Altice Studio : Programme TV de la chaîne Altice Studio

En ce moment sur Altice Studio :

20h50 Manchester by the Sea

Film : drame 2h18 -12
Manchester by the Sea

Séparé de son épouse Randi, Lee travaille comme concierge dans une ville aussi éloignée que possible de l'endroit où il a grandi. Sa vie est bouleversée quand Joe, son frère aîné, décède brutalement d'un infarctus. Dans son testament, Joe désigne Lee, dévasté par le chagrin, comme le tuteur légal de son neveu, Patrick, âgé de 16 ans. Père de trois enfants, Lee n'est pas du tout préparé à cette nouvelle responsabilité. D'autant plus qu'elle implique un déménagement et un retour dans une ville qui ne lui a laissé que des souvenirs douloureux. Patrick, qui se partage entre deux petites amies et son groupe de rock, a dû mal à accepter son nouveau tuteur... - Critique : Pour les Américains de la côte Est, Manchester by the Sea est un port de pêche et une station balnéaire. Pour le héros trentenaire, Lee, c’est un champ de ruines. Homme à tout faire dans une entreprise de plomberie en banlieue de Boston, il a fui le monde de sa jeunesse. À la mort de son grand frère, il doit pourtant reprendre en urgence la route de son village natal, où il est désigné tuteur de son neveu adolescent. Un voyage dans le passé commence, sur les lieux de l’effroyable tragédie qui a détruit la vie de Lee et l’a lesté à jamais d’un sentiment de culpabilité. Casey Affleck, acteur fascinant, donne au film une grande dignité : alors que tout, rencontres et réminiscences, devrait provoquer des torrents de larmes ou des cris de douleur chez le personnage, le comédien résiste, lointain, impassible. C’est une éthique de jeu, mais qui dessine aussi un héros endurci jusqu’à l’os, minéralisé par le chagrin, sans plaisirs ni désirs. La galerie des endeuillés recèle une autre figure passionnante, l’ado désormais sans père, dont Lee est supposé devenir le tuteur. Il se montre cynique, revêche, occupé à une sexualité compulsive, avant une volte-face imprévisible, bascule du récit… Manchester by the Sea dépasse la chronique émouvante d’un retour au pays. Au-delà de son ancrage réaliste — communauté de marins prolétaires, lumière hivernale —, le drame se fait lyrique, devient peu à peu un conte, presque une chanson folk.

53min

À suivre, dès 23h08 : Lady Bird (Rediffusion)

Ce soir sur Altice Studio :

20h50 Manchester by the Sea

Film : drame 2h18 -12

Séparé de son épouse Randi, Lee travaille comme concierge dans une ville aussi éloignée que possible de l'endroit où il a grandi. Sa vie est bouleversée quand Joe, son frère aîné, décède brutalement d'un infarctus. Dans son testament, Joe désigne Lee, dévasté par le chagrin, comme le tuteur légal de son neveu, Patrick, âgé de 16 ans. Père de trois enfants, Lee n'est pas du tout préparé à cette nouvelle responsabilité. D'autant plus qu'elle implique un déménagement et un retour dans une ville qui ne lui a laissé que des souvenirs douloureux. Patrick, qui se partage entre deux petites amies et son groupe de rock, a dû mal à accepter son nouveau tuteur... - Critique : Pour les Américains de la côte Est, Manchester by the Sea est un port de pêche et une station balnéaire. Pour le héros trentenaire, Lee, c’est un champ de ruines. Homme à tout faire dans une entreprise de plomberie en banlieue de Boston, il a fui le monde de sa jeunesse. À la mort de son grand frère, il doit pourtant reprendre en urgence la route de son village natal, où il est désigné tuteur de son neveu adolescent. Un voyage dans le passé commence, sur les lieux de l’effroyable tragédie qui a détruit la vie de Lee et l’a lesté à jamais d’un sentiment de culpabilité. Casey Affleck, acteur fascinant, donne au film une grande dignité : alors que tout, rencontres et réminiscences, devrait provoquer des torrents de larmes ou des cris de douleur chez le personnage, le comédien résiste, lointain, impassible. C’est une éthique de jeu, mais qui dessine aussi un héros endurci jusqu’à l’os, minéralisé par le chagrin, sans plaisirs ni désirs. La galerie des endeuillés recèle une autre figure passionnante, l’ado désormais sans père, dont Lee est supposé devenir le tuteur. Il se montre cynique, revêche, occupé à une sexualité compulsive, avant une volte-face imprévisible, bascule du récit… Manchester by the Sea dépasse la chronique émouvante d’un retour au pays. Au-delà de son ancrage réaliste — communauté de marins prolétaires, lumière hivernale —, le drame se fait lyrique, devient peu à peu un conte, presque une chanson folk.

