village de montagne, pour découvrir les blessures que cache l’hermétique douceur de leur mère. Comme dans La Fracture, son film précédent, Catherine Corsini mêle l’intime et le politique : frictions sociales, rapports de classes, racisme s’exacerbent et crépitent dans la chaleur sèche de l’été. La quête des origines qui s’offre aux héroïnes, adolescentes métisses, prises entre deux mondes, en est parfois presque trop démonstrative, nouée de grosses ficelles feuilletonesques un peu mièvres, loin de l’habituelle habileté de la réalisatrice de La Nouvelle Ève ou d’Un amour impossible : rebondissements mal taillés, explications pataudes, découverte d’une grand-mère qui semble n’exister que pour les besoins du scénario… Quant au portrait des patrons de Khedidja (Denis Podalydès et Virginie Ledoyen), il frôle la caricature tant il est boursouflé de condescendance, d’autosatisfaction paternaliste et de répliques artificielles… On s’attache, malgré tout, à ce film imparfait, qui a souffert, entre autres, d’un tournage difficile et tendu, et qui veut embrasser trop de sujets, trop de trajectoires – la mère, les filles, les tensions de la société, la jeunesse dans tous ses états, du plus doré au plus rebelle. Car il contient un autre récit : celui d’un été initiatique, alourdi de soleil, dans une Corse dont on croit presque respirer les parfums exacerbés. Y éclate le charisme fracassant de la jeune Esther Gohourou (Farah), la petite sœur incontrôlable et gouailleuse, affamée d’attention, dont toutes les frasques sonnent juste, y compris dans ses relations à vif avec sa famille, entre conflit et complicité, ou son aventure plus ou moins sentimentale, aussi maladroite qu’inattendue, avec un petit caïd corse plus vrai que nature. S’ajoutent la grâce et la délicatesse d’Aïssatou Diallo Sagna (Khedidja), révélée dans La Fracture, et la sobre densité de Suzy Bemba (Jessica, la grande sœur), aux prises avec la découverte de sa sexualité, tiraillée entre passé et futur. Trois beaux portraits de femmes, que Catherine Corsini brosse avec empathie et vigueur, et auxquels elle offre la puissance de son regard.

Sur BE 1 dès 15h35 : Le Retour

De 17h20 à 18h55 Yo Mama

Rediffusion Film : comédie 1h35 Tout public

Alors qu'un clip de rap fait la une des médias en raison de sa brutalité et, surtout, de l'âge des auteurs, Fanta, Amandine et Samira découvrent avec stupéfaction que les artistes à l'origine de cette "oeuvre" sont en réalité leurs fils, tous âgés d'à peine 11 ans. Conscientes de la nécessité de rétablir la communication avec ces derniers si elles veulent les voir revenir dans le droit chemin, ces mères de famille originaires de banlieue parisienne décident à leur tour de se lancer dans le rap, pensant ainsi convaincre leurs enfants d'abandonner cette voie peu réjouissante pour elles. Mais leur plan ne se déroule pas du tout comme prévu... - Critique : Leurs trois fils ont fait un clip de rap avec des armes et des gros mots, alors les trois mamans, plutôt que de les priver de dessert, décident d’en faire un à leur tour — sans armes et sans gros mots. Cette comédie gentillette sur le rapport des enfants aux écrans pèche surtout par son interprétation un peu plate, malgré le concours de Jean-Pascal Zadi.