« Manchester by the Sea » sur Altice Studio

23h08 Lady Bird

Rediffusion Film : comédie dramatique 1h36 -12

Christine McPherson, qui s'est elle-même surnommée "Lady Bird", a des rêves plein la tête et fait figure de rebelle au sein de son lycée catholique. Refusant la normalité, elle voudrait quitter Sacramento, ville pas assez culturelle à son goût, et intégrer une faculté prestigieuse mais ses notes, faibles, l'en empêchent. Sa mère, infirmière dévouée à la forte personnalité, qui se bat comme une diablesse depuis que son mari est au chômage, la fait redescendre sur terre. Entre les deux, ce ne sont que disputes. Entre temps, Christine rencontre le doux et sensible Danny O'Neill et surtout Kyle, musicien dans un groupe du lycée... - Critique : Elle a 17 ans, des mèches rougeâtres, un plâtre rose au bras droit. Son nom est Lady Bird. En tout cas, elle aimerait bien. Même si sa mère s’obstine à l’appeler bêtement Christine, sous prétexte que c’est son vrai prénom, pourtant d’une effroyable banalité. À vrai dire, c’est sa vie entière que, depuis peu, Lady Bird trouve d’une effroyable banalité. Sa maison, son quartier, son lycée catholique, tous ses camarades (ou presque), ses parents, son frangin, sa classe sociale : moyen, moyen, et encore moyen. Elle ne rêve que de tumulte et d’évasion, d’école d’art sur la côte Est, à des milliers de kilomètres de la Californie et de son Sacramento natal. Connue pour ses délicates performances d’actrice (notamment chez Noah Baumbach, de Greenberg à Frances Ha ), Greta Gerwig passe à la réalisation avec la même grâce, la même sensibilité fantasque. Chronique plus ou moins autobiographique d’une dernière année de lycée, en équilibre fragile entre les vestiges de l’enfance et les promesses de l’âge adulte, le film embrasse tout avec la même tendresse railleuse, la même lucidité enchantée. Et derrière ces aventures faussement banales, la cinéaste distille une secrète mélancolie, de celle qui accompagne la fin d’une période, la mutation inévitable d’une famille et d’une relation filiale. Ce récit d’apprentissage est si habité, si bien ancré dans son contexte, son milieu, son époque, qu’il dépasse le simple portrait féminin pour devenir un grand et beau film choral.

« Lady Bird » sur Altice Studio

Programme Altice Studio de la journée d'aujourd'hui

Mercredi 17 Août 2022

De 08h28 à 10h15 State of Mind

Rediffusion Film : drame 1h47 -10

Années 1950. Un psychologue mène une expérience avec trois malades mentaux qui se prennent tous pour le fils de Dieu.

Sur Altice Studio dès 08h28 : State of Mind

De 10h15 à 12h12 G.I. Joe : le réveil du cobra

Rediffusion Film d'action 1h57 -10

Au Kazakhstan, le capitaine Duke Hauser et son ami Ripcord, chargés de transporter une arme de haute technologie de la société Mars, sont attaqués par la baronne Anastasia DeCobray et ses acolytes de l'organisation terroriste Cobra, lourdement armés. Les deux hommes sont sauvés in extremis par une unité d'élite, les G.I. Joe, qu'ils intègrent après un entraînement intensif. Sous les ordres du général Hawk, Hauser et Ripcord sont affectés à un commando qui doit retrouver la dangereuse arme avant que les hommes de Cobra ne s'en servent pour mener une attaque terroriste. Hauser, Ripcord et leurs acolytes des G.I. Joe, Scarlett, Breaker et Storme Shadow, se retrouvent à Paris sur les traces de la baronne Anastasia et des hommes de Cobra...

Sur Altice Studio dès 10h15 : G.I. Joe : le réveil du cobra

De 12h12 à 12h57 The Sinner : Partie 5

Rediffusion Série policière 45mn -10

Saison : 4 - Épisode : 5 - Harry apprend qu'il avait pris une chambre au motel. Il ne parvient pas à répondre clairement aux questions de Heather concernant Vera. Julian est impliqué dans une bagarre en prison et se retrouve placé en isolement...

Sur Altice Studio dès 12h12 : The Sinner

De 12h57 à 13h42 The Sinner : Part VI

Rediffusion Série policière 45mn -10

Saison : 4 - Épisode : 6 - Une jeune mère commet un assassinat sans savoir pourquoi. Un détective va chercher à déterminer l'origine de ses accès de violence en fouillant dans son passé.

Sur Altice Studio dès 12h57 : The Sinner

De 13h42 à 15h36 Les femmes de ses rêves

Rediffusion Film : comédie 1h54 -10

Depuis des années, Eddie cherche la femme parfaite. Et justement, il est persuadé d'avoir trouvé celle-ci sous les traits de la belle et sensuelle Lila. Il met donc fin à son célibat prolongé et l'épouse quelques semaines seulement après leur rencontre. Ses amis et parents sont d'ailleurs conquis par la jeune femme. Mais leur lune de miel au Mexique vire au cauchemar. Lila ne cache plus sa vraie nature. Eddie comprend qu'il a choisi la pire des compagnes. Au bord de la crise de nerfs, il fait la connaissance de Miranda et s'enflamme une fois de plus, convaincu d'avoir découvert l'âme soeur. Mais comment séduire la belle alors que Lila est toujours là ?... - Critique : | Genre : blonde ou brune ? Les frères Farrelly n'ont peur de rien, et surtout pas du mauvais goût. Ils traquent avec obstination la face cachée des êtres, le grouillement organique que masque la beauté physique, la sincérité au coeur même de la vulgarité : la vraie nature de Lila, par exemple, belle blonde cumulant a priori toutes les qualités (parce qu'elle est belle et blonde ?), apparaît seulement après qu'Eddie (Ben Stiller) l'a épousée. Donc, le voyage de noces d'Eddie et Lila au Mexique tourne au cauchemar. Qu'est-ce qui transforme la femme idéale en freak ? Le regard de l'autre. Qui peut aussi transformer illico une belle inconnue en femme idéale : dépité, Eddie craque pour une jolie brune qui lui semble incroyablement plus familière que sa Miss Catastrophe. La séduire alors qu'il vient de se marier, ce qu'elle ignore ? Feydeau et Labiche débarquent à Hollywood... Sous la mécanique imparable de gags « hénaurmes » ou sophistiqués affleure une vision assez amère du couple. L'altérité, qui séduit de prime abord, effraie dès qu'on la voit en pleine lumière. Et si l'amour consistait à courir après sa propre ombre, celle qui vous ressemble et vous complète ? Aucun philosophe grec n'est crédité au scénario, pas de trace du Banquet au générique. Pourtant, sans le savoir, les Farrelly sont des platoniciens. — Aurélien Ferenczi

Sur Altice Studio dès 13h42 : Les femmes de ses rêves

De 15h36 à 17h18 Kick-Ass 2

Rediffusion Film d'action 1h42 -12

Adolescent gavé de comics, Dave Lizewski, alias Kick-Ass, n'est plus le seul super-héros amateur de la ville. Sa bravoure non réfléchie a inspiré une nouvelle vague de vengeurs masqués autodidactes, sans aucun superpouvoir, dont l'ex-truand reconverti le colonel Stars & Stripes. Ceux-ci lui prêtent main-forte pour patrouiller dans les rues de la ville et assurer la sécurité générale. Quand le fils du défunt parrain de la mafia locale se met en tête de venger la mort de son père en endossant le costume du super-vilain The Motherfucker, Kick-Ass et sa bande de justiciers amateurs demandent à la jeune héroïne Hit-Girl de les aider…