Sur BE 1 dès 17h20 : Yo Mama

De 18h55 à 20h30 Toni en famille

Rediffusion Film : comédie dramatique 1h35 Tout public

Agée de 43 ans, Toni a affronté de nombreux obstacles pour élever seule ses cinq enfants. Mais la vie passe tellement vite qu'il est désormais temps pour ses deux aînés de rentrer à l'université. Ce départ annoncé amène Toni à se remettre en question et à penser à son avenir. Elle s'est sacrifiée pour ses enfants durant tant d'années, mettant entre parenthèses sa propre vie et son bonheur. Aujourd'hui, Toni décide de penser un peu à elle et de réaliser son rêve : devenir enseignante... - Critique : On ne peut pas dire que Toni s’ennuie. Avec ses cinq enfants adolescents – « J’étais très fertile », résume-t-elle, dans un sourire presque contrit – , cette veuve de 42 ans n’a pas une seconde pour souffler. Ses journées sont des « 24h chrono » de la mère de famille tendre et responsable : tirer ses gosses de sous la couette, petit déjeuner pressé, dépose-minute au lycée, au collège, au cours de danse, chez le dentiste (addition salée pour cinq sourires), ménage, kilos de linge, et préparation du dîner avant de partir chanter dans un restaurant. Ancienne révélation d’un célèbre télé-crochet, elle a à son actif un tube qui a cartonné, disque d’or et tout et tout, mais, il y a longtemps qu’elle a préféré la maternité au succès, moyennant quoi la chanson est devenue purement alimentaire. Alors que son fils et sa fille aînés s’inscrivent sur Parcoursup, soudain, voilà que Toni se découvre un vœu devant toutes ces filières, ces champs du possible : et si elle reprenait ses études ? On avait remarqué le très jeune Nathan Ambrosioni pour son premier long métrage, Les Drapeaux de papier (2018), sur les rapports entre une sœur et un frère, où brillait déjà sa direction d’acteurs. Aujourd’hui, à 24 ans, il frappe par la maturité de son écriture, son impressionnante exactitude pour dessiner les contours d’une belle femme de 40 ans à l’agenda de ministre (de la Famille, du Logement et même de l’Intérieur en cas de disputes) qui, pour la première fois, va s’occuper de son propre avenir. Il détaille, non sans une douce cruauté, ce parcours de la combattante envers et contre tout : les fourches caudines de la réinsertion, sa propre mère qui continue à la rêver célèbre (Catherine Mouchet, parfaitement castratrice en une seule scène), et surtout ses ados, inquiets à l’idée d’être négligés, et même un peu méprisants – tenir absolument à aller à la fac quand on est « vieille », quelle drôle d’idée. Une héroïne du quotidien Riche en détails comiques (Pas qu’un peu, le vieux tube des années 1990 de Toni est un sommet du genre, entre Jenifer et Elsa), en parfait brouhaha, mais aussi en tension et mélancolie dans les rapports parent-enfants, cette chronique filmée sur la Côte d’Azur des vraies gens a l’intelligence d’un happy end modeste et réaliste : juste une porte à franchir pour, peut-être, se réinventer. Cernée de toutes parts par un jeune casting plein de promesses (dont Thomas Gioria, le petit garçon de Jusqu’à la garde de Xavier Legrand), Camille Cottin est magnifiquement crédible dans chaque attendrissement, colère ou abattement. Silhouette d’étudiante (justement) et regard outremer, elle rayonne en héroïne du quotidien.

Sur BE 1 dès 18h55 : Toni en famille

De 20h30 à 22h20 Mémoire meurtrière

Film : thriller 1h50 -12

Alex Lewis (Liam Neeson) est un assassin expert réputé pour sa précision discrète. Pris dans un bourbier moral, Alex refuse de terminer un travail qui viole son code et doit rapidement traquer et tuer les personnes qui l'ont embauché avant que ces dernières et l'agent du FBI Vincent Serra (Guy Pearce) ne le trouvent en premier. Alex est rompu à la vengeance, mais avec une mémoire qui commence à faiblir, il est obligé de remettre en question chacune de ses actions, brouillant la frontière entre le bien et le mal.

Sur BE 1 dès 20h30 : Mémoire meurtrière

De 22h20 à 00h00 Mafia Mamma

Rediffusion Film : comédie 1h40 Tout public

Kristin, une mère de famille américaine, découvre un beau jour qu'elle vient d'hériter de l'empire mafieux de son grand-père italien, qui vient de mourir. Elle se rend aussitôt en Italie pour assister à l'enterrement du patriarche. Aussitôt, elle se retrouve confrontée à un univers qui ne lui est pas familier. Les codes mafieux, les règlements de comptes et les fusillades constituent un quotidien auquel sa paisible banlieue ne l'avait pas habituée. Pourtant, contre toute attente, elle décide de reprendre en main l'entreprise, bouleversant l'équilibre fragile du milieu.

Sur BE 1 dès 22h20 : Mafia Mamma