Sur Altice Studio dès 15h36 : Kick-Ass 2

De 17h18 à 18h54 Zeroville : Un anticonformiste à Hollywood

Rediffusion Film : comédie dramatique 1h36 -12

En août 1969, Jérome Vikar, portant un tatouage de Montgomery Clift et Elizabeth Taylor sur son crâne rasé, débarque à Hollywood Boulevard. Il espère y débuter une prodigieuse carrière cinématographique. Mais il déchante très vite : le cinéma qui l'a tant fait rêver n'est plus qu'un grand commerce. Hollywood est une ville rongée par la débauche, l'alcool et les drogues. La nouvelle génération qui s'installe progressivement dans la capitale du cinéma américain s'avère inculte et âpre au gain. Vikar ne s'y sent pas à sa place... - Critique : Depuis les accusations de harcèlement sexuel dont il a fait l’objet de la part de jeunes actrices ou d’anciennes élèves de son éphémère école de cinéma, James Franco n’a logiquement plus la cote. Film hommage à un authentique ­apprenti cinéaste dont les rêves holly­woodiens se brisaient sur l’autel de son incompétence, The Disaster Artist, son dernier succès, remonte à 2017… Tourné trois ans plus tôt, Zeroville n’est même pas sorti en salles en France. James Franco y interprète un motard idéaliste au crâne rasé et tatoué des visages de ses idoles, Montgomery Clift et Elizabeth Taylor, le couple d’Une place au soleil, de George Stevens. Il se rend à Los Angeles pour faire carrière à Hollywood. Nous sommes en août 1969, quelques heures après l’assassinat de l’actrice Sharon Tate. Soit la fin d’une époque. D’abord charpentier, l’ingénu se lie d’amitié avec une monteuse de cinéma qui lui apprend les subtilités de son art. Le débutant deviendra vite le nouveau prodige de cette discipline, dont James Franco, devant et derrière la caméra, explore avec facétie les limites. Difficile, en effet, de ­déceler la moindre logique dans cette mise en abyme truffée de citations et d’extraits de classiques ou de séries B. Aux côtés de Seth Rogen et Will Ferrell, en producteurs ingérables, déboulent ainsi, dans un joyeux bazar, des icônes des années 1970 : Spielberg, Coppola, Scorsese, Iggy Pop. Le héros reste, tout au long du film, travaillé par deux attirances : la perversion de l’actrice de Vampyros Lesbos, de Jesus Franco (aucun lien de parenté), et la pureté de Renée Falconetti, la Jeanne d’Arc de Dreyer. Un grand écart à la fois fascinant et effrayant, à l’image de cette satire, qui refuse de choisir entre le premier et le douzième degré, entre la prétention et la fumisterie.

Sur Altice Studio dès 17h18 : Zeroville : Un anticonformiste à Hollywood

De 18h54 à 20h50 Toi et moi... et Dupree

Rediffusion Film : comédie 1h56 -12

A Hawaii, sur une plage paradisiaque, Carl épouse Molly, la fille de son patron. Parmi les invités, il y a Dupree, son meilleur ami, qui est aussi son témoin. Le couple part en voyage de noces et à son retour, s'installe dans sa magnifique maison neuve. C'est alors que Dupree réapparaît. Pour assister au mariage, il a omis de demander un congé : résultat, il a été licencié et, dans la foulée, a perdu sa fiancée et son appartement. Seul au monde et à la rue, il n'a plus que Carl qui, bien entendu, ne peut pas faire autrement que de l'inviter pour quelques jours. Dès le lendemain, il commence à comprendre qu'il va regretter son geste...

Sur Altice Studio dès 18h54 : Toi et moi... et Dupree

De 20h50 à 23h08 Manchester by the Sea

Film : drame 2h18 -12

Séparé de son épouse Randi, Lee travaille comme concierge dans une ville aussi éloignée que possible de l'endroit où il a grandi. Sa vie est bouleversée quand Joe, son frère aîné, décède brutalement d'un infarctus. Dans son testament, Joe désigne Lee, dévasté par le chagrin, comme le tuteur légal de son neveu, Patrick, âgé de 16 ans. Père de trois enfants, Lee n'est pas du tout préparé à cette nouvelle responsabilité. D'autant plus qu'elle implique un déménagement et un retour dans une ville qui ne lui a laissé que des souvenirs douloureux. Patrick, qui se partage entre deux petites amies et son groupe de rock, a dû mal à accepter son nouveau tuteur... - Critique : Pour les Américains de la côte Est, Manchester by the Sea est un port de pêche et une station balnéaire. Pour le héros trentenaire, Lee, c’est un champ de ruines. Homme à tout faire dans une entreprise de plomberie en banlieue de Boston, il a fui le monde de sa jeunesse. À la mort de son grand frère, il doit pourtant reprendre en urgence la route de son village natal, où il est désigné tuteur de son neveu adolescent. Un voyage dans le passé commence, sur les lieux de l’effroyable tragédie qui a détruit la vie de Lee et l’a lesté à jamais d’un sentiment de culpabilité. Casey Affleck, acteur fascinant, donne au film une grande dignité : alors que tout, rencontres et réminiscences, devrait provoquer des torrents de larmes ou des cris de douleur chez le personnage, le comédien résiste, lointain, impassible. C’est une éthique de jeu, mais qui dessine aussi un héros endurci jusqu’à l’os, minéralisé par le chagrin, sans plaisirs ni désirs. La galerie des endeuillés recèle une autre figure passionnante, l’ado désormais sans père, dont Lee est supposé devenir le tuteur. Il se montre cynique, revêche, occupé à une sexualité compulsive, avant une volte-face imprévisible, bascule du récit… Manchester by the Sea dépasse la chronique émouvante d’un retour au pays. Au-delà de son ancrage réaliste — communauté de marins prolétaires, lumière hivernale —, le drame se fait lyrique, devient peu à peu un conte, presque une chanson folk.

Sur Altice Studio dès 20h50 : Manchester by the Sea

De 23h08 à 00h44 Lady Bird

Rediffusion Film : comédie dramatique 1h36 -12

Christine McPherson, qui s'est elle-même surnommée "Lady Bird", a des rêves plein la tête et fait figure de rebelle au sein de son lycée catholique. Refusant la normalité, elle voudrait quitter Sacramento, ville pas assez culturelle à son goût, et intégrer une faculté prestigieuse mais ses notes, faibles, l'en empêchent. Sa mère, infirmière dévouée à la forte personnalité, qui se bat comme une diablesse depuis que son mari est au chômage, la fait redescendre sur terre. Entre les deux, ce ne sont que disputes. Entre temps, Christine rencontre le doux et sensible Danny O'Neill et surtout Kyle, musicien dans un groupe du lycée... - Critique : Elle a 17 ans, des mèches rougeâtres, un plâtre rose au bras droit. Son nom est Lady Bird. En tout cas, elle aimerait bien. Même si sa mère s’obstine à l’appeler bêtement Christine, sous prétexte que c’est son vrai prénom, pourtant d’une effroyable banalité. À vrai dire, c’est sa vie entière que, depuis peu, Lady Bird trouve d’une effroyable banalité. Sa maison, son quartier, son lycée catholique, tous ses camarades (ou presque), ses parents, son frangin, sa classe sociale : moyen, moyen, et encore moyen. Elle ne rêve que de tumulte et d’évasion, d’école d’art sur la côte Est, à des milliers de kilomètres de la Californie et de son Sacramento natal. Connue pour ses délicates performances d’actrice (notamment chez Noah Baumbach, de Greenberg à Frances Ha ), Greta Gerwig passe à la réalisation avec la même grâce, la même sensibilité fantasque. Chronique plus ou moins autobiographique d’une dernière année de lycée, en équilibre fragile entre les vestiges de l’enfance et les promesses de l’âge adulte, le film embrasse tout avec la même tendresse railleuse, la même lucidité enchantée. Et derrière ces aventures faussement banales, la cinéaste distille une secrète mélancolie, de celle qui accompagne la fin d’une période, la mutation inévitable d’une famille et d’une relation filiale. Ce récit d’apprentissage est si habité, si bien ancré dans son contexte, son milieu, son époque, qu’il dépasse le simple portrait féminin pour devenir un grand et beau film choral.

Sur Altice Studio dès 23h08 : Lady Bird